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Élevage des animaux

— 3o4 — NATURE DU SOL ET CLIMAT

NATURE DU SOL (i).

I. Si Ton jette un regard sur la carte géologique du Congo (voir carte, p. i8), on voit que toute la ceinture de la cuve congolaise, de même que quelques massifs intérieurs, est formée par un ensemble de massifs paléozoïques ou granitiques. La désagrégation de ces terrains, par Tinfluence atmosphérique, ne donne que du sable et de l'argile. Là où rhumus est insuffisant, comme à l'extrême frontière sud du bassin du Congo, par exemple, ils sont improductifs faute de calcaire.

Dans cette cuve, avons-nous vu, sont venus se déposer des sédiments, bancs de grès rouge (brun), de grès blanc (bleu) et de calcaires, terrains poreux,

(i) Composition dt la Urrt arabU, La terre arable est formée de deux éléments :

X. V humus formé des débris végétaux et animaux qui, tombés sur le sol, s'y sont décomposés;

2. Les matières minérales produites par la désagrégation des roches sous-jacentes. Trois corps dominent dans la composition de ces matières minérales :

a) L'argile qui contient l'albumine;

b) Le sable qui contient la silice;

c) Le calcaire.

Le mélange intime et très proportionné de ces trois éléments dans une terre humifère forme un sol de bonne qualité, convenant à toutes les cultures. La prédominance da l'un d'eux sur les autres donne, selon le cas, des terres argileuses, sablonneuses ou calcareuses, chacune d'elles se prêtant à certaines cultures spéciales.

Enfin l'excès d'un de ces éléments peut rendre la terre impropre à toute culture.

tantôt stériles lorsque l'argile est absente, comme au plateau de la Manika, tantôt couverts de vastes plaines herbues, comme sur les monts Kundelungu.

C'est dans ces sédiments surtout, ainsi qu'en quelques endroits de la ceinture paléozoïque, que se creusèrent les vallées supérieures du Congo et de ses af&uents qui, arrachant aux terres granitiques leur sable et leur argile, aux calcaires leur chaux, formèrent dans la grande mer intérieure et dans les lacs secondaires des dépôts d'alluvions (jaunes) fertiles.

C'est ainsi que se créèrent les grandes plaines de la Lufira constituées par un sol argilo-calcareux, la longue et large vallée du haut Lualaba couverte d'un épais humus noir, les vallées des affluents du Tanganika, les plaines de la Rutshuru et de la Semliki sur le haut Nil, les vallées de l'Inkisi et du Kwilu dans les Monts de Cristal.

Quant aux alluvions de la grande mer, elles se composent d'un immense dépôt argilo-sableux fortement imprégné de minerai de fer et reposant sur un lit de gravier et de cailloux roulés, dépôt ne s'étendant pas seulement sur la région centrale, mais encore sur toute la région congolaise des Monts de Cristal, sur le plateau du Bangu et au nord du fleuve, par exemple.

Selon les couches que le dépôt laisse affleurer, la nature du sol superficiel est sablonneuse ou argileuse.

On retrouve des alluvions récentes dans la

région côtière, le long des rives de l'estuaire du fleuve et dans la vallée du Shiloango.

En résumé, toute l'immense région centrale est argilo-sableuse. Couverte d'épaisses couches d'humus, surtout près des rivières, elle se travaille et s'irrigue facilement. Les riches pays de l'Ubangfi et de rUele sont aussi argilo-sableux ; de même, semble-t-il, ceux qui se relèvent du Lualaba vers la grande crevasse. Les fertiles terrains du Tanganika sont argilo-calcareux. Les abords du moyen Lomami sont argileux, devenant sablonneux plus au sud. Enfin, le Katanga est généralement fertile, sauf sur les hauts plateaux des Mitumba ou de l'extrême sud, où la nature du sol et le régime des pluies î arrêtent la végétation. De toute l'Afrique centrale,^Ja région équatoriale couverte de forêts est la plusjertile et la plus riche.

CLIMAT

Le Congo, situé entièrement dans la zone torride,5présente des températures réparties assez uniformément sur la plus grande étendue de son territoire. La seule cause qui puisse amener, dès lors, un si grand contraste dans la répartition de sa flore, et créer à côté d'une immense et puissante forêt une vaste savane parsemée à peine de quelques arbres, ne peut donc résider que dans le régime des pluies.

Celui-ci, nous l'avons vu, est, en effet, absolument distinct dans la zone tropicale et dans la zone

équatoriale (de 5^ latitude nord à 5® latitude sud).

Alors que, dans la première, l'absence de Tanneau nuageux laisse pendant de longs mois le pays sans une goutte d'eau, la seconde, au contraire, est arrosée par des averses réparties sur toute l'année.

Cette longue saison sèche qui se fait sentir dans la savane y rend difficile la croissance des espèces ligneuses (café, cacao, par exemple).

Par contre certains autres végétaux qui exigent une période de repos (hiver ou saison sèche) s'accommodent fort bien du climat de la savane.

Dans la zone équatoriale, les pluies ininterrompues ne laissent aux espèces aucun répit et, tombant sur un sol fertile déjà abondamment irrigué, provoquent une grande exubérance de la végétation. Le climat de la forêt est celui des grandes cultures de rapport, du café, du cacao, de la canne à sucre, etc.

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