‹ Le Congo, la plus belle colonie du monde; ce que nous devons faireChapitre 11 sur 13 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Quant à nous, avant de déposer la plume, nous devons remercier M. Alexandre Delcommune, il'abord d'avoir bien voulu accepter notre modeste collaboration, pour résumer son important ouvrage et pour ra|)pui bienveillant et éclairé qu'il a bien voulu nous accorder au cours de notre travail, mais encore et surtout pour l'émotion intense et le bien que nous ont produit la lecture et la méditation de son livre. Comme beaucoup d'anciens Congolais, restés attachés de tout cœur à notre si belle colonie, nous avions rimj)ression intime et attristée qu'on était en train de gàclier l'œuvre à laquelle nous avions collaboré, mais si le mal nous apparaissait, tout au moins dans ses grandes ligues, le remède ne s'estompait que vaguement dans- notre esprit et, bien souvent, il nous est arrivé de désespérer de l'avenir.

Le livre que nous venons de résumer nous a non seulement réconforté, mais il a remis tout au point. S'il a précisé le mal, tout le mal, en revanche, il a indiqué en détail le remède facile à appliquer, nous a fuit entrevoir les splendides résultats qu'on peut en attendre et nous a remis non seulement de l'espéi'ance, mais même de la certitude au cœur. De noir qu'il nous apparaissait, l'horizon s'est éclairci, les nuages se sont dissipés et nous avons maintenant l'intime conviction, tout aussi ardente que celle de l'auteur, que si on se met résolument à l'ouvrage, dix ans ne s'écouleront pas avant que l'on constate des résultats encourageants et précurseurs de ceux qui se produiront certainement, avec le temps, l'argent et la persévérance.

Notre résumé n'a été fait que itour tâcher de faire pénétrer plus avant dans les masses belges, en les vulgarisant, les idées nouvelles-

et rassuranles qu'expose l'aïUeur et pour engager aussi les classes intellectuelles de notre pays à les étudiera fond, dans j'ouvriige luimême et à exiger, ensuite, leur mise en pratique par noire Gouvernement colonial.

Puissions-nous avoir réussi.

Octobre 1919.

Nous croyons intéresser nos lecteuis en reproduisant, en annexe, l'excellente note faite par M. A. Delcommune, en réponse au discours prononcé par M. J. Kenkin devant les Chambi'es le If"" octobre 19 1 9.

M. le Ministre des colonies a voulu justifier sa gestion devant le pays et relever les critiques dont sa politique économique coloniale est l'objet dans l'ouvraj^e de M. A Dekommune.

Comme on le verra, ce dernier répond de main de maître et réfute avec précision et netteté tous les arguments présentés par M. Renkin pour la défense de sa thèse, qui est mauvaise.

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