‹ Le congrès de Vienne dans ses rapports: avec la circonscription actuelle deChapitre 11 sur 34 · DÉCLARATION DE LA SAIBTTE-ALLIANCE · texte numérisé non relu

DÉCLARATION DE LA SAIBTTE-ALLIANCE

L'irruption subite de Tenipereur Napoléon dans les cent-jours, la nécessité de prendre des mesures militaires contre lui, avaient suspendu l'entière exécution du congrès de Vienne et ne lui avaient plus donné qu'un intérêt secondaire. Une fois les arrangements arrêtés avec la France par les traités du âO novembre 181 ëi, chaque cabinet dut prendre le$ mesures particulières qui le concernaient spécialement dans la réorganisation de l'Europe. La France, après la seconde invasion, était si affaissée sous le poids de ses malheurs Qu'elle ne pouvait élever la voix pour se plaindre ; l étranger la dominait avec hauteur, et une circonstance qui n'est pas assez connue, c'est que le même jour que tant de sacrifices nous étaient imposés, l'Angleterre, la Russie, la Prusse et l'Autriche s'engageaient entre elles par une convention à soutenir, appuyer de toutes leurs forces le maintien et l'exécution des traités du mois de novembre. £n voici les termes :

tt LB CONGRiS DE VRNNfi.

(( Le butde ralliance conclueà Tienne le 2^ mars 1815 ayant été heureusement atteint par le rétablissement en France de l'ordre des choses que le dernier attentat de Napoléon Bonaparte avait momentanément subverti, Leurs Majestés Tempereur d'Autriche, le roi du Royaume-Uni de la Grande- Bretagne et d'Irlande, le roi de Prusse et Tempereurde toutes les Russies, considérant que le repos de TËurope est essentiellement lié à raffermissement de cet ordre de choses, fondé sur le maintien de l'autorité royale et de la charte constitutionnelle, et voulant employer tous leurs moyens pour que la tranquillité générale, objet des vœux de l'humanité et but constant de leurs efforts, ne soit pas troublée de nouveau, désirant en outre de resserrer les liens qui les unissent pour l'intérêt commun de leurs peuples, ont résolu de donner aux principes consacrés par les traités de Chaumont du 1«* mars 1814, et de Vienne du â5 mars 1815, Tapplication la plus analogue à l'état actuel des affaires et de fixer d'avance , par un traité solennel, les principes quMles se proposent de suivre pour garantir l'Europe des dangers qui pourront encore la menacer. A celte fin, les hautes parties contractantes ont nommé pour discuter, arrêter et signer les conditions de ce traité, etc., etc. :

«t Article premier. Les hautes parties contractantes se promettent réciproquement de maintenir dans sa force et vigueur le traité signé aujourd'hui

avec Sa Majesté Très*Ghrétienne, et de veiller à ce que les stipulations de ce traité , ainsi que celles des conventions particulières qui s'y rapportent, soient strictement et fidèlement exécutées dans toute leur étendue.

i( Art. II. S'étant engagées dans la guerre qui vient de finir pour maintenir inviolables les arrangements arrêtés à Paris Tannée derrière pour la sûreté et l'intérêt de l'Europe, les hautes parties contractantes ont jugé convenable de renouveler, par le présent acte , et de confirno^r comme mutuellement obligatoires, lesdits arrangements, sauf les modifications que le traité signé aujourd'hui avec les plénipotentiaires de Sa Majesté Très-Qirétienne y a apportées , et particulièrement ceux par lesquels Napoléon Bonaparte et sa famille , ensuite du traité du 11 avril 1814, ont été exclus à perpétuité du pouvoir suprême en France , laquelle exclusion les puissances contractantes s'engagent, par le présent acte, à maintenir en pleine vigueur, et, s'il était nécessaire, avec toutes leurs forces. £t comme les mêmes principes révolutionnaires qui ont soutenu la dernière usurpation criminelle pourraient encore , sous d'autres formes, déchirer la France et menacer ainsi le repos des autres États, les hautes pitiés contractantes, re^ connaissant solennellement le devoir de redoubler leurs soins pour veiller, dans des circonstances pareilles, à la tranquillité et aux intérêts de leurs peuples, s'engagent, dans le caà qu'un si malheu-

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