‹ Le Congrès des comptables français: Questions actuelles de comptabilité et dChapitre 13 sur 88 · SI · texte numérisé non relu

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LE COSGllLS Des COMTrABLBS.

« Tendant des matières d^or ou d*argent, c'est-à-dire des marcbaci^ dises toujours identiques à elles-mêmes ou, tout au moins, su^ «r ceptibles d*étre déterminées avec précision, tant par Tacheteutf que par le vendeur. Ainsi, aux autres connaissances que t< : «marchand doit posséder, on devra ajouter, dans ce prem:- « eomptoir, celles qui constituent le métier de changeur, leque ■ n*exige aucun matériel spécial, et qui devient one préparât! l « todte naturelle à ce qu^on apprendra Tannée suivante.

« La profession d'escompteur, la manière d^opérer des baoqu^ ** d'escompte et de recouvrement, les procédés de compensât]* . i' des Clearinff'houses, font également partie de renseignemen *i spécial de cette première année.

ce Le devmlème ••■iptoir serait celui du commerçant •{ » opère avec Fétranger sur des marchandises qui n*ont pas, à pr>- » prement parler, de marché, et dont la variété ne comporte pa^ t' i}on plus de description générale. Hais le commerçant a besoin d^ H connaître à fond la théorie et la pratique des changes; sa compta tabilité s*accroit de quelques notions nouvelles sur les compte' «* en commission et en participation.

« Le type du commerçant, c'est le banquier international qn! « fait le commerce des changes et des matières d'or et d'argent. ■= Encore moins que pour le changeur, il n'est besoin de matériel ^i spécial pour apprendre cette profession qui comporte une science t' délicate et des exercices nombreux, auxquels ce n'est pas trop de a consacrer une année tout entière, indépendamment d'autres con- ^f naissances générales, au nombre desquelles il faut compter une it étude approfondie d'un assez petit nombre de marchandises, y ^ compris quelques valeurs mobilières qui font l'objet du grand <i commerce, auquel sera réservée la troisième année.

« Le trolalèiiie eomptoir serait destiné à former les négo- *t cianis qui opèrent sur des marchandises ou des valeurs ayant un 't cours et un marché, et où l'art d'acheter et de vendre comporte u des procédés nouveaux sans lesquels ce genre de commerce ne <f pourrait s'exercer utilement. L'étude et la connaissance de ces « procédés ne peuvent être satisfaisantes qu'autant qu'on emprunte *f à la géométrie supérieure des moyens de démonstration que sont i^ impuissantes à fournir l'arithmétique et l'algèbre elle-même.

« 11 n'y a encore que les valeurs mobilières et particulièrement <i les grands fonds d'État sur lesquels on pourra démontrer le mé- « canisme très remarquable d'un commerce qui date à peine d'un ^1 demi-siècle, et qui est destiné à s'étendre à toutes les marchan-

« dises susceptibles de constituer des types bien définis. Or, on ne* « se rend pas aisément familières les combinaisons qu'implique la « multiplicité des opérations élémentaires dont nous avons donnent plus haut la nomenclature, sans une méthode spéciale appuyée- <c de nombreux exercices.

* « Le type du grand négociant ne se rencontre guère que dans le- <( financier qui opère en Bourse sur les valeurs mobilières ; moins* « encore que pour les deux types précédents, la connaissance intai- « tive de la marchandise n'est nécessaire pour les transactions doni « elle est l'objet. »

Mais en revanche il a besoin de connaître parfaitement certainsprocédés nouveaux de négociation qui, malheureusement, ne trouvent encore leur application que sur les valeurs mobilières et qui sont destinés à maintenir dans certaines limites les fluctuationstrop marquées qu'on voit si souvent se produire sur les marchandises de première nécessité.

Il faut en même temps adapter la comptabilité à ces procédésnouveaux et compléter les notions antérieurement acquises par desapplications au grand commerce des marchandises et valeurs, ce qui constitue l'art d'ouvrir les livres des diiférentes sociétés en participation, en commandite, par actions ou parts d'intérêts, susceptibles aussi d'émettre des obligations ou des emprunts amortissables. Et cela, nous le rappelons, non plus théoiîquement sur des exem-^ plaires de fantaisie, mais par V examen et la comparaison de livres et documents authentiques.

En définitive, nous l'avons dit en commençant, l'enseignement commercial en est à la période de début, et il ne faut pas s'étonner outre mesure qu'il n'ait pas encore atteint la perfection désirable- Nos critiques ne sont donc pas malveillantes ni de parti pris, elles^ n'ont d'autre but que de stimuler les hommes spéciaux qui se préoccupent de l'avenir de cet enseignement, que de leur en signaler les points faibles, que de leur indiquer la voie des améliorationset des réformes devenues urgentes. En même temps donc qu'au bon vouloir des commerçants notables qui les patronnent qu'ils fassent appel aux lumières des praticiens compétents ; qu'ils forment, et le plus tôt sera le mieux, des professeurs rompus d'abord à la théorie puis exercés à la pratique, soit dans les grandes maisons de commerce et d'industrie, soit seulement au moyen de l'étude comparée de la comptabilité ; enfin qu'ils ne dédaignent pas non plus le contingent de lumières que les congrès de comptables pourront leur apporter. Le progrès de l'enseignement commercial et économique

LE coacaÉs des comitables.

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ml à ce prix. Si l'on écoute notre voix, on verra s'accroître progressivement le nombre des élèves dans nos écoles de commerce et. ce qui importe beaucoup, le nombre des écoles elles-mêmes.

En terminant, nous sommes heureux de pouvoir citer au moiui une de ces écoles, celle de Marseille, où Ton se montre résolu, nou? on avons eu de récentes preuves, de tenir compte des critiques sérieuses, de poursuivre toutes les améliorations nécessaires et d'aller jui-devant de tout progrès réel. 11 serait à désirer que cet exemple ée généralisât. L'introduction si désirable de la tenue des livrer dans le programme des écoles primaires, — que nous poursuivon; surtout ici, et que nous espérons obtenir, — créerait en effet un^ situation difficile aux écoles supérieures et secondaires de commerce si elles croyaient devoir rester dans le statu quo. Au con traire, en remaniant leurs programmes et leurs méthodes dans k t^ens que nous indiquons, elles pourraient prendre la tète d*un mouvement d'autant plus important pour elles que les écoles primairo^ deviendraient pour ainsi dire leurs écoles préparatoires, leurs pt piiïières d'élèves. Surge et ambula!

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