‹ Le Congrès des comptables français: Questions actuelles de comptabilité et dChapitre 37 sur 88 · LA COMPTABILITÉ DE L' AVENIR · texte numérisé non relu

LA COMPTABILITÉ DE L' AVENIR

Suivent quatre cents pages, panachées de hors-d'œuvre philosophiques des plus inattendus et contenant les critiques qui constituent l'actif sérieux de notre auteur.

Mais en vérité, nous le répétons, M. Beauchery s'exagère de

beaucoup la portée du triomphe facile qu41 remporte sur des théoriciens sans autorité qui, d'ailleurs, n'ont traité qu'un petit côté de la question. Car enfin, la tenue des livres du petit et du moyen commerce d'échange ne présente aucune difficulté sérieuse pour des praticiens quelque peu exercés. Elle se résume en un petit nombre de principes élémentaires qu'il suffit d'observer avec soin, d'appliquer avec discernement, selon les cas, et dont la possession parfaite ne constitue en somme qu'une science toute modeste.

Où cette science prend de l'envergure, c'est dans son application aux grandes industries extractives et de fabrication, qui présentent des problèmes bien autrement complexes à résoudre, et sur la solution desquels nous avons le regret de constater que notre réformateur reste muet.

Que M. Beauchery, comptable de commerce, ignore la comptabilité industrielle, rien d'étonnant à cela; il faut avoir dirigé la comptabilité d'un constructeur de machines, d'un fabricant de produits chimiques, d'une forge, d'une raffinerie de sucre surtout, pour se faire idée des difficultés pratiques de toute sorte qu'il faut vaincre avant d'arriver à suivre la fabrication courante, à en donner les prix de revient exacts, à en présenter fidèlement les phases multiples.

A cet égard, nous ne saurions trop recommander de lire et de méditer l'ouvrage de M. A. Guilbaut, et nous croyons non seulement que cette lecture aurait ouvert des horizons nouveaux à M. Beauchery, mais encore qu'elle l'eût fait hésiter à proposer comme type unique de comptabilité, applicable indistinctement à toutes les entreprises commerciales et industrielles, la tenue des livres d'un petit revendeur de tissus. Quand on entreprend une œuvre à prétentions ultra-scientifiques, une œuvre de démolition, disons le mot de RÉVOLUTION, il ne faut pas tourner les problèmes qui embarrassent, il faut les attaquer de front et les résoudre. C'est ce qu'a fait M. Guilbaut, avec cette modestie qui caractérise les vrais savants. Mais nous reviendrons sur ce point; pour l'instant, jetons un coup d'œil d'ensemble sur l'œuvre qui nous occupe.

La manie dominante de M. Beauchery est de croire qu'il est en comptabilité ce que furent Proudhon en économie politique et Kaspail en médecine. Gomme eux, et bien plus qu'eux, il a la prétention de tout embrasser, de tout savoir, de tout expHquer, de tout résoudre, mais par la comptabilité. Écoutons-le plutôt :

« Tout y passera, tout : administration, finances, économie « politique, banque, législation, droit, justice, religion, famille,

« impôt, liberté, égalité, fraternité! Tout ce qui est au monde « enfin aura trouvé son critérium^ ses moyens d'être, par la

« COMPTABILITÉ DE l' AVENIR. » — Amen !

Quiconque a lu nos précédents articles ue saurait nous accuser de vouloir rabaisser la science comptable, dont la popularisation donnerait, selon nous, les résultats moraux et matériels les plus précieux; mais peut-on sérieusement s'associer aux exagérations qu'on vient de lire?

De même, si peu de littérature que Ton ait, peut-on prendre au sérieux un ouvrage où des phrases de cet acabit se rencontrent à chaque page :

« Les comptes particuliers sont des mites. » Page 28, II* vol. Des mites ! comment, rien que cela ? *

Et celle-ci : « L'homme entrevoit que la société est un tout « dont, infime parcelle, il ne fait que former une invisible divi* « sion. »

L'homme, une invisible division! Que dire aussi de l'aphorisme suivant, pour n'en citer qu'un seul ?

(c La réciprocité, se traduisant par Végalité, donne le dernier (( mot de la science, ainsi que la balance représentant la plus haute (c expression de la justice, et que les comptes se soldant les uns « par les autres procurent la fraternité. »

Il paraîtque c'est clair pour l'auteur. Nous en passons, et de plus énigmatiques.

Citons cependant encore cette définition du livre de magasin, page 83, IP vol.

« Le livre de magasin est au négociant ce que le compte de mar- « chandises est au négoce, renseignements généraux au commerce, (( renseignements particuliers au commerçant:

« Fonction Fonctionnaire

« Objectif Subjectif

« Composition Décomposition et recomposition

(( Totalité Divisibilité

« Société Individualité

« Ensemble Partie

« Avertissement Redressement.

QUESTIONS ACTUELLES DE COMPTABIUTÉ. 12l

« Sériation par progression arithmétique, ou ordination numé-

« rique.

« Voilà, continue Fauteur, notre axiome, d'après notre mé- (( ihode, notre critérium, ce que nous prétendons que doit signifier « et donner le livre de magasin ; hors de la, tout est faux ! Tant « que cela ne sera pas procuré à V exigence des hommes, il faudra « chercher. Cherchons !»

Mais, après avoir cherché durant dix pages, Taufeur, calmé, dit, avec un lyrisme sensiblement atténué ;

« Concluons donc à un livre de magasin renseignant sur chaque « espèce de produit et bornant là sa prétention; lui faire rendre « autre chose est forcer sa destinatioh et n'est qn' œuvre de fan- « taisiej simplement théorique . » — A la bonne heure !

Suivent les conditions que doivent réunir les livres de magasin de Tavenir, modèles absolument conformes, du reste, à ceux du présent et du passé, lesquels présentant, paraît-il, — sans que leurs inventeurs s'en soient le moins du monde doutés, -- les séblations PARâLLÈLES ET DIVISIONS HORIZONTALES ÉGALES, indispensables, selon M. Beauchery, — que Ton étonnerait beaucoup en lui disant quill parle une langue inintelligible, et qui, satisfait de lui-même, jetant v.n coup d'œil radieux sur tout ce qu'il vient de dire, — s'écrie:

« Haiiitenant que nous sommes parvenus à la fin « de la première distanee, reposons-nous un instant

» (allons, tant mieux!) et, dans ee far niente de la siestç, » évoquons devant nous la quintessence des fonda- « lions Jetées... » (0 mon Dieu, la quintessence des fondations jetées qui est évoquée !) Mais poursuivons : « La qnintes- <( senee des fondations Jetées, disséminées eà et là pour ( servir à l'édilleation de la

, « COMPTABILITÉ DE l'aVENIB» »

« Là surg;it9 eu notre belle Franee, Une idée ^ et ses '< paslllanimes bourgeois la télégraphient outre- « Manelie (oh! ces bourgeois), pour que rentreprenant, « le hardi Jobn Bull, la fasse passer an tamis de ses (( essais. (Gredin de John Bull, va!) Fuis, lorsque, retrétue « du stigmate britannique (stigmate est bien dur), elle « vent bien eondeseendre à repasser le détroit, les

u Vrmm^m^ de race indomptable, s'Iiaiiillieiit à ses pieds « (pas trop indomptables, alors)^ l'entourent de louanges « servlles (oh !) la couvrent de earesses lascives (lecteur, « ferme un œil !), ne s'apereevant pas que la vierge (quelle « vierge?), que la vierge ^ laquelle Ils accordent leurs V adulations, n'est qu^une vile prostituée (alors, c'est (( une Vierge nouveau modèle), une catin (hum! c'est raide), (( une catin que le IVorniand a déjà fait vingt fois ser- « vir à ses liesolns, à ses caprices. » (Fichtre! il va bien le Normand. Lecteur, pour le coup, ferme les deux yeux!)

Et voilà tout ce*que notre auteur, parvenu à la fin de la. première distance et jetant un coup d'œil radieux sur la quintessence êtes fondations jetées, entrevoit durant révocation qu*il adresse à ces fondations. On avouerarquele tableau est plus libidineux que scientifique. Simple question: M. Beauchc.ry aurait-il aussi entrepris une révolution littéraire?

Pour nous, qui nous occupons surtout de rechercher s'il existe actuellement une méthode de tenue des livres réellement bien faite et propre à renseignement dfe la comptabilité dans les écoles, nous ne pouvons reconnaître à Tœuvre de M. Beauchery ni le langage scientifique ni la tournure scolastique. Mais laissons la forrile de eôté et ne n^us occupons que du fond même des doctrines de Fauteur.

— Qu'entend-on par tenue des livres? dit M. Beauchery, dans un de ces moments de lucidité où if voit juste et bien.

« C'est consigner ou enregistrer sur des livres, dans un ordre « quelconque, les faits et gestes du travail, de l'industrie, du com- « merce. »

Parfait. Cette définition, qui a le mérite d'être courte, est claire ; elle exprime d'une manière satisfaisante la portée générale de l'art d'enregistrer les opérations. Mais comment s'expliquer que l'auteur ne se soit pas aperçu que cette définition porte précisément en elle la condamnation des déclarations ultra-philosophiques auxquels il se livre continuellement? Homme de chiffres, poufquoi n'at-il pas compris qu'il devait se borner à parler chiffres et comptes?

En cernant son sujet de près, en concentrant toute son intelligence sur la seule comptabilité, peut-être M. Beauchery fût-il arrivé à faire un livre meilleur. Mais poursuivons :

Nous trouvons en tèle de l'ouvrage de M. Beauchery le programme suivant :

« Plus de parlie simple ! *

« Plus de parties doubles î « Plus de comptes généraux !

« Plua de journal 1 »

Voilà qui est radical et bien fait pour attirer Tatteniion de tout ûomptable. 11 n*est pas possible, en effet, de rester indifférent à l'annonce d'un tel programme, car il bouleverse les notions de chacun et promet véritablement une nouvelle science.

Toutefois, si de la couverture du livre nous passons à la première page, nous y trouvons ce correctif, qui mitigé singulièrement l'annonce de la porte :

« Plus de partie simple, mai4 des écritures simples, i< Plus de parties doubles, mais des écritures doubles, « Plus de comptes généraux, mai§ des livres généraux, « Plus de journal, mais des journaux, «

N'est-ce pas un comble ? On vous a dit : — Entrez ! entrez ! vous allez voir ce que vous n'avez jamais vu. Vous êtes entré, et à peine avez-vous fait deux pas que vous vous écriez : — Mais j'ai déjà vu tout cela î mais il n'y a rien là qui justifie le mot: révolution dans la comptabilité ! Des écritures simples en partie simple ; des écritures doubles en partie double, mais on ue fait que cela partout !

Plus de comptes généraux, mais des livres généraux. C'est une suppression de contrôles. Et puis est-ce pratique ?

Plus de jourhal, m'ais des journaux. M. Pigier nous a conseillé cela il y a belle lurette, et c'était pratiqué avant qu'il ne le conseillât. Ce n'est donc pas neuf. Enfin, voyons, poussons plus avant, no soyons pas non plus trop impatient.

Mais notre lecteur, après avoir lu le premier volume, dont le coût peu modique est de 3 fr, 50, n'a pas encore aperçu le moins du monde en quoi consiste la fameuse révolution. Il a bien trouvé, il est vrai, pages 14 à 28, une théorie nouvelle des comptes généraux, très prétentieusement faite et où la dialectique proudhonienne est fortement mise à contribution; mais à quoi bon une ^A^ori^ nouvelle de ces comptes, si remarquable fût-elle, puisque l'auteur est absolument déterminé à les bannir de la pratique ? Dans cette expectative, notre lecteur se procure le second volume, où saus doute il va trouver la susdite révolution.

Mais point. Cette suite à la révolution dans la comptabilité ne contient qu'une critique des méthodes Pigier, Monginot et Bochet.

Déterminé à faire un troisième volume, Fauteur tire visiblement à la ligne ; il se répète et délaye ce qu'il répète. Abordant des questions de plus en plus étrangères à la comptabilité, il termine ce deuxième volume par des chapitres dont voici les intitulés :

« Ce que je dirais à la France, si j'étais député. » Aie > si j*étais député. Est-ce une invite ?

Et encore :

« Nul ne doit parler économie sociale^ nul ne doit être député s'il n'est teneur de livres. >)

Bravo ! Voilà qui est fait pour se concilier une belle clientèle électorale, vienne le scrutin de liste.

Enfin, notre lecteur trouve encore, pour ses 3 fr. 50, une « théorie de Timpôt » , lequel ne doit être ni sur le capital, ni sur LE revenu, ce qui est une manière comme une autre 4e mettre d'accord les partisans des deusc systèmes.

Et c'est tout. De révolution comptable, pas même l'ombre. Toutefois, la dernière page de ce deuxième volume porte cette mention ; « Les personnes qui désirent posséder le troisième volume de « la Comptabilité de l'avenir sont priées d'en faire parvenir l'avi* « à Tauteur, etc. »

Courage donc, lecteur patient ; courage à la poche surtout, et paye-toi ce dernier volume dont le coût, peu démocratique, ^st, comme celui des précédents, de 3 fr. 50 ; ce qui te démontre que si l'auteur ne parvient pas enfin à unifier la comptabilité, il sera au moins parvenu à unifier le prix de ses ouvrages.

C'est cher d'unification, dis-tu. Soit. Mais songe que lu vas savoir enfin en quoi consiste la comptabilité de l'avenir ; songe qu'une bonne « révolution », une révolution qui se respecte, une révolution solide et bon teint ne peut être vendue au rabais, et qu'à 3*fr. 50 c'est encore pour rien.

Voici donc le troisième livre tant promis, la fameuse synthèse,, la « comptabilité » en un mot.

QUESTIONS A&XUEUJSS DB. COMPTABILITÉ. 13i

MÉTHODE Â. BEAUCHERY

{Suite.)

lisons vite, dévorons ces pages. Après s'être permis de si bien fustiger les autres, Fauteur ne peut nous présenter qu'un système absolument nouveau et supérieur. On ne dépouille pas les gens qu'on terrasse, on ne les imite pas, on fait autrement et mieux qu'eux; lisons.

Hélas I nous avons déjà vu que M. Beauchery, lorsqu'il dit : « Plus de partie simple, » n'entend pas supprimer la partie simple , puisqu'il ajoute : mais des écritures simples.

Nous l'avons vu également s'écrier: « Plus de parties doubles, » mais des écritures doubles. Nous savons encore que lorsqu'il dit : plus de comptes généraux, il s'empresse d'ajouter : mais des livres généraux, ce qui, en définitive, ne constitue qu'une modification de mécanisme très discutable : — remplacer les comptes généraux habituels par des registres généraux, qui ne sont rien autre chose que des comptes, mais plus longs, plus diffus, plus surchargés de détails, mais miû tenus, comme tous les comptes de premier jet, par conséquent plus difficiles à ajuster, à contrôler et surtout à consulter, en un mot, remplacer le Grand-Livre par des mains-courantes, par des brouillons de comptes, ne pouvant être considéré comme une de ced idées iumiueudes destinées à faire époque dansles annales de la science des coioptesi

Enfin, nous savons que lorsqu'il ilit : « Plus de Journal, » Taxileur joue encûrq sur les mots, puisqu'il s'empresse d*ajouter : mais des Journaux^ ouais beaucoup de Journaux, mais autant de Journaux entrée et sâf*tie, que de comptes généraux, puisque les registres remplacent les comptes ; plus un dernier et suprême Journal, un monumental Journal-Grand-Lîvre, à dix, vingt, cent, mille colonnes s'il le faut, destinées à recevoir le mouvement particulier d'entrée ou de sortie indiqqé par chaque Jourzial auxili^ir^ ai à présenter ainsi, sur une ligne hoi^Dtale, le diagramme journalier , des comptes du commerçant.

132 LE CONGRÈS DES C(»fPTABLES.

D'où nous conclaons que M. Beauchery n'aurait pas dû s'écrier :'

Plus de partie simple !

Plus de parties doubles 1

Plus de comptes généraux !

Plus de Journal !

puisqu'il revient aussitôt à tout ce qu'il condamne, ne proposant que des modifications insignifiantes de mécanisme, qu'une manière à peine.difTérente de faire fonctionner la machine comptable par excellence, cette vieille partie double qui, grâce aux praticiens, a résisté jusqu'ici à tous les soi-disant perfectionnements imaginés dans le silence du cabinet par les gens à théories.

Mais, puisque nous parlons de théories, pénétrons plus avant dans celle de notre savant théoricien. Peut-élre nous éclaireronsnous. « — Qu'est-ce que la tenue des livres en partie simple? « dit M. Beauchery. C'est : — la consignation dan^s ces comptes de « ce que les personnes doivent et de ce qui leur est dû. »

Ce qui revient à dire qu'en partie simple on n'ouvre des comptes qu'aux jo^r5onn^5 et non aux c^05^5, se contentant de consacrera ces dernières de simples registres d'entrée et de sortie de magasin, de caisse, de portefeuille, etc.

Le lecteur perspicace n'a-t-il pas déjà coiopris que la prétendue comptabilité de V avenir ne serait rien autre chose que cette çom'ptahilité du passé? Les registres ou brouillards d'entrée et de sortie de valeurs vont être décorés du nom de journaux; l'auteur leur adjoint un journal centralisateur chargé de les résumer par périodes et, « passez muscade, » le tour est joué, l'antique partie simple renaît comme Phénix de ses cendres; ce sera « la comptabilité de l'avenir ».

« Qu'est-ce que la tenue des livres en parties doubles? poursuit « M. Beauchery. C'est : i® la consignation dans des comptes « de ce que les personnes se doivent réciproquement.

« 2® La consignation dans des comptes de ce gue les personnes' «.doivent aux cAo^e*. . .

. « 3^ La consignation dans des comptes de ce que 'les choses se « doivent réciproquement.

4° La consignation dans des comptes de. ce que les choses doi- « vent aux personnes. » ,

Tout cela est assez obscurément expliqué, mais en somme l'esquisse est exacte. Pour comprendre, il faut savoir que M. Beauchery entend par choses les valeurs personnelles et commerciales

du commerçant. Choses est donc ici par opposition à personnes. Il est indispensable de bien préciser et bien distinguer les unes et les autres, toute la « révolution » de M. Beauchery consistant en ceci : Pas de comptes aux choses mais seulement aux personnes, c'est-àdire suppression au Grand-Livre des comptes Marchandises, Caisse, Effets, Mobilier, etc., les choses ne pouvant logiquement et philosophiquement être représentées que par des registres; absolument comme nos pères le faisaient en partie simple, sans se douter le moins du monde d*ailleurs qu'ils jetaient les assises d'une révolution comptable.

Mais poursuivons toujours : -^

« Qu'est-ce que la tenue des livres au moyen du Journal^ « Grand-Livre? C'est :

« 1^ La consignation dans les colonnes de ce que les personnes « doivent aux choses;

« 2*» La consignation dans des colonnes de ce que les choses « se doivent réciproquement ;

« 3" La consignation dans des colonnes de ce que les choses doi- « vent 2L11X personnes. »

Ici, remarquons-le, les comptes sont remplacés par des colonnes.

Ce n'est rien pour le vulgaire ; pour M. Beauchery, il y a là tout un monde de conséquences, toutes plus philosophiques les unes que les autres.

Remarquons encore que le Journal-Grand-Livre ne donne pas la consignation dans ses « colonnes » de ce que les personnes se doivent réciproquement.

C'est une cause d'infériorité sur la partie double, bien évidemment. Mais M. Bauchery ne voit pas ainsi les choses, cette infériorité est pour lui. supériorité, et il s'écrie : — Il y a donc à constater ici la progression!

Progression, soit; mais alors progression descendante.

Notre auteur continue imperturbablement :

« La partie ûxn^lQ ne se préoccupe (sic) que des personnes, le

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