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Court de comptabilité^ deuxième partie, page

a Ce que c'est que la MAISON DE COMMERCE, les COMPTES GÉNÉRAUX^ « les COMPTES PARTICULIERS, le CAPITAL. »

« Il est de la plus grande importance, pour rintelligence de ce- « qui va suivre, de faire les distinctions suivantes :

« 1° La Iffaison de comnicree se compose essentiellement. « des comptes généraux €-aisse, JUareliaiidlsieii, Torte- « l'enille, JËifets à. payer, qui la représentent.

« La Iflaison de comiiterce ne doit pas être confondue- « avec son chef ou propriétaire. Elle a une existence indépendante « de la sienne, à tel point que si ce dernier venait à mourir, la « Maison de eoinmeree subsisterait néanmoins.

« 2° Lai^ïalMui du eoniiiicree traité des opérations avec « des particuliers ; ce qui donne lieu à des Comptes partien- « liers.

« 3^ L'un de ces partiealiers est le chef ou propriétaire de la « Maison de commerce; son compte est désigné sous le nom de- (' eonipte capital.

« 4° Le chrf ou propriétaire fournit tout ce qui est néces- (( saire à l'établissement de la Maison de commerce, supporte tousce les Trais que nécessite sa gestion, reçoit les bénéfices si la Maison « fait de bonnes atfaires, subit les pertes si elle en fait de mau- « vaises.

« 5° Le compte Capital se subdivise quelquefois et se remplace, « dans les affaires, par d'autres comptes que noué appellerons, avec* (( le compte Capital, Comptes partienliers prineipaux, par <c opposition aux autres comptes ou Comptes partiealiers. « ordinaires. Exemple des premiers : eooipte ^^Lobliier ;. « exemple des seconds : eomipte ]>arand«

Examinons :

i° « La Maison de commerce se compose essentiellement des- « comptes généraux Caisse, Marchandises, Portefeuille, Effets à « payer, qui la représentent. »

Quel élève pourra comprendre cette logomachie : une Maison decommerce qui se compose essentiellement de comptes? S'il faut être clair et compréhensible c'est surtout dans l'exposé théorique desprincipes.

« La Maison de commerce ne doit pas être confondue avec son « chef ou propriétaire. Elle a une existence indépendante de la « sienne, à tel point que si ce dernier venait à mourir, la Maison « de commerce subsisterait néanmoins. »

Voilà une affirmation bien hasardée. Nombre de Maisons de commerce disparaissent avec leur chef indispensable. Ce paragraphe manque d'ailleurs de développements. L'élève est naturellement enclin à réunir dans son esprit la Maison de commerce et Je commerçant, et pour lui faire saisir Tindividu alité distincte de Tun et de l'autre il faut autre chose qu'une affirmation hasardée.

« 2"" La Maison de commerce traite des opérations avec des « particuliers ; ce qui donne lieu à des Comptes particuliers. »

Encore une explication obscure sinon fausse. La Maison de commerce ne traite rien, c'est son chef qui traite. Dire que les opérations donnent lieu à des comptes particuliers est employer un terme impropre. En effet la dénomination de Comptes particuliers n'a de valeur que par opposition à Comptes généraux. Il faudrait dire Comptes personnels, et aussitôt l'élève comprendrait qu'il s'agit de comptes ouverts à des personnes.

*< 3** L'un de ces particuliers est le chef ou propriétaire de la « Maison de commerce; son compte est désigné sous le nom de « compte capital. »

Explication également vicieuse et fausse. L'un de ces particuliers ne peut pas être le chef de fa maison, à moins qu'on n'entende qu'il s'ouvre un compte personnel, au même titre que ceux ouverts aux autres clients, vendeurs, acheteurs, déposants, etc. Mais on ne doit pas enseigner que le compte capital est un compte particulier. Le compte capital est un compte général^ le plus général de tous les comptes dits généraux, celui qui justifie le mieux cette dénomination, puisqu'il est le compte distributeur de ïa généralité de l'actif et du passif, le compte initial, enfin le compte fondamental, le compte sans lequel la. Maison de commerce n'est pas.

« 4<> Le chef on propriétaire fournit tout cequi est nécessaire à « l'établissemenfde la maison de commerce, supporte tous les frais « que nécessite sa gestion, reçoit les bénéfices si la maison fait de « bonnes affaires, subit les pertes si elle en fait de mauvaises. .»

Encore une explication obscure, incomplète, incompréhensible

pour rélève. D'abord, que vient faire ici le mot « propriétaire? » C'est un terme civil qui peut amener des confusions dans l'esprit de l'élève, souvent plus logique que celui du maître. On ne peut d'ailleurs dire que le chef ou propriétaire fournit tout ce qui est nécessaire à l'établissement de la maison de commerce. Les choses ne •se passent pas ainsi; il fournit ce dontil dispose, ou mêmeseulement -ce dont dont il entend disposer. Ce qu'il apporte en actif ^^wit au débit des comptes généraux commerciaux, ouverts à chaque nature de valeur, pendant que ses dettes, ou passifs figurent au crédit d'autres comptes généraux. Quant au compte capital, on le crédite de l'actif et on le débite du passif. On peut comparer ce dernier compte, comme dit M. Lamy, à un cadran dont les rouages sont tous les autres comptes. Le difficile estde faire marquer l'heure au cadran plus souvent qu'on a coutume de le faire. Si l'on dit à un élève, sans autre explication, « que le commerçant supporte tous les frais que nécessite sa gestion, etc., » il s'opérera une confusion dans son esprit. Puisque vous donnez une individualité à la maison de commerce, maintenez-la nettement. Les comptes capital «t profits et pertes représentent seuls le commerçant. Tous les autres comptes appartiennent à la maison de commerce et fonctionnent seuls dans lecourant des exercices. Un compte général de frais généraux est ouvert où viennent se grouper, dans des colonnes ou autrement, tous les frais occasionnés par le commerce ou l'industrie, et non pas seulement ceux de la gestion. Ce compte, s'il est intelligemment tenu, sert à obtenir les prix de revient exacts et à indiquer de combien les objets achetés ou fabriqués doivent être majorés à la vente pour qu'il y ait bénéfice réel, « Le chef ou proprié- « taire reçoit les bénéfices si la maison fait de bonnes affaires, il subit <c les pertes si elle en fait de mauvaises. » Parfait, mais il ne reçoit cela, il ne subit cela qu'après inventaire et tous comptes arrêtés en fin d'exercice. Dans l'intervalle il ne reçoit rien, du moins au point de vue comptable, sauf en cas d'incidents extra-commerciaux. C'est ce jeu de liquidations périodiques de la maison de commerce , au bénéfice ou au détriment du commerçant , selon les chances plus moins ou favorables, qu'il fallait expliquer de suite à l'élève, de façon à ne pas laisser d'incertitude dans sa pensée.

« 50 Le compte Capital se subdivise quelquefois et se REM- -« PLACE, dans les affaires, par d'autres comptes que nous appelle- •« rons, avec le compte Capital, Comptes particuliers principaux , « par opposition aux autres Comptes ou Comptes particuliers

« ordinaires. Exemple des premiers : Compte mobilier ; exemple « des seconds : Compte Durand, »

Le compte Capital est un compte général distributeur. Le compte Mobilier est un des comptes commerciaux qui reçoivent ce que le compte général distribue. Durant est un compte personnel. L'élève comprendra tout cela. Mais il ne comprendra pas la théorie que nous venons de reproduire, par la raison qu'elle est incompréhensible et que leurs auteurs seraient bien en peine d'en donner une démonstration valable, à la fois claire et logique. C'est dans ces questions de principes plus encore que dans le choix des méthodes qu'il faut se montrer circonspect.

Le compte Mobilier est un compte de la Maison de commerce, comme Caisse, Marchandises, Portefeuille, et non une subdivision de Capital, qui ne comporte pas d'autres subdivisions que Profits et Pertes et ses dérivés. En conséquence, dire que le compte Capital se subdivise quelquefois et se remplace, dans les affaires, par des comptes particuliers principaux, tels que Mobilier, c'est enseigner une mauvaise théorie.

Il peut être utile de subdiviser un compte général, spécial ou collectif, — et cela afin de rendre ce compte plus clair, d'en séparer les divers éléments, afin aussi d'obtenir des renseignements plus précis, plus directs, plus complets, — mais la subdivision d'un compte ne tient pas et ne peut pas tenir lieu de ce compte, puisqu'elle n'en présente qu'un élément, qu'une face. Le compte Mobilier, cité par l'auteur comme exemple, ne peut donc en aucune façon remplacer le compte Capital.

Nous bornerons notre critique des principes à cette seule page du deuxième volume. Quant à la méthode de tenue des livres préconisée par MM. Wargnies-Hulot et Paquier dans ce Cours de deuxième année, bien qu'elle contienne de très bonnes choses en ce qui louche les livres auxiliaires , nous avons constaté avec regret qu'elle n'est autre qu'une nouvelle réédition du Journal-Grand- Livre, méthode condamnée pour cent raisons par les meilleurs praticiens, mais surtout à cause de son applicabilité restreinte aux petites entreprises ayant très peu de comptes généraux. On ne s'explique donc pas que l'on songe encore à enseigner la tenue du Journal-Grand-Livre dans les écoles alors que son emploi devient chaque jour plus rare, même dans le moyen commerce et la moyenne industrie.

Somme toute, nous préférons de beaucoup à ce second volume la première partie du cours de MM. Wargnies-Hulot et Paquier,

iH6 LE CONGRÈS DKS COMPTABLES.

qui contient les notions générales de commerce et de banque, et qui présente un progrès notable dans l'art d'enseigner ces notions. Le temps et la place nous manquent pour analyser les traités de MM. Trésy et Guillay, que nous signalons toutefois à l'attention des comptables, cbaque jour plus nombreux, qui se préoccupent de se composer une bibliothèque d'ouvrages spéciaux méritant d'être consultés.

Et maintenant, puisqu'il faut toujours conclure, concluons :

L'enseignement commercial — fait jusqu'ici empiriquement, c'est-à-dire, et comme nous croyons l'avoir établi notamment dans notre second chapitre, sans le secours d'une théorie scientifique du commerce, — ne possède pas non plus à l'heure qu'il est, un seul bon traité scolaire de tenue des livres, et à plus forte raison de comptabilité.

Certainement, — comme le dit M. Truan dans une brochure fort intéressante *, « certainement que notre siècle a déjà fait beaucoup: « les écoles polytechniques, les écoles d'ingénieurs, les labora- « toires, les collections scientifiques, les écoles professionnelles, « les écoles supérieures et primaires, les écoles d'agriculture, etc. , « ont introduit de nouveaux éléments de culture qu'on ne saurait ft trop apprécier ; mais ce qu'il y a de surprenant, c'est que le corn- « merce^ la première de toutes les branches d'activité moderne, « le commerce auquel tant de nations doivent leur grande place « dans le monde, le commerce qui est le nerf de l'agriculture et « de l'industrie et sans lequel elles ne peuvent prendre leur essor, « n'était pas jugé digne d'un enseignement spécial ; il y a tout au « plus dix ans que l'on a fait en France les premiers efforts, des « efforts encore rares et isolés pour combler une pareille la- « cune. »

A l'œuvre donc 1 II faut doter la France d'un enseignement commercial véritablement supérieur, qui formera des pépinières de commerçants, d'industriels et de financiers réellement instruits.

Il est temps pour les écoles de commerce de rivaliser avec les écoles d'ingénieurs.

Pour cela il est nécessaire d'opérer la refonte des programuaaes-

i. Let Écoles de Commerce , par Henri Truan, ancien professeur à TÉcole de Conamerce de Dresde et à l'École normale supérieure de Rome, ouvrage honoré de la souscription du Ministère de instruction publique. — A. Ghio, éditeur^ • galerie d'Orléans (Palais-Royal;.

QUliSïlONS ACTUELLES DE COMPTABILITÉ. 187

du haut enseignement commercial. Mais il faut surtout des méthodes rationnelles, scientiflques et pratiques.

Ajoutons que s'il est essentiel pour la France que son haut commerce voie se multiplier des illustrations comme les Laffitte, les Rothschild, les Pinard, les Schneider, les Talabot, les Dolfus-Mieg, les Kœchlin, les de Lesseps, les Fould, les Gouin, les Hentsch, les Girod, lesBaudelot, les Dehaynin, les Denière, les Ménier, lesDietz- Monin, les Daguin, les Laveissière, tes Siegfried, etc., etc., il est non moins utile que le petit et le moyen commerce soient entre les mains d'hommes ayant au moins de justes notions d'économie commerciale et de comptabilité. L'instruction professionnelle mcraliserait le commerçant et doublerait ses capacités. C'est à la condition d'être dirigée dans un sens vraiment utilitaire et pratique que l'Ecole est un instrument de progrès.

Apprenons aux enfants des travailleurs les choses surtout qui leur serviront plus tard. Le commerce, comme le dit excellemment M. Truan, est la. première de toutes les branches d'activité moderne; il iautdonc, et c'est de toute indispensabilité aujourd'hui ^ il faut répandre, au moyen des Ecoles primaires , les notions de commerce, de droit et de comptabilité qu'on s'étonne de ne pas voir introduites depuis longtemps dans leurs programmes.

Nous avons entrepris de rechercher si le livre qui conviendrait à cet enseignement pratique, utilitaire entre tous, existait actuellement, et nous ne Tavons pas trouvé. Mais s'il n'existe pas, n'est-ce pas surtout à cause qu'on ne l'a pas suffisamment « voulu » ?

Ce livre, nous avons pu nous en rendre exactement compte, est difficile à faire, — la preuve en est qu'il n'existe en aucune langue; — pour l'écrire il serait besoin non seulement d'avoir beaucoup pratiqué, beaucoup observé, beaucoup comparé et réfléchi, mais encore beaucoup enseigné aux enfants ainsi qu'aux adultes, et trouvé le secret de rendre facile et attrayante une étude réputée aride.

Mais, en dépit des difficultés devant lesquelles tous les essais sont restés infructueux jusqu'ici, nous croyons que le jour où un ministre^ de l'instruction publique voudra que ce livre soit, et le voudra bien, ce livre sera.

PROJET d'un congrès DE COMPTABILITÉ CONFÉRENCE «DE M. BEAUCHERY

Nos lecteurs ont pu conclure de cette série d'articles — auxquels ils ont fait un succès dont nous les remercions profondément, — que no|is étions absolument partisan du projet de réunion d'un premier Congrès des comptables français, lequel, sans aucun doute, conduira dans un avenir prochain à un second Congrès professionnel plus efficace que ne saurait Tôtre une première tentative de réunion et d'entente de ce qui s'entend et se réunit le moins au monde: nous avons nommé les comptables.

Notre opinion, tout au moins notre espoir, est donc que, tant sous le rapport d'une observance plus étroite, plus rigoureuse de la loi qui impose la comptabilité aux commerçants, que sous celui surtout de la vulgarisation des procédés pratiques de la comptabilité moderne et de Isl popularisation de l'enseignement de cet art doublé d'une science exacte, les Congrès de comptables devront rendre les plus éminents services au pays, en signalant au législateur et au gouvernement les réformes sur lesquelles ils devront l'un et l'autre porter leur attention.

Ceci dit, parlons de l'origine du comité d'initiative chargé des études préparatoires du Congrès.

Frappé des dissidences nombreuses que renferment les différentes méthodes d'enseignement et d'application de la théorie des parties doubles, dissidences qu'il s'est efforcé de faire ressortir dans son ouvrage intitulé : Révolution dans la comptabilité, M. Beauchery, mù par un louable désir de propager ses doctrines et dans l'espoir bien naturel de voir sa « comptabilité de l'avenir » devenir le plus tôt possible la comptabilité du présent, M. Beaucheiy, disons-nous, conçut le projet, au commencement de l'année dernière, de faire une conférence dans laquelle il proposerait la réunion, à Paris, d'un Congrès professionnel de comptables, ayant pour mission de se prononcer sur les différentes méthodes, critiquées à l'avance par lui, et de décerner, en dernier ressort, le brevet d'excellence à celle jugée la meilleure, c'est-à-dire, sans nul doute possible, à la sienne.

La conférence eut lieu à l'hôtel des chambres syndicales, 10, rue deLancry, le 24 avril 1879, sous les auspices de M. Havard, président de la chambre syndicale du papier, assisté de MM. Dujarrier, membre du conseil municipal de Paris, et Pinet, négociant-manufacturier, président de la chambre syndicale delà chaussure, comme membres du bureau .

Ces trois honorables négociants, disons-le à leur honneur, donnaient là au commerce parisien un exemple qui n'a sans doute pas été compris, car il a été peu imité depuis. Il semble en effet, si l'on en juge par la réserve froide et hautaine dans laquelle se tiennent les comnrierçants, que le progrès en comptabilité soit cliose insignifiante pour eux, et que leur fortune n'est intéressée en rien aux tentatives de perfection de cette science.

L'annonce de la conférence avait attiré quelques commerçants et un certain nombre de comptables, plus ou moins auteurs de méthodes, et ayant la plupart, peu ou prou, rêvé la chose que le conlérencier allait proposer. Hélas ! ce soir-là, en considérant les nombreux vides de la salle des conférences de Thôtel des chambres syndicales, on ne se serait pas douté que Paris compte environ cent mille comptables, teneurs de livres et employés aux écritures, intéressés à l'avenir de leur profession et le même nombre au moins de commerçants. A peine le conférencier avait-il deux cents auditeurs.

M. Beauchery prit la parole et développa longuement sa thèse. Sans craindre de se contredire lui-même, — puisqu'il se fait le défenseur tout à la fois de la partie simple, du Journal-Grand- Livre et de son système personnel, — il s'appliqua à démontrer les inconvénients de la multiplicité des méthodes de comptabilité. Mais il fit ressortir avec plus de justesse combien les définitions données par Ifs auteurs sont souvent insuffisantes ou contradictoires, et combien ces divergences obscurcissent les idées au lieu de les éclairer.

Enfin il émit l'opinion que des comptables, réunis en Congrès, pourraient mettre un terme aux confusions théoriques et pratiques qu'il signalait en désignant une méthode supérieure à toutes les autres et en patronnant cette méthode unique. Ainsi se trouverait résolu le problème de Y Unification fie la comptabilité^ dont les résultats sociaux, économiques, scientifiques et politiques ne le céderaient en rien, suivant le conférencier, à ceux de l'unification des poids et mesures.

Nous présentons, bien entendu, la substance du discours de M. Beauchery, et nous passons sous silence les arguments étranges,

les points de vue inattendus, les échappées ultra- fantaisistes dans le donaaine des sciences naturelles et surtout métaphysiques, dont il émaiila le cours de cette conférence qu'on pourrait résumer en trois points, savoir:

1** Que y Unification de la comptabilité était devenue indispensable ;

â'' Que cette unification si désirable se trouvait réalisée dans l'ouvrage de M. Beauchery, intitulé : Révolution dans la comptabilité^ ou Comptabilité de Vavenir, ouvrage qui contenait en outre la critique transcendante de toutes les méthodes du passé et du présent, méthodes sans valeur aucune, ainsi que l'établit ladite critique transcendante ;

3** Qu'en conséquence il ne restait qu'une méthode, qu'un « système • debout, celui du conférencier, lequel croyait devoir inviter leis comptables qui 1 écoutaient à se réunir le plus tôt possible en Congrès pour constater la supériorité incontestable de ladite « comptabilité de l'avenir » et lui donner, le plus vite possible, la sanction dont elle avait besoin aux yeux du vulgaire pour devenir incontinent la « comptabilité du présent ».

Somme toute, la conférence risquait fort de sombrer devant la partie sérieuse de l'auditoire, aussi peu convaincue que surprise par les étranges raisonnements qu'elle venait d'entendre, sans la favorable intervention de M. Havard, président, lequel se leva et prif la parole pour appuyer la proposition du conférencier trop loquace, faisant de la science universelle, et quelle science ! à propos de comptabilité.

L'honorable M. Havard expliqua alors, en peu de mots, à l'assistance, du moins tel qu'il l'entendait, le but [)récii de la conférence. Sans entrer dans les questions de méthodes, ni essayer de faire prévaloir celle de M. Beauchery, il exprima l'opinion qu'un Congrès de spécialistes ne pourrait que favoriser à tous égards le progrès comptable. — D'après les renseignements qui me parviennent, dit-il, les questions de comptabilité sont à l'ordre du jour aux Etats-Unis; d'un autre côté, plus près de nous, en Italie, on s'occupe également de la réunion d'un Congrès.

— La France ne restera pas en arrière de ce mouvement, s'écrie-t-il alors, avec un accent de patriotisme qui enlève l'assistance. Et il propose immédiatement de former dans l'auditoire réchauffe un comité pour examiner le projet de M. Beauchery.

C'est ainsi que M. Havard, après avoir tendu une perche de pre-

mière longueur au conférencier en délresse, opérait le sauvetage de l'idée d'un Congrès.

Mais les comptables n'aiment pas à donner de Tavant, et bien qu'il ne fût question en somme que de constituer un simple Comité d'examen d'un projet, c'est à peine si trente auditeurs répondaient à l'appel chaleureux de M. Havard en se faisant inscrire comme membres de ce Comité.

Parmi ces membres, dix environ étaient eux-mêmes auteurs de méthodes. C'est-à-dire que leur présence dans le comité allait préparer de la tablature à M. Beauchery, et que la consécration officielle que celui-ci rêvait d'obtenir à court terme pour sa méthode était compromise dès l'abord, chacun de ses rivaux pensant avoir pour le moins les mêmes droits à celte consécration que le promoteur du Congrès.

Autre fait à noter : Parmi les commerçants et industriels présents, aucun ne s'était fait inscrire sur la liste du comité en iormalion. — Un Congrès de comptables, murmurait plus d'un d'entre eux, en voici bien d'une autre ; il ne manquait plus que ça. Eh bien! que je pince mon comptable à y venir, et nous verrons î

De leur côté, les comptables présents s'étaient également ab'stenus, du moins en majorité, et ils ne manquaient pas de raisons pour justifier leurréserve. Les plus clairvoyants d'entre eux se disaient ou disaient à leurs voisins : — J'imagine que ce comité ne va pas s'en tenir à l'examen de la méthode Beauchery. Il faudra forcément cliidier toutes les autres méthodes, discuter, comparer, approuver n'ci, rejeter cela. Pourra-t-on jamais s'entendre? Que de compétitions je prévois, que de luttes, que d'ennemis à se faire, et que de temps à consacrer à tout cela sans profit aucun. Puis, on sera sans doute amené à soulever de grosses questions: question légale, question de l'inventaire, du bilan, etc., etc., tontes plus ou moins délicates à traiter par des comptables, c'est-à-dire des subordonnés.

En un mot, pendant que les commerçants présents trouvaient que leurs employés allaient se mêler de choses dont ils n'avaient que faire de se préoccuper, et pressentaient que cela pouvait aboutir au relèvement de la corporation, par conséquent à des prétentions plus élevées sous le rapport des appointements, les comptables pusillanimes, — on l'est toujours plus ou moins quand on a besoii\ de sa place pour vivre, — redoutaient de se trouver en opposition avec leurs patrons.

• Evidemment et de toutes façons ce projet de Congrès donnait lieu à de graves réflexions de part et d'autre. C'était peut-être Tau-

rore d'une ère nouvelle espérée de ceux-ci, redoutée à tort, de ceux-là. Il faudrait voir, se réserver, attendre.

Né malin, le Français est en outre né prudent et surtout routinier. Il n'accueille jamais de prime abord une idée, si bonne qu'elle soit d'ailleurs. Il lui faut le temps de s'y faire, et il commence toujours par la mettre en quarantaine dans son cerveau, où elle subit une période d'incubation le plus souvent abortive.

Tout cela explique la froideur avec laquelle fut accueillie la proposition d'un Congrès de comptables, développée d'ailleurs par le conférencier de manière à justifier une réserve plus grande encore que celle dont M. Havard venait de triompher.

Seul, à l'issue de cette conférence, dominé par son idée fixe, M. Beauchery rayonnait. Le créateur de « la comptabilité » croyait déjà toucher au triomphe définitif.

Alors, qu'il en était plus éloigné que jamais, il assistait déjà en idée à l'apothéose de sa méthode, que disons-nous, de son « système. » Certes, on l'eût trouvé ce soir-là bien incrédule en lui prédisant les conséquences de l'adoption de son projet de Congrès. Il était, en effet, bien loin de s'imaginer dans sa joie, qu'il venait, comme les enfants, déjouer avec le feu, nous voulons dire avec la lumière : jeu dangereux, jeu terrible.

Néanmoins, soyons juste , M. Beauchery venait de conquérir , grâce au coup d'épaule de M. Havard, un titre de gloire devant l'avenir. Tout au moins, il faut espérer que les Congrès de comptables ratifieront cette prévision par des résultats sérieux.

Quoi qu'il en sera, le comité était né : il se réunissait quelques jours après, se constituait provisoirement, se donnait pour président M. Beauchery lui-même, et délibérait gravement sur la nécessité évidente de réunir un Congrès de comptables, ayant pour objectif: « l'unification' de la comptabiuté. »

LE COMITÉ d'initiative D'UN PROJET DE CONGRÈS DES COMPTABLES

POUR « l'unification de la comptabilité »

Nous nous expliquerons au chapitre suivant sur la valeur scientifique de ce mot : « unification, » qui semble n'avoir été choisi par le promoteur du Congrès que pour éloigner les praticiens expérimentés, dont il redoutait évidemment les lumières ; et nous ferons

justice de ce qualificatif prétentieux, dont la signification, à force d'être inacceptable , échappe aux hommes pratiques.

Nous nous proposons seulement ici de mettre le lecteur au courant de ce qui a été fait dans le sein du comité d*initiative pour préparer le premier Congrès des comptables.

Commençons par le « potin » , comme on dit en style de cou-

Présidé par un homme de convictions absolues , se croyant ap^ pelé à une grande mission, d'ailleurs infatué de son œuvre, la Révolution dans la Comptabilité, et résolu à l'imposer envers et contre tous, le comité d'examen de la proposition d'unification se laissa d'abord entrainer, plutôt encore que convaincre, et c'est ainsi qu'après s'être bénévolement laissé donner la mission de rechercher et de patronner un type unique de comptabilité parmi les systèmes connus, il prit plus qu'à la légère le titre de Comité d'initiative d'un 'projet de Congrès pour l'unification de la comptahilité.

A la vérité, aussitôt qu'on aborda l'étude des questions, la division ne tarda pas à naître et la lumière à se faire plus ou moins dans les esprits. A cet égard, nous recommandons tout particulièrement la lecture de la Revue de la comptabilité^ publication bimensuelle qui pafait sous la direction de M. Harang, comptable ^ émérite, et où se trouvent intercalés les travaux du comité d'initiative. Ce résumé, fait par M. Gagey, troisième président du Comité^ d'après les procès-verbaux mêmes des séances, mérite d'être consulté.

Ce n'est pas sans intention que nous venons de souligner les mots « troisième président du Comité ». Aussitôt qu'il eut conscience de sa mission et de sa responsabilité, ce comité, comme les jolies femmes et même comme celles qui ue le sont pas, devint ombrageux, indocile et presque ingouvernable. Il voulut être son maître. Aussi la présidence de M. Beauchery ne fut-elle qu'éphémère et pour ainsi dire d'incubation. Les prétentions du promoteur de restreindre, d'enserrer, de. diriger la discussion vers la seule étude des méthodes , et en particulier de la sienne propre , furent trouvées inadmissibles; on y discerna clairement le but poursuivi, à savoir d'enlever lestement les suffrages, de faire patronner la prétendue « comptabilité de l'avenir » par un congrès réuni à court terme, en un mot de se servir des épaules de ses partisans et de ses concurrenlà pour escalader le Capitole des comptables. M. Beauchery allait donc être renversé du fauteuil prési-

194 tS GONGRiS DES COMFTABiBS. ^

dentiel à la suite d'une motion d'un membre, M. Barbier, lorsqu'il donna sa démission, abandonnant le comité à ses propres forces. Ainsi que cela se passe au 3* acte du Voyage en Amérique^ M. Barbier, en reconnaissance du service qu'il rendait, fut nommé président. Alors, le comité respira à Taise. La volonté de fer du doctrinaire ne se faisant plus sentir pour ramener les orateurs à la question,, c'est-à-dire à runificaiion, on se lança dans tous les sentiers et la discussion gagna de l'ampleur. Elle s'élargit même si bien dans toutes les directions qu'elle en vint à s'éparpiller et qu'un nombre incalculable de séances se suivirent sans que les esprits fassent mieux fixés, sans que l'aeoord se fit en quoi que ee fût, sans enfin qu'un but nettement déterminé s'offrit aux yeux de tous, et qu'un programme digne de frapper l'attentioB du publie et de remplacer avec avantage celui de M. Beauehery vit enfin le jour. En un mot, on en arriva à piétiner sur place; l'attention se lassa, le comité aussi, et, crac ! on convint qu'il fallait être dirigé et l'on renversa le président Barbier.

On songea, pour le remplacer^ à l'humble signataire de ces lignes, lequel sVmpressa de décliner cet honneur, préférant garder une indépendance au moyen de laquelle il croit pouvoir mieux servir le progrès comptable. C'est alors- que les suffyages se reportèrent sur M. (Âagey, doctrinaire comme M. Beauchery, mais avec une pointe d'éclectisme, d'ailleurs homme detact, maniant aisément la parole, dévoué à l'œuvre du comité et ne marchandant ni son temps ni sa peine.

Dès lors, le comité, tant mal que bien, se laissa conduire, ren* dant en secret justice à l'activité et aux aptitudes réelles de son jeune président» lequel l'a mené sinon à la gloire d'avoir réalisé « l'uaiiication », dont il est un des derniers croyants, du moins jusqu'à Touverture du congrès^ avec ua programme qui mérite l'attention, programme que le lecteur trouvera plus loin,, ea tête du compte rendu du Congrès.

Maixilenant que le « potin » est épuisé, ou à peu près„ voyons ce qu'a fait lé comité :

Après avoir discouru vainement durant six mois sur la partie simple, la partie double, le Joupnal-Grand4jivre, et sur les procédés plus ou moins pratiques de tenir les livres au moyen de ces diverses méthodes et de celles de MM. Beaucbery^ Poitrat, etc.; après avoir disserté sur les articles & à 13 du Gode de commerce et u'avoir abouti qu'à des discours invariablement faits par les mêmes membres, on comprit enfin qu'il fallait faire donner tout le comité et non plus seulement sa minorité conférendtère*

QUESTIONS ACTUEUKS DB COKPTABIUTÉ. IM

Un moyen pratique fui alors proposé^ celui de nommer une commission chargée de rédiger une suite de questions sur lesquelJes chacun des membres du comité serait tenu de répondre par écrit. De cette façon, tous les adhérents prendraient une psiti active aai (ravattiCf et le dossier de ces réponses, fkttes ft tMe reposée, né pourrait manquer de présenter une matière excelléflte à consulter, en même temps qo*un niveau moyen d'opinion sttf ehacime des questions.

Cette manière plus méthodique de procéder permettait, en outre, aux adhérents de province et à tous ceux empêchés d'assister aux séances de faire connaître leur opfaiioii sur les dlvmes qtieslions. La propositiaD ftito p«r H* Gagey fut acMpté» èl'mmtartlé* On nomma iooi de smie Une eominisrien dé irik iimiAfm (BpA m mit immédiateanent à Fœuim. Ym» les qMSitoiw paeée# {MT eet4« eommlssibik :

I'' Qu*emUe^ i|eie lit oomptol^iliié 9

Zo iPemênm «nivcr H VmmàBemêimi ém I* emmppÊMk Uté? »l imlf nw q«ril«e iHMmm pomt^ÊAP^m VéîmhUmlt

40 ftael rôle joue on doit jouet' Ia lklêe<$ JusfifÉtf Ative an poins de v»e comptalilff^ et ^tt^i» «ottt les moyens prati^ae» d^en §^énérallee^ l'easplol 7

50 Quelle est la manière équitable et vraie de draasnr KMrreataiaNiy et eewiuieift éoM'Mf éiftlilir l'éYsiuatloa 9

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80 If a-t-il fffeu dé protroquer des râRdriues dans l'application des principes? Hi oui^ quelles sont- •Ues ?

Ces questions ont surtout le mérite d'être peu nombreuses^ Les partisans et les détracteurs de Punïflcatîon ont trodté matière à s'escrimer sur fa deoxième,^ et ils n'mit pas manqué dé le faire.

Les troisième, quatrième et cinquiè»^ q^^tiofia sont tvès intéressantes à étudier; elles ont donné lieu à des réponses assez, remair-

quables, de la part notamment de MM. Gagey, Lamy, Perrot, Baudran, Gold8chmidt,,Roura, Le Duc, Guillay, Lefebvre, etc.

Il n'échappera aux yeux d'aucun commerçant expérimenté que la cinquième question surtout est d'une importance capitale. L'évaluation de Tinventaire est chose très délicate, très controversée; elle se fait d'une façorf différente selon les milieux, et souvent au détriment des intéressés, notamment dans les sociétés anonymes. Mais que peuvent à cela les comptables, qui ne sont que bien rarement consultés sur celte matière?

La septième question est également fort importante, mais nous eussions préféré voir le comité, et plus tard le Congrès, se préoccuper de la vulgarisation des principes et des procédés éprouvés de la comptabilité pratique moderne, ainsi surtout que de la popularisation de la tenue dés Livres par I'ëcole primaire, qu'il faut placer au premier rang^des vœux à émettre et à faire réaliser.

Quant à la huitième et dernière question, le comité s'est montré a son égard d'une réserve presque absolue. Tous se sont tus, hésitant à conclure en faveur de leur système personnel ou de prédilection, trouvant sans doute aussi cette question prématurée et plutôt du ressort du Congrès.

Seul, M. Gagey a pris.la défense de l'unification et du système Beauchery ! — Honneur au courage malheureux I

Les travaux écrits du Comité dlnitiative ne se bornent pas à l'élaboration du questionnaire et des réponses faites à ces questions; de nombreux ouvrages ayant été soumis à son examen par leurs auteurs, cinq commissions ont été nommées pour les étudier séparément et les apprécier dans des rapports qui seraient lus en séance. Ces rapports, à peu d'exceptions près défavorables aux auteurs, sont publiés par la Revue de la comptabilité.

Voici la liste exacte de ces ouvrages et le nom de leurs auteurs :

À. Lkduc. — Nouvelle comptabilité rationnelle. (Manuscrii.) «— La vérité sur le mode dé calculer les intérêts.

— Petite comptabilité populaire.

E. Baudran. — Cours de comptabilité et détenue des Livres. (Manuscrit.)

— Carnet du vendeur.

Ai Commandeur et G. Nony, à Lyon — La vraie balance. Nouvelle mé-

thode de comptabilité en parties doubles, formulée comme la partie simple.

Tâcaille. — Comptabilité commerciale démotique eu parties doubles, complétée par un contrôle mathématique perpétuel.

J.-E. Perrot. •* Balances quotidiennes cumulées des écritures en parties doubles. — Comptabilité des familles,^

V. PoiTRAT. — Comptabilité autodidactique. —Méthode française.

P, GusKRE. — Essai sur Part de grouper lés comptes pour établir les

balances d^écritures.

Mautin (Nantes). — Modèle de Journal ou Journal^Grand • Livre. (Manuscrit.) Vaudier. — Modèle de Journal-Grand-Livre . (Manuscrit.) Cardonnet. — Comptabilité rationnelle et synoptique. (Manuscrit.) Renard. — Méthode générale de la comptabilité synoptique. (Manuscrit.) V, Talbottier. — Tenue des Livres, la plus simplifiée, méthode à l'aide de laquelle chacun peut, en un instant, connaître et pratiquer la tenue des Livres en parties doubles.

L, CoNVENTZ, — La ligne droite. — Comptabilité simplifiée à Pusage du . Commerce et de Tlndustrie.

AuDUBERT (Bordeaux). — Comptabilité en parties doubles. (Manuscrit.)

A. Beauchery. — Révolution dans la comptabilité.î(Troi8 volumes.),

— Partie simple. (Manuscrit.)

— Journal -Grand-Livre. (Manuscrit.)

Wargnies-Hulot et P. Paquier (Gharleville). — Cours de Comptabilité.

— Cahiers d'applications.

^ Comptabilité simplifiée à l'usage du Commerce, de l'In-

dustrie et de la Banque.

PiGiER. — Nouvelle tenue de Livres, dite méthode pratique de simplification et de centralisation.

— Réfutation des méthode^ H. Vannier et Monginot.

C-A. GuiLBACT (Marseille). — Traité de comptabilité et d'administration industrielles.

J. GuiLLAT (Tours). — La comptabilité, d'après les prescriptions de la loi commerciale française.

H. Séguikr. — Nouveau traité de tenue des Livres. — Parties mixtes.

L. DuBoc. — Des frais généraux et de leur influence sur le prix de revient ou de vente.

CoRNET-BicHAT. — Le uouveau Journal-Granë-Livre, type de la comptabilité uniforme, ou la tenue des Livres démontrée et pratiquée par ce seul registre.

J. Baudequin. — Modèles de Journal en pi^rti^s doublas. (Manuscrit.) J. Spàzjn (Lyon). — Exemple de Livres çopamerciam^ upplicabl^g ^vl%.

grandes Compagnies* (Âutographie,) J.-'B. QmLLOT (Lyon). — Méthode de comptabilité, (Manuscrit.)

Ouvrages italiens*

TouziG.

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