Les comptes* de ses correspondants
Que ces éléments peuvent être, il est vrai, présentés sous différentes formes, ou dans des comptes, ou dans des colonnes, ou dans des livres^ mai^ que cela ;n'altère en rien leur nature, puisqu'ils donnent toujours le même résultat.
Le Congrès est d'avis de considérer toutes les méthodes renfermant ces trois éléments dans leur intégralité comme des applications diverses et plus ou moins rationnelles de la Partie double dont elles dérivent. (Très bien !)
De cette façon le terrain sera déblayé et nous pourrons passer à l'examen des différentes méthodes pour rechercher quelle est la meilleure application de la Partie double.
I. Un bravo à M. Croizé. Que cet prateur se soit inspiré de nos articles ou de son propre jugement, il rend ici un service signalé au Congrès, qu'il éclaire et sauve à temps du ridicule par trop complet dont il allait se couvrir en confirmant son premier vote sur les principes par un vote identique sur les méthodes.
M. Daunay. — Les considérants que j'ai développés hier font supposer que je ne suis pas de l'avis de M. Croizé. Je dis que le principe de la dualité est complètement indépendant des systèmes de tenue des livres, aussi bien de la Partie double que des autres.
Le capital égale l'actif moins le passif. Voilà Téquation primitive sur laquelle repose la comptabilité. Comment la Partie double formule t-ellft cette équation pour arriver au contrôle ? Elle réunit tous les comptes et obtient des totaux égaux, elle se contente de reporter tous les totaux, et elle obtient également la même balance.
M. Groizé. — Je maintiens absolument mes conclusions,
M. Beauchery. — Messieurs, pour me faire comprendre, eï f espère parler pour la dernière fois sur ce sujet *, je sais obligé de remonter à votre décision de lundi ; il est incontestable que vous avez parfaitement COMPRIS CE QUE VOUS VOTIEZ 2. Voici cc que vous avez voté lundi dernier :
« La comptabilité doit avoir pour principe primordial d'exprimer, de t traduire le dualisme que contient en elle, essentiellement, toute opé- « ration humaine, qui ne peut s'effectuer qu'entre d'eux personnes, en « deux faits opposés Tun à l'autre, que par l'échange, la réciprocité, la « mutualité. * (Voir la suite à la deuxième séance, page 260.)
Je n'admets pas que vous n'ayez pas compris les principes.
Voix. — Mais si, on les a saisis.
M. LE Président. — Continuez.
M. Beauchery. — Il en résulte qu'à ce moment vous ignoriez ce qu'était la partie simple et la partie double, vous ignoriez ce qu'était LE grand-livre, VOUS ignoriez tout! 3 Vous saviez seulement qu'il fallait un dualisme dans tous les systèmes.
M. Croizé. — Je demande à répondre à M. Beauchery sur la partie double.
M. LE Président. — La question en ce moment est seulement sur les méthodes en général.
M. Beauchery. — Hier, M. Daunay a bien voulu expliquer pour moi les perfectionnements qu'il est possible d'apporter à la partie simple : plusieurs d'entre nous ont pu être saisis de ses développements *. Depuis notre enfance, nous sommes habitués à la partie double, tant elle est