ht Monsieur le Président
disais que le Journal-Grand-Liyre était la première attaque contre le système en partie double. En effet le Journal-Grand-Livre supprime les comptes, il les remplace par des colonnes.
La situation des valeurs, vous la trouvez atix livres auxiliaires, aux livres d'achats et de ventes. N^est-ce pas là un acheminement vers mon système, vers la c comptabilité de Tavenir? * La partie double avec ses comptes généraux je n en veux plus !
A Bruxelles, on divise le Grand-Livre-Journal en deux parties et il e» résulte une grande commodité.
Le système Journal-Grand-Livre procurant :
« i^ L'application rigoureuse et complète du principe, non absolu 6n la (( Tenue des Livres en parties doubles, que tout compte qui reçoit doit, « puisqu'il n'y a plus à son Grand-Livre que des comptes de personnes.»
« 2'* Permettant la non- subjectivation des valeurs; des choses en trans- « posant les comptes généraux de la Tenue des Livres en parties doubles u sur le Journal, dans des colonnes qui acceptent compréhensiblement x( et volontiers les titres de i Passif, Actif; Pertes* Profits; Entrée, « Sortie, etc. ;
« 3<^ Ne souffrant aucune gêne de la suppression des formules du « Journal de la Tenue des Livres en parties doubles, puisque instantanéci ment les opérations peuvent être transcrites dans des colonnes qui ne « les comportent pas *;
u 4" Satisfaisant davantage à la loi que la Tenue des Livres en para ties doubles, laquelle ne permet que d'inscrire jour par jour, au Jour- « nal, les opérations alors que la loi veut que celui-ci présente jour par « jour ces opérations,'Ce que le tableau synoptique du système Journalci Grand-Livre permet seul :
« Le Congrès déclare que ce système, conçu ultérieurement à celui de « la Tenue des Livres en parties doubles, est, jusqu'ici, ce que la théorie « et la pratique peuvent désirer de préférable, surtout si on adopte la sé- <( paration de ce livre en deux parties. »
On me fait une objection, c'est que ce système n'est pratiqué que par les petites maisons; c'est une erreur, les grandes administrations s'en servent aussi. (Réclamations.)
Un membre. — Lesquelles? Nommez-les?
M. Beauchery. — Je soutiens que les administrations de chemins de fer se servent des tableaux synoptiques *.
1. Toujours le même galimatias. Quel professeur consentirait à enseigner dans oe langage, quel enfant comprendrait ce professeur, quel Congrès comprendra M. Beauchery?
2. Les tableaux synoptiques se dressent d'après les livres, mais ils ne sont pas les livres, ils n*en peuvent tenir lieu. Une comptabilité bien ordonnée permet tous les tableaux synoptiques imaginables, mais des tableaux synoptiques ne tiennent pas lieu de comptabilité bien ordonnée. Les comptables des grandes
QUESTIONS ACTUELLES DE tOMPTABILITÉ. 321
M. TissoT. — M. Beauchery a dit que la méthode Tiasot était la copie de M. Poitrat.
M. LK Président. — A la tribune.
M. TissoT. — Je dois prendre la parole, car je considère cela comme une diffamation. M. Tissot, mon frère, étant décédé, je crois de mon droit de prendre sa défende.
M. Beauchery. — Mais je n'ai pas dit cela.
M. Croizé. — G*est moi qui ai parlé de cela, mais pas dans le sens indiqué par M. Tissot. D'ailleurs, le droit de critique est incontestable à regard des livres, et surtout de ceux destinés à renseignement.
M. LE Président. — Parfaitement, et n'est pas critiqué qui veut. L'incident est clos.
M. Croizé. — Je n'ai voulu diffamer personne, j'ai tout simplement donné mon appréciation sur la méthode Tissot.
Voix. — Il n'y a pas de diffamation.
M. LK Président. — Monsieur Tissot, retirez l'accusation de diffamation ou, sans cela, je vous rappelle à l'ordre. Les auteurs, quels qu'ils soient, doivent s'attendre à voir critiquer leurs œuvres.
Voix. — La clôture.
M. GouRTiN. ^ Je propose au Congrès de supprimer le Journal et de le remplacer par le livre du résumé des opérations commerciales, lequel ne doit être que la récapitulation de tous les livres auxiliaires; mais avec la condition absolue que la division de ces livres et leur tracé seront en parfaite corrélation avec le livre du résumé des opérations, afin que le report de chacun d'eux y soit facile.
Je pratique moi-môme ce système de comptabilité, et je puis vous en certifier le mécanisme facile dans Tapplication .
M. LE Président. — Je suis obligé de vous dire que c'est toujours la même chose : nous savons bien que les additions d'un livre doivent être reportées pour être suivies. Je trouve que nous faisons de la Tenue de Livres et que nous ne faisons, pas de la Comptabilité.
M. LAB0ULL4.TS. — Je demande la parole pour lire une proposition qui est ici tout à fait à sa place.
(( Considérant : i^ Que le rôle et la mission du Comité d'initiative ont « été terminés le jour même de la constitution du Congrès ;
« 2o Que le rôle du Comité exécutif du Congrès prendra fin au moa ment de la dissolution du Congrès lui-même, et que sa mission sera « terminée dès qu'il aura pris les dispositions nécessaires pour assurer « la publication des travaux du Congrès ;
« 3» Que l'œuvre du !«' Congrès des Comptables français sera forcé tt ment incomplète au moment de sa dissolution en raison du peu de <( temps qu'il a pu y consacrer et de l'étendue de cette œuvre :
administrations et ceux des petites maisons seront bien étonnés d'apprendre qu'ils pratiquent le c système » Beauchery, dont ils n'ont jamais tant entendu parler qu'ici.
3â2 ' LE CONGRÈS DBS COMPTABLES
« Plaise au Congrès de décider ce qui suit :
i( îo Un 2® Congrès des Comptables français se réunira k Paria dans (c la deuxième quinzaine d'octobre i881, de plein droit.
(( 2o Une commission de 15 membres sera nommée au scrutin j»e- (( cret par le Congrès, elle prendra le nom de ; Commission préparatoire « du 2e Congrès.
« 3*> La mission de cette commission sera de préparer la réunion « du 2^ Congrès des Comptabl^a français pour la deosième quinzainece d'octobre 188L
« 4° Pour ajTiver à ce but, elle devra se réunir périodiquement tous « les 15 jours; les propositions, quelles qu'elles soient, devront lui être « adressées, et elle devra préparer la solution de toutes <îea propo- (* sitions.
« 5o Aussitôt nommée, cette commission se réunira et nommera an « scrutin secret : !<> un président; 2* un vice-président; 3© un secrétaire; « et, 4o enfin, un secrétaire adjoint.
« 6» Dès qu'elle Sera constituée, elle le fera connaître au Congrès qui « lui en donnera acte.
« 7o A l'ouverture du 2« Congrès des Comptabies français, cette com- « mission devra déposer le rapport de tous ses tiravaux et rénumération a de toutes les propositions qui lui auraient été adressées, ainsi que la a solution qu'elle aura donnée ou qu'elle proposera au Congrès de leur « donner.
« 8® Une commission semblable sera nommée à chaque Congrès afin « de préparer l'ouverture du suivant K »
M. LE Président. — Uordre du jour est demandé. On vote, et la proposition de M. Laboullays est repoussée par 37 voix, de majorité.
M. GuTAftD* — Je demande que l'on ne dise pas qne la ecraiptàbiiité est simplement destinée à un «sage pairticuUer,, il faut que le capital puisse être divisé en deux oa trois parties et que, néamnoiasy l'œil central puisse connaître l'ensemble et le diriger tous les joara. On a pensé qu'il n'était pas possible de tenir jour par jour des comptes de valeurs. Mafe ce que je soutiens, c'est que les livres auxiliaires donnent plus de travail que la conaptabilité elle-même. Je demande que le Comité examine à nouveau toutes les méthodes qui ont été et pourront être présentées ; nous avQm tenu 72 séance» au Comité d*mitmi%w $am ^ Ton ait pu s'entendre sur les propositions. Je demande donc que le comité chercl^e les moyens d'unifier la comptabilité au point de vue à\x Commerce et de l'Industrie.
C'est pourquoi je eroia Toua dire quelque cbosa d'utile, comxae j'ai
I. Nos félicitations à M. LabouHays. Espérons que cette eomiDisBion saura se soustraire à rinfluence fatale des méthodistes, qui a si bien rénsRà paralyser Tex-comité d'initiative.
QUËSnONB ACTUraXSS IkE C^f FTABILITÉ . 323
fait partie du Comité d'inittativa» il faudrak poser la qoeatioa carrément ; je sais cependant qoe bien des peraoïmes se son! proposé de faire des modiâcatioBS, et qn^il y en a qui prétendent qoe ranifieatioa est impossible.
On a dît ; « Mats la comptabilité d'an transformateur n'e^t pa3 celle
d^un mareband de Tins*. » Non, parce qneyons aurez la nomenclature des
comptes de transformation. Est-ce que vous croyez que le banquier ne
s'en servira pas ?
I J'ai l'honneur de vous proposer que le Congrès constate la possibilité
de faire runification.
I M. LE Président. — La proposition de M. Laboullays vient d'être
repoussée par l'ordre du jour.
I Le bureau me fait remarquer qu'il y a une différence. M. Laboullays
! avait manifesté un désir, tandis que vous. Monsieur Ouyard, vous dites,
I que les renseignements recueillis par le Congrès ne sont pas complets,"
I mais que le principe d'unification qui a déterminé sa réunion est accep-
. table. ^
I M. Gagrt. — J^ai déposé un projet en ce sens,
' M. LK Président. ^ Vous avez lu votre proposition en l'exposant,
mais nous ne sommes que le bureau du Comité exécutif. Voix. — Où est le Comité exécutif?
1 M. Gagky. — Voici l'article 2 du règlement ;
a Les travaux du Congrès seront dirigés par le Comité d'initiative, qui prendra le titre de Comité exécutif» dont le bureau, élu lors de la première réunion, sera ainsi composé :
a Un président, deux vice-présidents, un secrétaire général, deux secrétaires adjoints. »
M. LE Président. — C'est au Congrès de savoir s'il veiit renvoyer la proposition au, Comité exécutif.
Voix.' — Non ! non !
M. LE Président. — Alors on va lire le projet de résolntîon, et je le soumettrai au vote s^il n^est pas proposé de nouvelles modifications. Veuillez relire, Monsieur le Secrétaire.
« M. LE Secrétaire. — Le Congrès déclare qu'il n'est pas suffltc samment éclairé sur la valeur des diiféreDtes méthodes qui ont « été discutées devant lui. En conséquence, il sursoit à statuer et, « considérant que runification de la Comptabilité PABArr être un « problème possible à résoudre^ décide qu'un Comité nouveau « sera formé pour en poursuivre l'étude et que ce Comité soumettra « le résiillat èù aes travaux à un deaxièifiie Congrès qa!il ponvo- « qnera dans le délai d'an an^. »
i. Ow, BOUS avons dit ceU.
3. Ainsi 1*00 a repoussé la proposition Laboulifjs parce (qu'elle ne disait
Cette proposition est adoptée à Tunanimité.
On procède à la nomination des membres du comité.
Sont nommés : MM. Daunay, Perrot, Courtin, Goffignon, Abraham, Benoi&t, Guyard, Harang, Gagey, Fabrègue, Libéra, Lamy, Roy, Hy, BouUaud, Lefebvre, Leduc, Talon, Wallard, Maurel, avec faculté de s'adjoindre les membres de bonne volonté qui désireront prendre part à ses travaux ^
M. LE Président. — Demain, on reprendra la suite de la discussion, et on traitera a de la question légale ».
Fin de la quatrième Séance,