APPROBATIONS. XIII
expression ; et s'il est vraî de dire qu'un problènift b'^^n pose est à demi résolu, nous allons sous peu assister à la plus heureu e transformation, à une vulgarisation rapide et féconde des meilleurs procédés de comptabilité, spéciaux à chaque nature de commerce et d'industrie.
Les résultats d'une « uniformisation » comptable, entreprise dans le sens nratique que vous proposez seraient certainement incalculables. On s'en apercevrait bientôt au chiffre décroissant des faillites; car Tordre et la méthode s'introduiraient aisément partout, et pour ainsi dire forcément, alors que chaque nature d'entreprise posséderait un type bien approprié de comptabilité, et que la négligence, l'incnrie et le désordre n'auraient plus d'excuses pos-^ibles.
C'est ainsi que vous aurez relevé le prestige des comp* tables, en même temps que vous aurez été utile aux commerçants et aux industriels. A ces divers titres vous aurez droit à notre reconnaissance, et je suis heureux de vous témoigner particulièrement la mienne...
P. S. — J'approuve beaucoup votre projet de publier un « Annuaire de la comptabilité' » et j'estime qu'il n'échappera à aucune de nos sociétés de comptables et d^employés de comm^^rce combien une telle publication — qui leur servirait de lien commun — pourrait devenir utile à leur développement et à la propagation des idées de solidarité et d'union corporative qui font leur force.
Joseph Colombet,
Agent principal de TAssociation des Comptables de la Seine, Ancien professeur à TAssociation polytechnique.
..... J'ai parcouru la plupart des publications sur la comptabilité : œuvres plus que médiocres, pleines de lieux communs, témoignant d une outrecuidance qui ne le cède qu'à l'ignorance pratique de leurs auteurs, dont quelques-uns ne trouvant rien de mieux que d'imaginer les plus prétentieuses billevesées pour se créer une originalité de mauvais aloi ; ces productions devraient être bannies des bibliothèques scolaires comme elles le* sont de celles des vrais comptables.
Comme vous, je me suis souvent demandé comment Ton pouvait ainsi prétendre enseigner un art que l'on n'a pas pratiqué, une science dont on bégaye à peine la langue. Quel attrait a donc le plagiat? me disais-je, et pourquoi ces centaines de tiaités de toutes grosseurs, dont le meilleur ne vaut pas celui d'Edmond Degranges (1797) qui leur a servi de patron a tous.
Heias ! cela rapporte . sans doute quelque chose, car ces
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APPAOBATlOflS.
livre» se vendent. Maïs tout n'est pas Ift. Un livre d'eoseicernent doit être bon, sinon c'est une action détestable que de l'avoir écrit. L'élève croit le maître, sur parole, et le mattre qui enseigne ce qu'il sait ignorer est coupable.
Il faut entendre les disciples de cet enseignement fantaisiste lorsqu'au sortir des classes ils sont aux prises avec la réalité. Il faut aussi entendre ce que disent les commerçants de ces élèves et de leurs professeurs.
Donc, Tensei^ement commercial, vous avez raison de le dire, est lamentable et à réformer en grande partie. Nos auteurs de traités scolaires écrivent et ne pratiquent pas; les comptables, eux, pratiquent mais n'écrivent pas; en un mot, les professeur» ne trouvent pas le temps de pratiquer, les comptables celui d'enseigner. Il faut sortir de ce cercle vicieux. Votre livre est excellent, il arrive à point, et, si Ton vous écoute, nous aurons avant peu un enseignement vraiment utilitaire, car il sera vraiment pratique.
Ch. Fournel.
Chef de division au Comptoir d'Escompte de Paris.
Lorsque vous invitiez les patrons à se mêler aux
adhérents du Comité, n'était-ce pas leur dire que l'initiative d'un Congrès sur la comptabilité eût dû venir d'eux, et non de ces auteurs d'élucubrations comptables que personne ne lit, lesquels n'ont abouti et ne pouvaient aboutir qu*à une sorte de foire aux méthodes où chacun voulant se faire primer, personne n'y devait réussir ?
Mais puisque les commerçants n'avaient pas eu cette initive d'une entreprise qui pouvait, dans de certaines conditions, donner d'excellents résultats dont ils seraient, comme vous dites, les premiers à proliter, au moins, au lieu de s'en désintéresser et de la laisser déconsidérer, eussent-ils dû la protéger libéralement, la diriger même et lui donner un concours actif qui eût changé du tout au tout la marche des études.
Certes, si l'on vous eût écouté dès le début il en fut résulté plus d'ordre et de méthode dans les travaux, plus de sens
Sratique dans les questions posées, plus de suite dans les iscussions. Annihilés, les théoriciens, concurrents au prix d'unification, se fussent retirés d'eux-mêmes, jugeant le terrain défavorable à leurs projets. Cette anarchie qui a présidé aux séances du Congrès des comptables, où il ne manquait, paraît-il, que des comptables, cette anarchie eût été évitée, et au lieu d'aboutir à un fiasco complet on eut accompli un rtj|:-9L^ail rudiinentaire qui fut devenu d'un réel secours pour
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étaMîr d'une manière, je ne dirai pas définitive, mais rationnelle el pratique, qnant au moment présent, la marche à suivre pour toutes les comptabilités en srénéraî, et en partîcalier pour chaque profession ou genre d'industrie.
Bien évidemment, si le Comité n'a pas meneaux résultats qu'on attendait, cela vient précisément de ce qu'il n'a pas su se dégager de l'étreinte première,' de ce qu'il n'a pas su donner à cette question « d'unification » son caractère exact enfin de ce qu'ayant trébuché, dès ses premiers pas, dans une formule mal posée, il n'a pas su retrouver son équilibre. Et cependant dès votre premier article dans VÉrénement vous aviez pris soin de lui crier ; casse-cou ! sans d'ailleurs réussir à vous faire entendre, tant, au fond, chacun, dans cet aréopage, était enclin à croire « qu'unifier », c'était produire une méthode et la faire primer par le Congrès. « Ce qui est pratiquement possible, — avez-vous dit, — ce qui peut être tenté, c'est l'unification de la comptabilité par séries similaires de commerces et d'industries. » Non seulement on ne vous a pas entendu, mais encore et après un Congrèsinfructueux, on en est encore à vous entendre. D'où je conclus que le but poursuivi n'était pas d'intérêt général, mais bien particulier ; ou encore que ceux qui le poursuivent sont totalement audessous de leur tâche.
Cet espoir que l'on caressait, et que l'on caresse sans doute encore, d'imposer une méthode unique de comptabilité au comm<^rce est cependant bien insensé. Comment n'a-t-on pas compris que le Congrès devait, à cause de cela même, échouer misérablement devant rindifférencé et le dédain de tous : commerçants et comptables ? Eh bien, il est aisé de le prédire,^ ce qui est arrivé au premier Congrès arrivera au second si Von n'y suit pa^ vo^re programme.
Mais quoiqu'il en soit des agissements de nos unificateurs à court d'haleine et de science, grâce à vos articles, grâce à ce livre, j^estime qu'il n'est plus permis, à dater de maintenant, de se désintéresser des questions de comptabilité. Au relief que vous avez su leur donner, elles doivent d'être entrées dans une phase de discussion d'où elles- ne sortiront qu'élucidées, et cela pour entrer dans une phase féconde en résultats, celle de la vulgarisation. Style, intérêt, points de vue élevés, idées justes et même de l'humour, tout cela se trouve dans votre livre et tout cela bien au point, bien vrai, de bon aloi. Si nos petits auteurs de petits traités ne vous entendent pas, l'opinion, elle, vous entendra, et c'est Tessentiel car il en résultera de notables progrès dans la pratique et dans l'enseignement.
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