‹ Le Congrès des religions à Chicago en 1893 [microform]Chapitre 101 sur 195 · Barrows, II, p. 918. — Mémoire de Jinandji Modhi · texte numérisé non relu

Barrows, II, p. 918. — Mémoire de Jinandji Modhi

de Fesprit. Jusqu'à Tâge de sept aas, Tenfant reste sous la direction maternelle. C'est la mère qui lui inculque les premières notions religieuses et morales. Cette période de son existence se clôt par la cérémonie de Sudreh et de Kusti (la chemise sacrée et le fil) qui correspond, dit M. Modhi (de Bombay), à la cérémonie de la confirmation pour les chrétiens. Cette chemise sacrée et ce fil, symboles de la pureté, sont ôtés et remis plusieurs fois par jour, en récitant une courte prière, pour rappeler au fidèle qu'il doit dans tous ses actes observer les règles de la pureté spirituelle et physique.

< Après sept ans commence l'instruction générale. Dans l'éducation, la religion insiste avant tout sur l'obéissance aux parents. Si, comme nous l'avons dit, le père est le roi et la mère la reine de la maison, les sujets sont représentés par les enfants. Ils sont astreints d'obéir à leurs chefs naturels, à ceux de la famille d'abord et ensuite aux maîtres chargés de les instruire. C'est en pratiquant cette vertu qu'ils se préparent à se soumettre aux lois de l'Etat et à respecter les formes et les règles de la société au milieu de laquelle ils sont appelés à vivre. Cette obéissance est fille de la déférence et est née d'un sentiment de respect uni à l'intelligence des choses. >

Heureux parsis! dirons-nous à notre tour, qui avez su concilier ce qu'il y a de plus grand dans l'homme au point de vue moral, l'obéissance, avec la qualité maîtresse de sa nature spirituelle, la raison ! Écoutons les paroles du prêtre de Z.oroastre qui implore la bénédiction du ciel sur la famille. « Puisse l'obéissance triompher de l'esprit d'insubordination dans cette maison ; puisse la paix triompher de la discorde ; puisse la charité triompher de l'absence de charité, l'esprit de douceur triompher de l'orgueil et la vérité triompher du mensonge! » Un autre élément de l'éducation chez les parsis est le sentiment de la nature inculqué de bonne heure aux enfants. De la nature l'esprit s'élève au Dieu qui en est le créateur. « Comme l'homme voit l'ordre et l'harmonie dans tout ce qui l'entoure, il est accoutumé à aimer l'ordre et à haïr le désordre; aussi, dans ses prières, a-t-il toujours

une pensée pour le souverain, qui est le chef du gouvernement. Là où régnent l'amour, Tordre, l'harmonie, régnent aussi la paix et la prospérité. Aussi la mère prie-t-elle pour que son fils prenne une part intelligente aux délibérations des assemblées où se décide tout ce qui concerne le bien de la communauté et du gouvernement. C'est ainsi que naît le respect des formes de la société ! »

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