‹ Le Congrès des religions à Chicago en 1893 [microform]Chapitre 14 sur 195 · Barrows, II, p · texte numérisé non relu

Barrows, II, p

la fin. Le devoir de Thomme dans ce conflit entre ces deux principes est indiqué dans la loi révélée à Zarathustra par Ahoura Mazda. Quand, les temps seront accomplis, Angro Maynyush et FEnfer seront anéantis ; l'homme ressuscitera des morts et la félicité éternelle régnera dans le monde.

Il est inutile d'en dire davantage pour détruire l'opinion erronée, communément admise, que le système de Zoroastre est le dualisme. Il suffit en effet, pour cela, de remarquer que le dualisme suppose une lutte permanente, éternelle, entre deux principes égaux. Or nous venons de voir que le triomphe final est réservé au bien. On associe généralement ridée du mazdéisme à l'adoration du feu. Est-il nécessaire de dire ici que le feu est un symbole, le plus pur, le plus noble emblème de la divinité, celui de la vertu et de la moralité?

< Le feu est si peu un objet d'adoration, que le parsi n'est nullement astreint à rendre son culte à Dieu dans un temple quelconque. La nature dans sa majesté lui sert de temple. Le glorieux soleil, la lune resplendissante; les montagnes qui dressent leurs cimes dans les cieux, les fleuves qui fertilisent le sol, les vastes mers qui disparaissent dans l'infini de l'espace, se confondant, pour ainsi dire, avec les profondeurs de la voûte céleste, tous ces grands objets et les phénomènes de la nature arrachent à son âme le cri d'admiration et font sortir de son cœur les louanges du grand architecte, qui en est l'auteur. Aussi n'est-il pas rare de voir à Bombay, quartier général des parsis, les disciples de Zoroastre faire leur prière, matin et soir, en plein air, la face tournée vers le soleil à son lever et à son coucher, vers la lune aux brillants reflets, ou vers les vagues écumantes de la mer. C'est ainsi qu'ils adressent leur prière au Tout-Puissant, en contemplant ces grandioses spectacles, les plus sublimes de la création ! »

Page 1