I. Barrows, p
dition , ne les sacrifiera pas. D'ailleurs les générations actuelles demandent toujours moins de théologie et toujours plus de sentiment religieux, toujours moins de dogmes et de rîtes et toujours plus de morale en action, il y a une tendance, en religion comme dans les affaires, à tout simplifier, à supprimer les intermédiaires.
« Ce qu'il faut rechercher, a dit le flév. Freemantle, c'est l'unité de l'esprit, c'est-à-dire l'entente et la sympathie sur certains points, qui conduiront à la coopération. La foi, dans son essence, est moins une adhésion de l'intellect à certains dogmes qu'une faculté morale et affective. Nous devons appliquer cette faculté non pas aux symboles dogmatiques qui nous divisent, mais aux objets même de la religion sur lesquels on est unanime : Dieu, le Christ, l'amour du prochain, la vie future. >
On ne saurait mieux préciser la base de réunion adoptée avec succès au Congrès de Chicago et qui nous paraît la seule pratique pour l'avenir : l'union des effotts moraux et philanthropiques et l'harmoTïie des adorations. En conservant aux symboles des Eglises leur valeur historique, il faut en dégager notre foi pour la réveiller, pour la laisser s'orienter et s'attacher librement aux objets communs et éternels de la religion.