Barrows, II. p
qu'elle ë. été annoncée pour la première fois par le Christ — Bouddha et Lao-Tseu l'avaient enseignée bien des siècles auparavant — mais parce que le Christ l'a mise en relief par ses paroles et par sa vie! 5<> Le christianisme exige de tout homme qu'il devienne parfait, comme le Père céleste est parfait. C'est sur cette base que l'homme fonde son espoir d'un développement indéfini. Voilà, en bref, quelquesunes des raisons qui me font penser que le christianisme Sera tôt ou tard — comme cela doit être — la religion du Japon.
€ Mais, s'il en est ainsi, quelle forme de christianisme adoptera- t-il? Le catholicisme ouïe protestantisme? Nous né voulons ni de l'un, ni de l'autre. Ce que nous voulons, c'est le christianisme de la Bible, ou le christianisme de Jésus- Christ! Nous ne voulons ni du christianisme de l'Angleterre, ni de celui de l'Amérique ; ce qu'il nous faut, c'est le christianisme dû Japon. A tout prendre, il vaut mieux avoir des sectes et des dénominations diverses, que d'avoir une monotonie sans vie. L'Église chrétienne devrait se conformer à la fameuse maxime de saint Vincent (de Lérins) : In nêcessariis unitas, in dubiis libertas, in omnibus caritas. Ce qu'il nous faut, à nous Japonais, c'est le christianisme du Christ. »
Enfin Reuchi Shibata, grand prêtre du Zhikko, une des branches du Shintoïsme, la religion nationale des Japonais, nous a expliqué que cette réforme, datant du xvi® siècle, a pour objet de concentrer sur un dieu suprême l'adoration des fidèles, jusque-là dispersée sur les multiples Kamis ou demidieux. Ce dieu existe par lui-même et est seul éternel; c'est lui qui a créé toutes choses, et les autres dieux ne sont que des manifestations de sa puissance.
< Les religions, a-t-il dit *, ne diffèrent que par la forme extérieure, qui est déterminée par le tempérament du peuple ou par le milieu physique où elles sont nées. Elles reposent toutes sur une vérité fondamentale. Comme il serait, actuellement, impraticable de les combiner en une