‹ Le Congrès des religions à Chicago en 1893 [microform]Chapitre 174 sur 195 · Barrows. I, p · texte numérisé non relu

Barrows. I, p

l'UNO KWANG-Yu (Peking)

mêmes qui croient à l'effipace de la prière sont forcés de convenir que ce qu'on n'a pas pu obtenir par la prière peut souvent être obtenu sans elle, et que le mal, qui n'a pu être détourné par la prière, l'est parfois sans elle. D'où vient cela? Simplement de ce qu'on peut faire remonter la chance et le bonheur, comme des effets à leur cause, à une vie conforme à la nature, c'est-à-dire bonne *, ou bien encore à une famille qui a amassé un trésor de bonnes actions. Et, par contre, ce qui produit la misère et la malchance, c'est une vie contraire à la nature, c'est-à-dire mauvaise, ou bien une famille qui a accumulé les méfaits. Les lois du monde moral sont aussi inexorables que celles de la nature. Ainsi les Esprits ne peuvent intervenir dans les affaires humaines qu'en se conformant à leurs ordres. De même un juge équitable ne saurait être influencé par des sollicitations importunes, au point de déclarer innocent un coupable ou inversement. A combien plus forte raison cela doit-il être vrai des Esprits ? »

Il ressort de ce commentaire qu'aux yeux des confucianistes la prière, pour être efficace, doit sortir d'un cœur pur et honnête. Il y a là une conception juste du lien indissoluble qui unit la morale et la religion. Comme dans l'Evangile, ce ne sont pas ceux qui disent : « Seigneur! Seigneur! » qui entreront au ciel, mais ceux qui font la volonté de Dieu.

3<* VInde. — Ecoutons maintenant le témoignage de l'Inde, cette mère des nations aryennôs et dont la littérature et les arts portent l'empreinte d'un sentiment si profond du divin. Deux voix bien distinctes nous l'ont fait entendre à Chicago : celle des brahmanistes et celle des bouddhistes. Voici d'abord ce que Manilal Dvivedi nous a donné comme conclusion d'un travail complet sur l'hindouisme ^ :

« N'est-il pas possible, a-t-il dit, d'énoncer un petit nombre de principes de la religion universelle, que tout homme qui fait profession d'être religieux, doit accepter, outre sa

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