IV. — MOSAISME
Nous traiterons plus brièvement ce qui a été dit au Congrès de Chicago sur le fondateur du mosaïsme et les livres sacrés d'Israël : non pas que les travaux apportés sur ce sujet aient été moins remarquables, mais parce que ces sujets nous sont plus familiers. Mais nous ne résistons pas au plaisir de citer un passage de la belle étude du rabbin Gottheil sur la Grandeur et l'Influence de Moïse * :
« Suivez cet homme sur la cime de la montagne, où il est seul. Voyez cet homme, qui était capable d'avoir une main de fer au besoin, prosterné la face contre terre et demandant à Dieu pardon pour son peuple, et comme sa prière n'obtenait pas de réponse : « Oh ! si tu ne veux pas par- € donner à ton peuple, eh bien! efface-moi du livre de vie •. Quelle tendresse ! Emerson a dit avec raison : « C'est le « propre des grands hommes d'être méconnus ». Jusqu'au dernier moment, au lieu de tancer son peuple, il l'excuse, avec la sollicitude d'un père. Et l'on prétend que Moïse n'a pas existé, qu'il n'est qu'une fiction de l'imagination hébraïque ! fiction glorieuse ! Il faudrait l'adorer, car