II. — MORALE DE CONFUCIUS
La morale de Gonfucius a été exposée par deux mandarins : rhonorable Pung-Kwang-Yu *■ et Kung-Hsien-Ho, qui avait envoyé de Ghang-Haï un mémoire couronné *. Voici le résumé de leurs travaux.
Le sage chinois établit une correspondance entre les lois du monde physique et celles du monde spirituel : ces dernières sont aussi immuables que les lois de la nature : Vivre conformément à la nature est la voie droite, dit le Chung- Young. En effet, cette nature spirituelle donnée par le Giel fait loi pour tous : t Si les hommes voulaient seulement obéir au penchant de cette nature, tous suivraient le bon chemin ; car, dit Mencius, tous les enfants aiment naturellement leurs parents, et, une fois adultes, ils aiment leurs frères aînés ». A la base de la morale chinoise, nous trouvons donc le principe même sur lequel est fondé le stoïcisme. Gonfucius se rencontre avec Gléanthe et Zenon.
La morale chinoise se divise en cinq parties, correspondant aux cinq relations essentielles de la société humaine : relation de souverain et de ministres ; du père avec ses enfants ; de mari et de femme; d'un frère aîné avec ses frères cadets, et d'un ami avec ses amis. La vertu capitale est la justice; c'est d'elle que dépend le bon ordre de la société depuis l'empereur jusqu'au dernier homme du peuple. G'est dans ce sens que Gonfucius a dit : « Quand un supérieur est juste, il se fait obéir, même sans commander >. Après la justice, il range la bienveillance, la piété, la sagesse et la fidélité. Ges cinq vertus sont appelées constantes, parce que ce sont les lois fixes auxquelles doivent obéir tous les êtres spirituels.
De même que dans le Sermon sur la montagne, le Ghrist oppose la loi du royaume des Gieux à celle de Moïse, en remontant à la source même des transgressions de cette