BarroTv's, II, p
€ Le but suprême de la conduite, a-t-il dit, c'est de faire atteindre à l'âme son entier développement. A cette fin, la connaissance de Dieu et l'observation des rites sont nécessaires. Les cinq grands commandements (maha-ratas) sont : 4<* ne pas tuer, c'est-à-dire respecter la vie de tout être animé ; 2<* ne pas mentir ; 3° ne pas prendre ce qui ne vous appartient pas ou n'a pas été donné ; 4» s'abstenir des relations sexuelles ; 5° renoncer à tout intérêt temporel, et spécialement n'appeler rien sa propriété. >
Enfin nous emprunterons les devoirs envers Dieu au mémoire de Swami Vivekananda sur l'hindouisme ^
« Les Védas enseignent que l'âme est divine, maintenue seulement dans la servitude de la matière et qu'elle atteindra la perfection quand ce joug sera brisé : de là le terme de moukto ou délivrance dont ils se servent pour désigner le souverain bien.
« Ce joug de servitude ne peut être secoué que par la miséricorde de Dieu, et cette miséricorde n'est accordée qu'aux purs; la pureté est donc la condition de sa grâce. Voici comment elle agit : Dieu se révèle au cœur pur, et l'âme immaculée voit Dieu lui-même en cette vie; alors seulement toutes les choses tortueuses du cœur sont redressées; tous les doutes cessent. L'homme n'est plus le jouet de la terrible loi de causalité. Ceci est le centre même, la conception vitale de l'hindouisme.
€ L'Hindou n'a nulle envie de se nourrir de mots et de théories ; s'il y a des existences au delà du monde sensible, il demande à les voir face à face. Si, d'une part, il y a en lui une âme qui n'est pas matière et de l'autre une âme universelle et toute miséricordieuse, il veut aller à elle directement.
€ Pour parvenir à cette intuition de Dieu, la philosophie de Vadvaïta prescrit une éducation du cœur et de l'intelligence; il faut acquérir les quatre qualités suivantes : 1° le discernement {viveka) ; 2» le renoncement complet (virâga) ; 3^ le contrôle absolu sur ses sens, sur ses passions : par