Parrows, I, p
diction ! Marche devant moi, dit TEternel, et sois parfait, renfermait déjà le double idéal du véritable altruisme et du véritable égoïsme, et rappelé les dix commandements proclamés par Moïse, il a ajouté :
« Tout cela est magnifique ! Et pourtant, cela ne vaut pas le triple idéal révélé à Moïse : Dieu est miséricorde! Dieu est amour! Dieu est sainteté! Le Seigneur ton Dieu t'aime! » On en trouve l'écho dans ces commandements adressés par Jéhovah aux Hébreux et au monde entier : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton comr, de toute ton âme et de tout ton pouvoir. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Tu ne haïras pas ton frère dans ton cœur; tu aimeras l'étranger. Soyez saints comme je suis saint! > C'est l'appel de Dieu invitant l'homme à participer à sa nature divine!... Le moraliste peut signaler le caractère de responsabilité personnelle; pas même un Moïse ne peut offrir sa vie pour sauver les pécheurs! Celui qui découvre des lois naturelles dans le monde moral trouve un antécédent dans cette parole : L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de Vobèissance à la loi divine.... Moïse a enseigné que la parole de Dieu est la cause qui vivifie tout; il a recommandé Phumanité pour les animaux, l'égalité de traitement des étrangers et des indigènes, la bienveillance pour les serviteurs, la justice pour les ouvriers. Quel code de morale a des joyaux plus brillants que la loi de Moïse ! >
vu. — MORALE DE L'ISLAM,
La morale musulmane occupe une place intermédiaire entre la loi de Moïse et celle de Jésus-Christ; en fait, elle est plus juive que chrétienne, car elle est légaliste. C'est-àdire qu'un acte est juste, non parce qu'il est conforme à la voix de la conscience ou à la nature; mais parce qu'il a été commandé par Dieu ou par son prophète. De l'aveu des deux orateurs qui l'ont présentée au Congrès, le Rév. G. Washburne et Moh. Alex. Webb, elle se fonde sur le Koran et sur la tradition de la vie et des dires de Mahomet, étendus
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par voie de déduction *. Dieu peut abroger ou modifier ses lois, de sorte que ce qui était mal devienne bon, et réciproquement. Les actes n'ont pas une valeur morale intrinsèque, et ce qui est mal chez Tun peut être bien chez un autre. C'est ainsi que les musulmans orthodoxes justifient tous les actes de la vie de Mahomet, même les plus repréhensibles, en disant qu'Allah les lui avait ordonnés, ou du moins permis. De là le nom donné à la religion : Islam, qui veut dire t soumission à la volonté de Dieu ». L'homme est donc moralement responsable envers Allah de toute sa conduite.
Néanmoins il y a certains actes qui sont des péchés en eux-mêmes et que l'homme peut reconnaître pour tels, par exemple le fait de nier qu'Allah soit Dieu et que Mahomet soit son prophète. D'après cela, le code moral musulman se divise en deux tables, comme la loi de Moïse : I, la table des devoirs envers Dieu ; II, celle des devoirs envers autrui.
La première comprend les devoirs suivants : 1« reconnaître qu'Allah est Dieu et que Mahomet est son prophète et ne pas prendre le nom de Dieu en vain ; 2° la prière, accompagnée d'ablutions, cinq fois par jour; 3<* le jeûne pendant le mois de Rhamadan, depuis le lever jusqu'au coucher du soleil; 4<* l'aumône de 2 1/2 p. 100 de son revenu annuel; 5° le pèlerinage à la Mecque, au moins une fois dans sa vie; 6° la participation à la guerre sainte. — Voici les commandements de la deuxième table : 7° la justice; 8° la bienveillance envers toutes les créatures; 9° la fraternité et l'hospitalité envers tous les musulmans; 10° la probité; 11° la modestie et la décence; 12» la patience dans l'adversité. Le Koran défend les jeux de hasard, la consommation des boissons alcooliques, la fabrication et l'adoration des images, les faux serments, le mensonge et la calomnie.
La morale musulmane a aussi des sanctions. Dieu promet sa miséricorde et une brillante récompense à ceux qui à la foi ajoutent les bonnes œuvres, mais les méchants seront châtiés pour leurs méfaits. Quiconque commet l'iniquité, perdra son âme. Comme l'Évangile, elle ne se paie