Hence, in a season of calm wealher
Though inland far we be, Our soûls hâve sight of that immortal sea Which brought us hither.
{Odes : Intimations of immortality, IX, vers la fin.)
la sincérité et le pouvoir spirituel , a conclu en ces termes ' :
€ La musique, en tant qu'appliquée à des œuvres chrétiennes, en est encore aux bégaiements de Fenfance. Je ne sais ce qui se passe dans les cultes non chrétiens, mais chez nous il y a un abime entre la réalité et Tidéal. Il ne faudrait rien moins qu'un système d'éducation, appliqué avec suite, pour les rapprocher. Je ^ne partage pas l'opinion de quelques mélomanes enthousiastes qui pensent qu'au XX» siècle la musique aura fait de tels progrès, qu'elle deviendra le langage exclusif des sentiments les plus élevés, en tout genre. Mais je suis convaincu que la musique, instrumentale et vocale, garde en réserve des trésors de vérité poétique et d'émotion puissante qui ne sont encore connus que d'un petit nombre. »
L'accès d'enthousiasme provoqué par le chant de V Alléluia, tiré du Messie de Hœndel, à la séance de clôture, est venu confirmer la justesse de cette prévision de M. Waldo Pratt '. L'impression produite par le chant des hymnes choisies par le Congrès a aussi montré tout ce qu'il y avait, dans la musique chorale, de vertu pacificatrice et conciliante.
Tl. — LA RELIGION ET LA LITTÉRATURE
Nous avons déjà parlé des livres sacrés des peuples au point de vue religieux (chap. iv); il reste à les considérer au point de vue littéraire, c'est-à-dire comme ayant été une source d'inspiration féconde pour les écrivains de ces grandes races. C'est là le sujet qu'a traité largement M. Milton Terry 3, en se plaçant au point de vue chrétien et en s'autorisant des paroles même de l'apôtre des gentils :