ET LA PHILOSOPHIE
On a déjà vu dans les deux premiers chapitres quel précieux concours la philosophie prête à la religion pour soutenir les dogmes de Texistence de Dieu et de l'immortalité de l'âme. Ici on montrera les bons rapports que la science et la philosophie ont soutenus avec la religion, au Congrès de Chicago. Le D' Carus, dont nous avons cité le témoignage en faveur du caractère indestructible de la religion (chap. III, p. 97), a fort bien établi, dans le discours suivant, que la science ne saurait être hostile à la religion, car c il y a identité de nature entre les vérités des deux ordres >.
€ La sciefice, a-t-il dit *, est une révélation de Dieu; car elle nous donne des informations sur la vérité, et la vérité révèle sa volonté. Il est vrai que les hiéroglyphes de la science ne sont pas faciles à déchiffrer et que, parfois, ils semblent bouleverser les fondements mêmes de la moralité. Mais de pareilles méprises ne sauraient ébranler votre confiance en la certitude de la science. En sacrifiant celle-ci, vous dégradez l'homme ; vous coupez une de ses plus sûres communications avec Dieu et exposez la religion à dégénérer en superstition. »
c La nature de la vérité religieuse est la même que celle de la vérité scientifique ; il ne saurait y avoir deux vérités en conflit, car ce serait un signe que l'une d'elles est fausse. Il n'y a qu'une vérité. Vinstinct religieux a souvent deviné les vérités morales les plus importantes, avant que le raisonnement eût amené à les découvrir. C'est cette intuition de la vérité qui a toujours distingué les grands prophètes religieux. Presque toutes les religions ont exploité cette merveilleuse ressource de l'âme humaine, « l'intuition », l'inspiration qui révèle la vérité par une sorte de divination....
€ Dans presque tous les domaines de rexpérience, les