‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 110 sur 329 · S64 AGITATION EN BELGIQUE · texte numérisé non relu

S64 AGITATION EN BELGIQUE

un douloureux silence. Lorsqu'elle fut achevée, M. Lebeau déposa immédiatement une proposition ayant pour objet la nomination d'un lieutenant-général du royaume, chaîné, en attendant l'élection d'un roi, d'exercer les pouvoirs du chef de l'État, tels qu'ils étaient déterminés et dans les formes prescrites par la Constitution. Cette démarche avait été su^érée à M. Lebeau par les plus sérieuses considérations. Le gouvernement provisoire, excellent pour une époque de crise, et dont la formation, dans les journées de septembre, avait été un acte de courage et de patriotisme, le gouvernement provisoire, déjà afiaibli par la retraite de M, de Potter, usé par plusieurs mois de pouvoir dans des circonstances où l'autorité s'use si vite, ne suflSsait plus aux besoins et aux inquiétudes du pays. Il fallait un pouvoir nouveau, plus concentré, se rapprochant davantage du pouvoir exécutif, tel que la Constitution venait de l'instituer. Du reste, le gouvernement provisoire avait lui-même le sentiment de cette situation.

Quant au comité diplomatique, après avoir reçu la dépêche de M. Surlet de Chokier, il reporta son attention'sur le prince de Capoue. « Il a fallu, » écrivit-il le 12 février à M. de Celles, « que nous eussions une » lueur (T espérance, pour éviter les fâcheux résultats » d'une si déplorable hésitation. Les assurances » données pour le cas où le Congrès ferait choix Ju » prince de Naples produisent peu d'effet, tant que » nous ne voyons pas d'une manière officielle que » cette élection nous garantirait, en effet, les avan-

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