‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 112 sur 329 · LE PRINCE DE LIGNE S · texte numérisé non relu

LE PRINCE DE LIGNE S

Mais avant d'établir cette nouvelle autorité, qui devait être également temporaire, il convenait sans doute de rechercher s'il ne se présentait point de combinaisons plus favorables à l'affermissement immédiat de la nationalité belge.

On se rappelle que plusieurs membres du Congres et une partie de la presse s'étaient prononcés, à diverses reprises, en faveur d'un prince indigène. Cette opinion qui s'était affaiblie par la mort du comte Frédéric de Mérode, et que les candidatures des ducs de Nemours et de Leuchtenberg avaient complètement écartée, reparut avec une force nouvelle après le refus de Louis-Philippe. MM. Lebeau, Nothomb et Duval de Beaulieu eurent presque en même temps la pensée de placer le prince de Ligne à la tète de l'État. Il importait de prendre sans retard une résolution. L'essai malheureux que l'on venait de faire à Paris avait jeté le découragement dans tous les esprits, et il avait eu pour résultat de faire renaître les espérances des partisans de la maison de Nassau (1). L'armée, que le choix d'un souverain eût soutenue, était activement travaillée par des émissaires ; les grandes villes, cen-

(1) Un ancien diplomate russe qui résidait h Bruxelles, M. le baro» de Kradener, était Tagent actif du prince d*Orange et s'efforçait d'obtenir le concours positif de lord Ponsonby et de certains membres du Congrès. Mais lord Ponsunby, tout en avouant ses sympathies pour le prince d*OraDge,ne pouvait, selon ses instructions, prendre aucune part, active el ouverte, dans les mesures qui seraient concertées pour le faire triompher. M. de Krudenor travaillait à faire excepter le prince d*Orange de Fexclusion prononcée contre la famille de Nassau lorsque M. Vau de Weyer lui fit intimer Tordre do quitter Bruxelles dans les vingt*quatre heures

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