‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 113 sur 329 · S76 LE PRINCE DE LIGNE · texte numérisé non relu

S76 LE PRINCE DE LIGNE

très d'industrie ou de commerce, penchaient de nouveau, les unes pour la réunion à la Hollande, les autres pour la réunion à la France ; enfin, le parti républicain, trop peu nombreux pour prévaloir, était néanmoins assez énei^ique, au milieu du découragement presque général, et avec la coopération des agents de la propagande française qui affluaient à Bruxelles, pour susciter des troubles et maintenir certaines puissances dans l'idée, déjà mise en avant, d'un partage de la Belgique. Cette situation, pleine de dangers, ne pouvait se prolonger sans exposer la révolution à périr.

Plusieurs patriotes songèrent au chef d'une des plus anciennes et des plus illustres familles de la Belgique,* au petits-fils du célèbre feld-maréchal qui, par ses actions guerrières et surtout par ses écrits, avait donné au nom qu'il portait un éclat européen. La supériorité du prince de Ligne, dans Tordre aristocratique, était acceptée par la noblesse belge, qui n'eût pas aisément subi un plébéien, moins encore peut-être un de ses égniix. Il devait plaire au clergé comme chef d'une maison connue pour professer ouvertement le dogme catholique; ses relations avec la famille impériale d'Autriche et avec plusieurs souverains de l'Allemagne lui assuraient de bonnes dispositions après des cours du Nord ; sa candidature n'avait rien d'hostile à la France ; enfin, l'Angleterre, qui redoutait par dessus tout la fusion de la Belgique avec la nation française, eût sans doute prêté son concours bienveillant à un tel choix. On pouvait espérer égale-

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