‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 114 sur 329 · LE PRINCE DE LIGNE S · texte numérisé non relu

LE PRINCE DE LIGNE S

ment l'adhésion de l'opinion populaire. Le prince avait des qualités qui plaisent à la fois à laristocratie et au peuple ; il était plein de franchise et d'affabilité. On r^rettait, sans doute, qu'il n'eût pas pris une part directe à la révolution, qu'il eût mis en avant sa qualité de chambellan de l'empereur d'Autriche pour décliner une mission oOSciellc qui lui était offerte par les autorités révolutionnaires. Tout le monde, cependant, ne devait pas lui savoir mauvais gré de cette réserve. D'ailleurs, on se souvenait aussi que, avant les journées de septembre, il s'était associé aux députations envoyées près des princes de la maison de Nassau pour traiter du redressement des griefs.

Après s'être mis d'^cord sur les moyens de donner de la consistance à la ijouvelle combinaison, M. Lebeau et ses deux collègues résolurent de se rendre au château de Belœil, pour faire une tentative auprès du prince de Ligne. Arrivés à Ath, ils y apprirent que le prince, qu'ils croyaient à Belœil, se trouvait au château du Rœulx, résidence de son parent, le prince de Croy-SoLre. Cette nouvelle fit sur le comte Duval, voisin de campagne du prince de Ligne, une fâcheuse impression. « — J'augure mal, » dit-il, « de cette » circonstance. J'aurais désiré rencontrer le prince » dans son château, seul, livré à lui-même, et non dans » la résidence d'un légitimiste français très prononcé, » dont le contact a pu modifier beaucoup les disposi- » tions de son parent envers la révolution belge, et » dont la présence gênera d'ailleurs nos communi- » eatians. »

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