‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 120 sur 329 · INSTALLATION DU RÉGENT S · texte numérisé non relu

INSTALLATION DU RÉGENT S

» nation, » dit-il, « voulait une monarchie constitu- » tionnelle. Après avoir tenté un premier eflfort pour » réaliser son vœu, que pouvait-elle faire de mieux » que de concentrer dans une seule main les pouvoirs » jusqu'ici trop divisés ? Vous êtes accueilli par elle » comme ouvrant un avenir nouveau, un avenir de » stabilité. » M. de Gerlache constate ensuite les services déjà rendus par Je Congrès. « Il ne m'appartient » pas, » dit-il, « d'en exalter les travaux, et le temps » n'est pas venu de les apprécier ; mais quand nous » n'aurions eu que le mérite de réunir en peu de mots » dans notre Constitution toutes les libertés qu'on ne » trouve guère ailleurs que dans les livres, il me sem- » ble qu'elle mériterait encore d'être mentionnée dans 1» l'histoire. Je ne pense pas que jamais assemblée » nationale ait présenté pareille union, pareil accord » de vues, pareille condescendance de la majorité aux » désirs de la minorité, pour conserver la paix. » M. de Gerlache signale, enfin, les orages qui menacent la Belgique, le revirement qui s'est opéré parmi les puissances, la médiation changée en arbitrage tyrannique, les lois d'asservissement et de ruine qu'elles prétendent imposer au pays. Que si l'on essayait de consommer cette œuvre d'iniquité, il conjure le régent de dire aux cinq puissances qu'en vain elles voudraient repousser, par une contrainte indirecte, la Belgique sous le joug de celui qui, pendant quinze années, fut inexorable à ses prières, ou bien, la jeter par désespoir dans les bras de la seule nation qui lui ait montré quelque sympathie. « Vous leur diriez, » ajoute-t-il, « que la

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