S0 UNION DES CATHOUQUES ET DES UB&RAUX
» patronage de l'Aotriche ; il est abominable, le féroce » métier qu'il s'est condamné lui-même à faire en » Portugal et en Espagne. Il faut maintenant au » catholicisme, comme à toutes les doctrines, soit » philosophiques, soit religieuses, soit sœurs, soit » rivales, une vie propre et entièrement indépen- » dante, qu'il ne tienne que de lui-même, et qu'aucun » pouvoir, hors le sien, ne puisse lui ravir. Sans la » liberté pleine et illimitée d'opinions , qui emporte » nécessairement la liberté de se tromper, la vérité » elle-même est frappée à mort. Nous demandons aux » catholiques s'il dépend d'eux de ne pas vouloir cette » liberté-là, à moins qu'on ne leur suppose la volonté » de travailler à leur propre perte. Et s'ils prétendent » qu'ils ne se trompent pas, qu'ils sont seuls dans la » bonne route, nous leur reconnaîtrons volontiers le » droit de continuer à le prétendre, à l'établir même, » s'ils y réussissent, et à le prouver. Mais de cela » précisément résulte pour les autres doctrines un » droit égal... »
Cette profession de foi eut un succès prodigieux, parce qu'elle exprimait énei^iquement les idées de tous les patriotes et qu'elle résumait les progrès politiques et philosophiques dès lors accomplis dans notre pays. L'union eut pour base définitive ce principe fondamental, que l'on se prêterait un mutuel appui dans les efforts tentés auprès du gouvernement pour le redressement des griefs et pour la conquête des libertés que chacun réclamait.
L'opposition devint ainsi la nation belge tout