‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 133 sur 329 · UNION DES CATHOLIQUES ET DES LIBÉRAUX · texte numérisé non relu

UNION DES CATHOLIQUES ET DES LIBÉRAUX

entière. Il fiEillait, pour fléchir ou dompter uu tel adversaire, soit un changement complet de politique, soit une compression immédiate. Le monarque fit des concessions, mais elles étaient jinsuffisantes. Tantôt indécis, tantôt obstiné, il finit par succomber dans une lutte dont il ne sut prévoir ni les péripéties ni les conséquences : au delà des questions constitution nelles, dans lesquelles le débat paraissait circonscrit, les Belges entrevirent bientôt la renaissance de leur nationalité, qui devint le but suprême de leurs efforts. Le gouvernement provisoire de la Belgique insultée tenait son mandat du peuple armé pour ses droits, et ses principes du grand parti national qui avait préparé la révolution. Aussi le gouvernement provisoire ne se borna-t-il point à proclamer l'indépendance future de la Belgique, il se servit également de sa puissance dictatoriale pour réaliser, de la manière la plus large, les vœux des pétitionnaires de 1828 et pour traduire en décrets les principes inscrits dcms le programme de VUnion.

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