‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 138 sur 329 · VCBUX DU CLERGÉ BELGE · texte numérisé non relu

VCBUX DU CLERGÉ BELGE

» pour hâter le progrès de l'intelligence générale. On » peut en abuser sans doute ; qui ne le sait ? mais ou » abuse aussi de la parole, et le premier de ces abus » n'est pas, quoi qu'on en dise, plus à redouter que » l'autre, et peut-être moins. Ayons foi dans la vérité, s> dans sa force étemelle, et nous réduirons de beau- » coup et ces précautions soupçonneuses et ces venx> geances contre la pensée, qui n'ont jamais étouffé » une erreur, et qui souvent ont perdu le pouvoir en » l'endormant dans une niaise confiance et dans ui^e » fausse sécurité. » Pour couronner ces réformes et pour féconder le terrain où toutes ces libertés devaient fructifier, l'Avenir demandait le développement et l'extension du principe d'élection ainsi que l'affranchissement des administrations provinciales et communales, au lieu du système de centralisation légué par le premier Empire.

Par son langage si éloquent et ses tendances démocratiques, V Avenir avait excité un véritable enthousiasme, surtout parmi les jeunes prêtres; mais quelques-unes de ses doctrines rencontraient aussi une forte résistance dans le sein même du parti catholique. La plupart des journaux religieux, tant > en France qu'en Belgique, combattirent énergiquement l'idée de restituer à l'État la dotation qu'il accordait au clergé depuis la suppression de la dîme et la vente des biens ecclésiastiques.

Le Congrès belge ne tarda point à connaître les vœux du clergé national. Le 17 décembre 1830, il fut donné lecture d'une requête , par laquelle l'arche-

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