‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 139 sur 329 · VOEUX DU CLERGÉ BELGE · texte numérisé non relu

VOEUX DU CLERGÉ BELGE

vêque de Mali nés engageait rassemblée à garantir à la religion catholique cette pleine et entière liberté, qui seule pouvait assurer son repos et sa prospérité. Les divers projets de constitution qui avaient été publiés jusqu'à ce jour étaient loin, suivant M. le prince de Méan, d'avoir suiGsamment assuré cette liberté. « L'expérience d'un demi-siècle a appris aux Belges, » disait-il, « qu'il ne suffit point de leur donner en » général l'assurance qu'ils pourront exercer libre- » ment leur culte; car cette assurance leur était i> donnée dans l'ancienne constitution brabançonne , » elle leur était donnée dans le concordat de 1801, » elle était encore dans la loi fondamentale de 1815 ; et, » cependant, que d'entraves leur culte n'eût-il pas à » subir ! que de vexations n'eût-il pas à essuyer sous » les différents gouvernements qui s'étaient succédé » pendant cet espace de temps ! » Le prélat avait la ferme confiance que le Congrès, composé de mandataires d'une nation éminemment religieuse, saurait empêcher à jamais le retour de ces maux ; il ne réclamait pour les catholiques aucun privilège ; une parfaite liberté avec toutes ses conséquences, tel était, selon lui, l'avantage -que les catholiques voulaient partager avec tous leurs concitoyens. En résumé, le prélat demandait que l'exercice du culte catholique ne pût jamais être empêché ni restreint, qu'il fût parfaitement libre et indépendant dans son régime .et particulièrement dans la nomination et l'installation de ses ministres, ainsi que dans sa correspondance avec le saint-siége; que la liberté de l'enseignement

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