CHAPITRE PREMIER
nce fut une époque de transition, pendant !s nouvelles institutions de la Relique prie dans le sol. Depuis le mois de septembre, nement avait eu des formes républicaines ; omulgations de la Constitution et l'installarégent, reparurent les premières formes ijucs. Le Congrès vota bientôt un décret qui ; à tous les fonctionnaires, tant civils que , de prêter serment de fidélité au régent et ice à la Constitution et aux lois du peuple dministration, divisée jusqu'alors en comités, icienne division en ministères.
onstituer son cabinet, le régent se contenta, ■ier, de donner le titre et le pouvoir ministéanciens présidents ou administrateurs génécomités. M. Sylvain Van de Weyer conserva, [uence, la direction des affaires étrangères
a PREMIER HINtSTÊRE DO BfiGENT
H. Alex. Gendebien devint ministre de 1 M. Tielemaas, ministre de l'intérieur; M. Ch. kere, ministre des Gaances, et M. le génér ministre de la guerre (1). On Gt remanpier que l'élément catholique n'était point représ le cabinet qu'il venait de constituer et que, lacune, l'union pouTmt être altérée. Le cabii de s'adjoindre M. de Gerlache qui, dans la 25 février, avait été élu président du Congo par cent vingt-deux voix sur cent trente v^ arrêté du 27, contre-signe par tous les appela M. de Gerlache à la présidence du coi sans portefeuille, ni traitement, ni voix dé Bien que cette nomination ne donnât à M. di aucune influence effective sur les décisions ( elle fut violemment attaquée par certains aux tendances Ihinçaises, notamment par VI lion, qui gardât rancune au nouveau pi cause du discotun qu'il avait prononcé en duc de Lenchtenbei^. Dès le 7 mars, M. d( remit sa démission motivée au régent, alléj tout que l'on savait très exactement à l'Énu tout ce qui se disait, tout ce qui se passa cabinet, et qu'il se trouvait attaqué dans i
(t) lin député, qui avait également révélé une intel]igen< et dans te comité de Constitution et dans le comité < M. Nolhomb, le plus jeune membre de rassemblée national le 1" mars secrétaire général du mioislëre des aRbire; H. Plaisant conserva la direction de l'adm in isl ration gè sûreté publique.
BtORGAmSATION ADHINISTnATIVB 1
uit fois depuis huit jours qu'il siégeait au !n vain le régent s'efforça-t-il de le faire r sadétenninatioD ; M. de Gerlache persista, 1 avait pu apprécier ce qu'il y avait de faux sition ; la démission qu'il avait donnée hit ; 15 (1). Il reprit la présidence du Congrès, let conserva sa couleur ezclusivenicot libé-
ne pouvons dire homogène, car de graves i ne tardèrent point à éclater entre quelqueslinistres. Les membres les plus influents, is politiques du cabinet étaient le ministre ice et le ministre des affaires étrangères, i les deux du gouvemement provisoire ; ivirent la tâche qu'ils avaient remplie juste premier avec une éaei^e au niveau de volutionnaire, le second avec une aptitude >le pour les affaires diplomatiques . Ce premier de la régence n'eut d'ailleurs qu'une exiswurte ; l'absence d'un plan nettement arrêté, ; de nature à conduire à une solution décilysa les meilleures intentions et rendit le
quelque sorte impuissant jusqu'au jour où liments intérieurs amenèrent sa dissolution, ^nisation administrative avait été nne des plus difficiles dn gouvemement provisoire, de la plupart des grands établissements trouvait en Hollande. La Haye possédait la
icbe, Bitloire da royaume da Pays-Bai, i' II, p. 994.
RÉORGANISATION ADHINISTRATtVB B
de l'intérieur devait étendre son action sur ces, les communes, les ponts et chaussées, )n publique, l'agriculture, l'industrie, la ]ue. Les administrations provinciales avaient leurs archives, leurs bureaux, une grande ne de leur personnel ; et la nomination d'un ir devait sufBre pour rendre au mécanismedu blic le mouvement que la révolution y avait lément suspendu. Le gouvernement provivoulut pas cependant accumuler sur une la responsabilité de ces hautes fonctions le triomphe de la révolution fût certain; rer la marche du service public et rallier Bruxelles les intérêts de toutes les localités, , d'abord des commissions provinciales là ;ssité l'exigeait. Ces commissions réalisèrent Dces du gouvernement ; à mesure cependant rconstances permirent de rentrer dans un choses plus régulier, les commissions prolisparurent successivement pour faire place rerncurs. Les états députés furent maintenus tllés partout où il avait été possible d'en membres. Dans plusieurs provinces, quelles députés permanents avaient refusé leur au gouvernement provisoire ; d'autres choisis, autant que possible, parmi les memétats provinciaux, les remplacèrent, et ce itinua, comme auparavant, à s'engrener avec , sans secousse et avec une liberté de mouni en doublait la force. L'institution des
10 RiORGANUATION ADMINISTRAlTirE
ommissaires de district et de milice fut oQservée, Qiiaat aux administrations des t ampagnes, elles durent être recomposées ] [e l'élection directe ; presque partout le vœu [ésigna des hommes résolus à défendre la le la révolution. Dès te mois de décembre 18 •tait rétabli (1).
Le comité des finances embrassait l'adm [es contributions, de l'enregistrement, des lomaines, du trésor, de la garantie des mi it d'arçent et des monnaies. M. C(^hen, '■ ête de ce comité, se trouvait dépourvu à I( ■étroactes quelconques et du personnel }our remplacer non seulement la directio [ui siégeait à La Haye, mais encore les etn )roTinces qui avaient abandonné leur poste, i créer, et tous les éléments d'or^anisa piaient. Les premiers soins du chef du ( inances curent pour objet de constituer l's ion générale, centre d'où devaient partir l lions à faire exécuter sur tous les points du 1 s'occupa ensuite de réorganiser le perse es provinces et d'activer la rentrée des in ysée par l'effet inévitable des circonstances. le ces travaux, l'alm n.strateur général n >oinl les améliorai ons matérielles que , ïuables avaient lieu d'espérer de la ré
(!) Cas deuils oot é\é puisés dans le rapport fait au lécembre i830. par M. Tieleuians, admiDislrateur général
BÉORGANISATION ADMINISTRATIVE 1t
ne. La suppression de la loterie ; le retrait de irétatioD ministérieUe qui avait haussé le prix ibre des journaux et des affiches ; la cessation QBS que le système de législation en vigueur peser sur les distilleries et les brasseries ; la ssion des lege» ; l'abrogation de l'arrêté qui tissait les passages d'eau à la contribution e : telles furent les améliorations les plus es que H. Coghen provoqua du gouvernement lire. Dès le mois de décembre aussi, le service ût, avec une régularité parfaite, dans toutes les ces et les parties de provinces où l'autorité du ■nement belge était reconnue. Partout les rés rivalisaient de zèle, et, dans beaucoup de is, les contribuables montraient à s'acquitter le trésor un empressement remarquable.
;hen eut pour successeur, à la tête du comité mces,M. Charles de Brouckere, dont l'énei^que i ne devait reculer devant aucun obstacle (1). oqua le complément des mesures méditées par édécesseur. La diminution des impôts et la ssiou de ceux qui exigeaient la surveillance la tive lui permirent de simplifier les routes de listration supérieure. Il avait obtenu du goulent un arrêté statuant qu'aucune personne ite à l'administration financière ne pourrait ùrement y entrer. Il avait demandé aux gouver-
i Brug&t le ISjiavier i796, Cbirles de Brouckere est mort esleSO avril 1860.
neurs une nouvelle circonscription pour les et prescrit que, en attendant la réoi^aniss confiassent les recettes et les contrôles Tacai receveurs ou contrâleurs, dont les places p être supprimées et les circouscriptions i^ dans d'autres. EnGn, dès le commencement d 1831, M. de Brouckere s'occupait d'un p réunion de l'enregistrement et du domaine ! seule administration (1).
Le comité de la guerre avait été dirigé, ( fin du mois de septembre jusqu'au 30 octol par le colonel Jolly, membre du gouvernemei soire ; et, depuis le 30 octobre 1830, il eut à : général Goblet. Durant sa courte administr colonel Jolly ne put que tracer les cadres de sation future de l'armée ; M. Goblet créa les de la guerre et les premiers éléments de nationale. Une des causes qui avaient en gouvernement provisoire à ne pas repous mistice, c'est que, à la date du 18 novembi la force régulière dont il pouvait dispos tout à fait insuffisante. Cependant l'admin de la guerre ne restait point inactive. Il ré rapport adressé, le 7 décembre, par M. Chaza dant général de l'armée, à M. Goblet, que l'on
(1) Voir le rapport Tail, le ii décembre 1630, au C<i H. Co^hen, admiaistraleur général des finances, ainsi que 1' moLirs du projet de décret présealé, dans la séance du 13 jai par H. Ch. de Brouckere, concernaat le budget des dépeu premier semestre de 1631.