‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 169 sur 329 · RAPPEL DU COBCTE DE CELLES 4S · texte numérisé non relu

RAPPEL DU COBCTE DE CELLES 4S

tepuis la tentative malheureuse qui avait été faite ir élever le duc de Nemours sur le trdne de la Bellie, M. le comte de Celles ne pouvait plus repréter utilement le gouvernement à Paris. Une partie Coi^rès rejetait sur lui la responsabilité de la eption dont on avait été victime ; plusieurs mems avaient même demandé son rappel, l'accusant •liquement ou de s'être laissé tromper par des rtisans, ou d'avoir sciemment trompé le peuple ^. M. Van de Weyer n'osa point se roidir contre exigences que le passé semblait légitimer. M. le ite de Celles reçut bientôt ime dépêche par laquelle Qînistre des affaires étrangères l'informait que des ons de politique intérieure avaient décidé le régent : rappeler de Paris. Le cabinet Irançais apprit cette innination avec autant de peine que d'étonnement ; M. de Celles n'avait pas seulement cherché à &vo- T la politique française, il éteût encore un ami sonnel du roi Louis-Philippe (1). Le régent lui

I H. Sébastian) exprimB les regrets du cabiael ^Dçais dans uno a adressée, )e T mars, au général Belliard. « Les Belges, disait-il, pouvaient avoir ici an envoyé plus digue de couflance ni plus pable de bien comprendre leurs vrais ioléréts ei la politique si inchemeat amicale que nous suivons à leur égard. H. le comte de Iles a loyalement rempli, j'aime k le dire, son imporlante mission, laissera de jnstes regrels cbez tous ceux qui ont pu apprécier son ractère et ses qualités. Je viens, par ordre du roi, de lui en écrire, de lui exprimer les sentiments de bienveillance et d'estime que I Hqjesté a conçus pour lui. Quant à moi perBonnellement, je vois vc peine le rappel de H. de Celles, et je souhaite vivement, dans >a sncceasenr, le même esprit de s^esse et de conciliation, la éme entente des intérêts de son pays et des rapports qui doivent

PRÉVENTIONS DE l' ANGLETERRE 4T

%s de la Belgique ; et la nomination même de it de Chokier à la régence du royaume était ée, au delà du détroit, comme un moyen de [■ la France (1). II importait donc de détromper

lEUorilédu comité diplomatique croyait de booDo Toi que la B devait espârer son salut que de la France, et de la France lis qn'une dëpulalion du Congres éLail allée notlBer â Louis- Slection du duc de Nemours el que la Belgique attendait avec réponse du roi des Français, le comité diplomatique écrivit ier) à H. de Celles ce qui suit : « Nous ne pouvons rester cerliude où nous laisse la marche suivie par le gonvernement

Les efforts des partisans de la répuLilique n'ont rien de bien

Ceux qui professent un altachoraent sincère et désintdreesé itutions républicaines avouent que ce système n'est pas «pulaire. Hais encore Taut-il mettre un terme à des discus-

cette nature, qui pourraient Snir par n'être pas sans danger tranquillité publique. — On paraît donc s'arrêter et se réunir 'une seule idée, qui germe plus que jamais elqae nous devons ictifier si nous voulons réellement servir notre pays. Quelltt

la décision de S. M. le roi des Français, relativement à l'éleclon fils, le duc de Nemours, comme roi des Belges, qu'il y Tus ou une réponse dilatoire, tes membres de notre gouver- M les députés les plus inQuents du Congrès semblent s'accor- ■ proposer là nomination d'un régent qui tiendrai! les rênes

au nom de H. lo duc de Nomonrs, roi déSnitivemenl élu ; ce isercerait le pouvoir suprême jusqu'à l'époque où ce jeune levenu majeur, pût prononcer par là même une acceptation, lamment de la volonté du roi son père. Tel est le projet que hargé de vous communiquer et que vous pourriez bin pres- 1 gouvernement thinçais en même temps que vous consultemembres de la députation belge qui se trouvent à Paris, dans lù, à ia réception de celte dèpécbe, nous n'eussions pas iblenu de S. M. le roi des Français un consentement décisif , et surtout dans le cas où l'on eût répondu à notre conQance refus qui, n'en doutez point, serait considéré avec un sentinible par l'universalité de nos compatriotes, peu disposés à r humilier et encore moins portés à se soumettre aux froids de quelques politiques français qui songeraient à nous

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