‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 176 sur 329 · PAATAGE ÉVENTUEL DE LA BELGIQUE · texte numérisé non relu

PAATAGE ÉVENTUEL DE LA BELGIQUE

agitaient les esprits uon seulement en Belmais aussi dans les départements français lu Luxembourg. Les journaux annonçaient président de l'association patriotique de la s'était engagé, en cas d'intervention armée grand-duché, à faire un appel à son gouver- ; et que si le ministère de M. Casimir Térier judail pas, les citoyens voleraient d'eux- !i la défense du Luxembourg. Déjà on avait

Metz une liste où plus de 2,000 hommes de 'olonté s'étaient fait inscrire. On annonçait lie les chefs de troupes en garnison à Sedan ait également aux volontaires luxemboui^eois ■sse de marcher avec eux au premier coup de : dans le grand-duché.

se n'était pas seulement une province que la ! était à la veille de se voir arracher. La résisstinée du Congrès aux arrêts de la conférence 1res avait lassé la patience des arbitres de , et, pour 'trancher une question d'où la touvait sortir à toute heure, ils n'étaient pas de prêter l'oreille aux perfides insinuations e de Talleyrand et faire disparaître la Belgique arte du monde politique. Il s'agissait de

les provinces belges entre la Hollande, la la Prusse et l'Angleterre. L'Angleterre devait ivers ; la Prusse aurait ajouté à ses provinces s le Limboui^ entier, Liège et Luxembouiç; nde aurait obtenu les deux Flandres ; et le lot i'rance se serait composé des provinces de

CONSPIRAnON ORANGISTE

implot odieux, qui eût fait de la Belgique une ologne, fut heureusement déjoué par l'attitude

rangôres du roi des Français et auprès dti roi lui-même. Qiioit de cette missioa ne soit pus complélemeDl expliqué dans les que nous avons sona les yeux, il en résulte cepeDdsnt que le âpécaud était chargé d'éclairer le roi et le ministre sur l'iHat le la Belgique, sur les manœuvres de lord Ponsonby, sur les

la conspiration orangiste, et de leur indiquer les moïens l'influence Trancaise d'une manière durable. Après avoir vu iani, le colonel Répécind écrivit, le i" avril, au (rÉnëral Bel- . J'onbliais de vous rapporter un mot par lequel il a arrêté les pemenls que j'essayais de lui présenter d'après vos ordres: tget n'ont qw. des id^es folUt ; qu'ili y prennml garde, onlet •a. » Il répondait par là â ce que je lui disais que les Beiges it snr la France, parce que la France est intéressée à ne pas «mber leurs placea rDries entre les mains des Anglais ou dns is...»— Du reste, voici comment s'exprime un historien. puisé ses informations i bonne source. <> Après l'éleclion du Nemours uanulée par le rehjs du roi des Franchis, la Belgique pas cessé d'âlre un grand embarrras européen. Il fut iérieuqu^lion, alors, de la partager. D'après In plan proposé, la aurait obtenu la partie méridionale de ce pays, dont la partie ■ionale aurait été rendue à lu Hollande ; la Prusse aurait pris ■ les deux rives de la Heuse et dn la Moselle, et Anvers aurait \ à l'Angleterre. L'empereur de Russie, nous tommes en droit ■mer, se prâtait volontiers à la réalisation de ce plan, auquel issait le duc de Murlemart. Nicolas était bien aise de détourner des Pays-Bas l'ambition de la France, qui, dans cette bypoa'aunit plus menacé que les Anglais. Quant ii l'Autriche.

baine des révolutions absorbait toutes les pensées, elle m sans déplaisir les Belges châtiés de leur récente :tion. a (Louis Blunc, Hittoire de Dix Ans, cbap. X.) e qui regarde la connivence du prince de Talleyrand, elle est L démontrée dans l'ouvrage consacré par Benry Lytton

la mémoire de lord Palmereton. Le projet éventuel de cvaii également, ce semble, sourire ft M. Sébastiani ; en

Paln:erston étant â Paris, U. Sébastiani s'était eO'orcé de icre qu'il était indispensable et essentiel â la Franco de

le Rbiu pour rrontière.

CONSPIlUnON ORANGISTE

de la nation, les efforts perse' ic le régent allait bientôt appel<

sagesse de la majorité du ' on efficace du prince dont l'élei volution et faire entrer définit lans l'association des États indé]

mois de mars, personne ne poi :te heureuse solution. Le minisi ipoir dans la confirmation de 1' Dours, dans la révocation du refi )r, ce refus était définitif, irrév ^claration dans ce sens fut faite ■is ainsi qu'au général Belliard (!

oque froideur marquée, hosti oyé de la France et le commii à Bruxelles. Le général Bellia ragements de lord Ponsonby les e-révolutionnaire et les vastes n iratioit oraugiste, plus vivace qu &re belge n'ignorait pas cette

I dépêche en date du 30 mars, le comte Sél liard: « ... Les Belges comprendront faci re question aujourd'hai du duc de Leuchtei a élë donnée par les grandes puissances celte combinaison; moins encore pourra de Nemours. 1^ résolution du roi en ce <] Dent connue; le refus de SsM:ueslé est is même vivement qu'aucune tentative ne s ince. »

autre dépêche également datée du 30 man s termes au général Delliard : n ... Cesl a remarquer dans votre correspondance le

CONSPIRATION OltANGISTE V

il savait qu'elle était Oagrante, qu'elle pouvait, lataat, entraîner le pays dans la guerre civile. avoir montré une indulgence trop grande i i de certains personnages, on reconnut enfic «ssité d'agir avec promptitude et avec énei^e Sfection du général Vandersmissen, gouverneui lire de la province d'Anvers, ne devait plu; r aucun doute sur les projets du parti contre' itionnaire ni aucune illusion sur la gravité de 1e ion (1). Mais lorsque le conseil ouvrit ses délibé is sur les mesures à prendre pour surmonter It

l'hostilité ouverte entre vous et lord Pooscoby. Nous sommée certes, d'igoorer toutes ses manoeuvres ; nous savons que, trO|: Dt, ses ialriguos ont seules produit cet état d'irritation et dt ice si funeste pour la Belgique, si menaçant pour ses voisins ; nous devons croire que la conduite de cet agent de l'Angleterri iliëremenl indépendante des iaslruutions et des vues de sa oour : fil, d'ailleurs, que nous soyons instruits de ses démarches : e être la prudence exigera-l-elle que vous paraissiei ignorer toai i-ellos ont d'bostile pour la France. Le roi compte sur voir» se et votre habileté, pour éviter lous les embarras d'une posilioi délicate. »

Vandersmissen a consigné les détails de ce complot dans une Iressée au duc de Wellington et datée d'Aix-la-Chipelle, 1832

laisserons parler ; « ... Pendant mon séjour à Anvers, coramt irneur général de la province {fin mars 1831), le consul hano- , M. Ellerman, vini me trouver, et me dit qu'il avait des comîalions delà plus haute importance ù me faire de laparidi Ponsonby, et qu'il pouvait me donner les assurances les plus ves que ce lord était chargé, par son gouvernera cnl, de favoriauiani qu'il dépendrait de lui, la restauration de la maisor ige, mais qu'il désirait que les Nassau fussent ramenés par ue ement populaire. Le consul Ellerman ajouta qu'il connaiasaii ituchemenl au roi Guillaume cl i ma pairie, et que, pour ce motif aboucherait avec les chefs du parti orangisle, qui devaient con

Tt DEUXIÈME MIMSTËRE DU R£GENT

crise, des dissidences éclatèrent parmi se et rendirent nécessaire la dissolution d Toutefois, avant de se retirer, il don d'arrêter les officiers notoirement impl la conspiration, et il convoqua le Coe le 29 mars.

Le régent, se voyant isolé dans ces ci: critiques, avait mandé auprès de lui M. Sauvage, gouverneur de la province d( l'avait chaîné de composer une nouvelle tion. Le 23 mars, M. de Sauvera fut noma de l'intérieur; le lendemain, le portefeuilU tice fut confié à M. Barthélémy, membre d et le portefeuille de la guerre à M. d'Hani huyzen, colonel au 2' régiment de chasseui

n Iribuerau mojveinctilenquealion. lUerininaeii disant <> lail sur moi pour rendre i ma patrie le bonbcur ei » et la préserver d'uoe anarchie complële... Le momenl V li <n (levail éclater élait arrivé, ei dans ce m3iiient c n sonnes distinguées et estiinnbles s'élaienl si Tort con » t>auver leur pays iie l'anarchie, lord Ponsonby faisait » du niouvcincnl qu'il fallait retarder encore do quelque» » lion. Voire Grandeur coinprenclj-a le danger de noire 1 suite d'une conduite si inalicnclue de lord Ponsonby. ( H bison; plusieurs personnes ailées commençaient à» » générosité du tord. Dus le lendemain, il ne craign n le masque, et it déclat^ au major Pongt, sur laplaci » avait ooe autre combinaison â proposer, et qu'on ne di » qu'i nouvel ordre, s'occuper des intérêts du prince d' » oous lrouv3nii;j, inilurd, pur cette indigue pertidic, ± ■ la plus affreuse. Viclimes de noire loyauté et de notre » nercstiiplusï H Shoms, au major Parys, à mon aide de » et â d'auires personnes rcL-oinuiandables, qu'à nous c n exil volontaire... »

DEDXiftHE HINTSTËRE DU RÉGENT TB

rété du même jour refusa la démission donnée . Ch. de firouckere et le conserva à la tête du «ment des finances. Le poste le plus important, I difficile, le plus périlleux, restait encore vacant :

le ministère des affaires étrai^res. M. de ^, avant de quitter Liège, avait demandé à t>eau, revenu dans cette ville pour y reprendre étions d'avocat général, s'il pouvait compter sur ur le portefeuille des affaires étrangères, dans

où l'appel du régent aurait pour but de le r de composer un cabinet. M. Lebeau avait l cette proposition. Après avoir déclaré qu'il t pas assez l'expérience des affaires publiques devenir ministre dans des circonstances aussi I, il conseilla de choisir son collègue et son ami, iil Devaux, dont la haute raison avait exercé ilors tant d'influence sur les débats de l'as- ^ nationale. La nomination de M. Devaux fut e et signée, & son insu; mais il se rendit immélent à Bruxelles pour déclarer à son tour que sa ne lui permettait pas d'accepter les fonctions érielles. Avec l'assentiment du régent, une nouentative fut faite auprès de M. Lebeau; il vint telles et finit par accepter le portefeuille des s étrangères, mais à la condition expresse que vaux ferait partie du cabinet comme ministre . Jusqu'alors le régent s'était montré très accomit ; tout à coup il sentit qu'il s'agissait de ;r la tendance exclusive qui avait été imprimée alors à la })olitique étrangère, et ses sympathies

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