‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 177 sur 329 · DEUXIÈME HINISTËRE DU RÉGENT · texte numérisé non relu

DEUXIÈME HINISTËRE DU RÉGENT

;res ministres ne lui offraient aucune garantie çenre, et que l'adjonction de M. Devaux pouiile donner à l'opinion qu'il représentait l'im- }e qu'il avait le droit d'exiger qu'elle eût dans iseil. Les quatre ministres présents ayant vé ces raisons, le r^nt céda et fît avec ! le sacrifice de ses répugnances. Par arrêté du Lebeau fut nommé ministre des affaires étranet un autre arrêté, contre-sjgné le lendemain is les membres du cabinet, nomma M. Devaux •e d'État sans portefeuille, mais avec voix délie au conseil (1). M. Nothomb était maintenu s fonctions de secrétaire général du ministère aires étrai^res. M. Ch. Bogier, qui n'avait ré en sortant du gouvernement provisoire que lestes fonctions d'aide de camp du régent, cond'après les instances des nouveaux ministres, à i^er momentanément de la direction de la publique, vacante par la démission de M. Plai- 3n énei^ie et ses excellentes dispositions ne aèrent pas peu au rétablissement de l'ordre (2).

)evaux s'étaat rendu pour quelques jours à Bruges, le conseil très crut devoir soumeltre au régent un autre arrêté, que de Chokier s'empressa de signer. Il accordait à H. Devaux, inistre d'Ëlat, un IraiteuienL de 10,000 Oorins. Dès que, à son . Devaux eut conuaissance de cette résolution, il en exigea le médiat, meuBçant de se retirer si on la laissait subsister. lirection de la sûreté publique lut ensuite cooBèe, paf arrâté du S mai 1831, â M. François, membre du Congrès. H. Rogîer é, le 5 juin, gouverneur de la province d'Anvers, en remplace- I. Tielemans, qui exerçait ces fonctions depuis le 1" avril, et au gouvernement de la piovince de Liège.

SOCIAnON NAnONALE

^e ministériel, a ïit dans l'administr s les plus énei^iquE Constitution, avaien aide au r^nt et < tentatives des pa luissance d'une assoc out entier. Les dis< Tononcés lors de la comme il Fallait arri t résolu que l'on élii oi^aniser l'associatic et qui suppléerait ai mars, le Courrier ociation nationale i

3n est formée à Bi ance du pays et l'exc

es de l'association t Qt acte.

oàé s'engf^e à pa} 15 cents par mois, es s'engagent sur nteniv, au prix de t ce et la nationalité b à ne jamais transige ! que la patrie soit igression hostile d(

L ASSOaiTION NATIONALE 7»

Jne première liste de signataires sers publiée unmeat dans les journaux. Les premiers aires inscrits se réuniront pour nommer un l chargé d'aviser aux moyens de propager liatiou dans les provinces. « te fat immédiatement couvert de signatures, té fut nommé sous le patronage de deux des ministres et, te 27, l'Association publia un le dans lequel la guerre immédiate était comme le seul moyen de salut pour la

!u de jours, l'association compta un grand d'adhérents dans le Congrès, dans l'armée, iministration et dans toutes les classes de Partout des listes étaient déposées et imméit couvertes de signatures ; partout s'organi- ?s comités qui reçurent l'impulsion et le mot lu comité central siégeant à Bruxelles, ciation avait recommandé de respecter l'ordre t les propriétés ; mais il était trop tard.

Kcumeal élait signé par le coDiilé, coinpotié de : Tielemans, président, ancien miaistre dû l'inLériear ; — ien, membre du Congrès eLaiiciea minisire de la jnslice, eat ; — Vao NecDen, membre d j Coo^rès, vice-président ; — iecrélaire; — Wallez, secrétaire an miaislôre des afibiret aecrélaire ; — Defacqz, membre du Congrès, trésorier ; — )r, substitut du commissaire du gouvernement, trésorier ; — eX'bunni ; — Eng. Faignaux, médecin ; — Ph. Lesbroussart, eur général do l'iastruclion publique ; — Blargnies, membre s ; — DoDckier, génèi-al do brigade ; — E. Ducpétiaux, lu Courrier ; ~ Levae, rédacteur du Betgt ; — P. Rodenbach,

Le peuple, îo<quiet Je l'atUtuJe des ch* civique et des ofEciers de l'armée qui jMTler serment au régeut, excité par le incessantes des feuilles oran^stes, et sur le caractère des actes de l'associatio pour un eocouragement, le peuple s'i avec fureur contre les ennemis de la i gouvernement eut occasion de recheret meut les causes des désordres qui afflig Le Congrès nomma une commission d'ei découvrir les auteurs et les livrer au Il résulta de cette enqudte la conviction les scèues de dévastation, que nous de reusement rappeler, furent l'eflet d'uni colère soudaine amenée par les imprud contre-ré vol utionoaire plutôt que le dessein délibéré et arrêté. Pour comble le gouvernement demeurait impuissant ministériel laissait le pouvoir sans fore civique, dévouée à la révolution, répug ses armes contre le peuple exaspéré. Prt les mesures de répression furent ou ii tardives.

Les premiers désordres commencèrei dans la journée du 27 mars. Une band vint assaillir et dévaster les habitations quiers de la troisième section, accusés la garde civique de cette section, mal môme à l'égard des suspects, garda l'a des chasseurs du corps de Borremans

it pour se joindre aux pillards. Les désordres sut dans la nuit et jusque dans la matinée irquée par le saccagement de l'établissement «rie des fournisseurs de l'ancienne cour. Le ministère venait de se constituer ; il débuta it les mesures les plus propres à mettre un

ces tristes excès. Les troupes peu nomui se trouvaient h Bruxelles furent mises en bataille ; la générale fut battue dans toutes

et mie proclamation fut adressée par le

-même à la garde civique pour l'engager à

ei^quement sur ses foyers et à défendre la

e les agitateurs qui allaient détruire la paix

ance.

e civique écouta la voix du régent, et l'irri-

»lma tout à fait lorsque, sur les injonctions

au ministère, les chefs de la garde et de

urent consenti à prêter immédiatement

le fidélité au chef provisoire de l'Ëtat et

ce à la Constitution.

reusement l'action du pouvoir central ne

as encore se faire sentir dans les provinces

pie s'était également soulevé.

L soirée du 28, une multitude exaspérée

âgé à Liège les bureaux de l'Écho, journal

la maison de l'ancien directeur de la police

d'un des premiers industriels de la cité, aain, après avoir dévasté l'hfitel d'un autre gaiement accusé d'orangisme, la foule se évêcbé sous prétexte que l'évêque (M. Van

tre-coup des désordres de Bruxelles et de fit bientôt sentir à Anvers. Dans cette ville, la réaction fut positivement provo- ■ l'imprudence des contre'réTolutionnain^ociant de la cité avait eu la témérité publiquement : yive le Prince d'Orange ! des attroupements se formèrent aux cris bas les traîtres ! Mort aux orangistes ! s Belge»/ La foule se porta le 31 mars s bureaux des deux journaux orangistes ^a les hôtels de l'ancien boui^mestre icien procureur du roi, ainsi que l'hal'un des principaux négociants. Le len- [n- avril, le général de brigade Le Hardy eu, commandant de la deuxième division e, fit publier la proclamation suivante: tants d'Anvers, cédant au vûbu du conseil irçmestre et échevins de notre ville, et à ma conscience, je déclare qu'à dater d'aujourïux heures de l'après-midi, la ville d'Anvers arée en état de si^e. J'ordonne que pour ïure toutes les personnes non domiciliées à , et qui n'y seraient pas depuis quatre jours, ent. J'ordonne que tous tes cabarets, cafés, lets et tous autres lieux publics soient ferinvite tous les bons citoyens à rentrer à la % sommation de l'autorité militaire. Les ; de malfaiteurs, de pillards, d'incendiaires, impitoyablement mitraillés, et les coupables flagrant délit seront jugés par une commis-

» sion militaire, qui restera en perman » cutés immédiatement... »

Le 4 avril, un événement déplorab affliger la ville de Gand. Un industri< menées orangistes, fut arrêté par le peu de sa manuracture et traîné jusqu'à la p où il fut euGn arraché des mains d' furieuse par le commandant de la ville bruit de cet attentat, toute la ga pris les armes pour empêcher de plus ; dres.

Vers la même époque, des émeutes di les oraugistes troublèrent aussi les villes Namur.

A Dieu ne plaise que nous voulion! pareils excès, toujours blâmables, touj Honte aux esprits pervers qui placent ai légalité la maaifcstation anarchique de lai Mais honte aussi aux égo'istes qui, pou ou pour satisfaire de mesquines rancui gnent pas de provoquer et d'irriter U reculent pas devant la guerre civile ! ( quelques jours, la Belgique, naguère s confiante, offrit à l'Europe un affligeant ; rien n'est plus triste, rien ne ternit < renom d'un peuple que des pillages, des des violences sauvages. Mais sur qui f retomber la responsabilité de ces excès bait sur ceux qui avaient donné l'exem lence; sur ceux qui, un mois auparavant

Page 1