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précise sur la proposition de M. Nothomb relative à retendue de la mission de l'assemblée constituante et aux nouvelles élections. I^ Congrès décréta que, & partir du i6 avril, la session serait prorogée sans ajournement 6xe ; que le président actuel de l'assemblée aurait le droit de convoquer le Congrès ; que, à cha(|ue place de député qui deviendrait vacante, il serait pourvu par un titulaire et un suppléant ; que les élections auraient lieu conformément aux arrêtés des 10, 12 et 16 octobre 1830 ; quant à la réunion des électeurs pour la nomination des membres de la Chambre des représentants et du Sénat, elle aurait lieu à une époque à déterminer ultérieurement par le Congrès.
L'assemblée, ayant épuisé son ordre du jour dans cette séance môme (14 avril) par l'adoption des mesures les plus urgentes pour l'administration de l'État, anticipa sur le congé. Mais des interpellations, qui résumaient la situation, furent adressées précdablement au ministère. On le questionna sur les préparatifs de défense du Luxembourg et sur l'état des relations extérieures.
Le ministre de la guerre déclara que les troupes qui devaient se rendre dans le Luxemboui^ étaient en marche ; que le gouvernement avait pris des mesures pour la défense du grand-duché ; que cette défense serait forte et telle qu'elle devait être.
De son côté, M. Lebeau fit conncutre qu'il n'avait encore reçu aucune réponse officielle aux dépêches qu'il avait expédiées pour avoir des renseignements
BELATIONS EXTÉRIEURES UI
positifs sur les décisions de la conférence de Londres ; qu'il avait mandé au comte d'Ârschot que s'il n'était promptement reçu officiellement, il eût à revenir. Il ajouta qu'il était informé de bonne source que le cabinet français interposait une médiation très active, très amicale, dans tout ce qui concernait la Belgique, près de la conférence de Londres. « Nous possédons, » dit-il, « la protection puissante de la France, et si elle » a donné son adhésion aux protocoles, elle ne l'a fait y> que pour se ménager des négociations ultérieures, » qui détruiront les bruits sinistres qui avaient été » répandus. Soyez convaincus, comme je le suis moi- » même, que tout espoir n'est pas perdu pour » l'entière garantie de nos droits, de notre indépen- » dance ; la France n'a pas souscrit sans esprit de » retour ; appuyons-nous avec confiance sur cette » nation grande et généreuse... » Ces paroles inattendues produisirent une certaine agitation dans l'assemblée. Elle augmenta lorsque le ministre fit allusion à la violente accusation lancée, dans la séance du 7 avril, par M. de Robaulx, contre le roi Louis- Philippe. Cette sortie avait donné lieu à une énergique protestation de loi^ane le plus accrédité du ministère français et à des plaintes venues de haut lieu (1). M. Lebeau déclara, au nom du ministère
(i) Voici comment s'exprimait, dans son naméro du IS avril 4831, le Journal de Z)^ato; «... Dans le discours de M. de Robaulx, il y a » quelques insultes contre le roi des Français. Mous ne voulons pas y » répondre. Nous rappellerons seulement à M. Lebeau, ministre des » affaires étrangères de Belgique, que c'était à lui de relever ces
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