IS8 DÉBATS A LA CHAMBRE DES PAIRS
» continuelles de lutte et de désordre. Ces causes » n'existent pas pour la France. Aucun de nos dépar- » tements n'aspire à se séparer du grand corps » national. Croyez-vous qu'en Autriche, en Prusse, » en Russie, il existe la même homogénéité, la môme » identité de sang, d'intérêts, de besoins? Gardons- » nous donc d'altérer cette union de nos provinces ; » nous devons être éclairés à cet égard par la triste » expérience que nous avons faite ! Nous avons été » les msutres du Piémont. Quand la fortune nous est » devenue contraire, le Piémont s'est séparé de nous. » Nous l'avons possédée aussi cette Belgique, et qui » de nous a oublié quelle impatience elle ^témoignait, » en 1814, de briser le lien qui l'unisssait à la France ? x> L'on veut savoir quelle est notre politique à l'égard n de la Belgique. Elle est claire et précise : la France » a donné son adhésion pleine et entière au protocole » du 20 janvier. Elle a engagé la Belgique à suivre )> son exemple. Elle a cru qu'il était de son devoir de » donner ce conseil à un peuple allié, pour lequel sa » vive sollicitude s'est hautement manifestée. Telle » est notre politique ; elle n'admet point d arrière- » pensée. Dès lors rien de tortueux, rien de perfide; » et lorsque nous donnons à nos amis des conseils que » nous croyons sages et conformes à leurs vrais inté- » rôts, nous avons lieu d'espérer qu'ils les recevront » avec affection et déférence. »
Enfin, le roi Louis-Philippe, en venant prononcer le 10 avril la prorogation de la session de 1830, fit connaître très explicitement la politique pacifique