‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 201 sur 329 · LÉOPOLD DE SAXE-C0B0UR · texte numérisé non relu

LÉOPOLD DE SAXE-C0B0UR

12 janvier. Si le prince de Saxe-Coboui^ ne déclinait pas d'abord les ouvertures qui pourraient lui être &ites, le nouveau ministre des affaires étrangères espérait Tcunener à une acceptation pure et simple et placer ensuite les négociations concernant les limites sous un patronage illustre, puissant et directement intéressé au triomphe de la cause belge. A peine établi au bureau des affaires étrangères, M. Lebeau s'était empressé de voir lord Pônsonby et le général Belliard pour s'assurer de leurs dispositions. Le diplomate anglais, allant au devant de la pensée du ministre belge, lui déclara qu'il ne voulait plus lui parler du prince d'Orange. « Il a risqué la partie, » dit-il, « et il » l'a perdue sans ressource. » M. Lebeau pria lord Pônsonby de lui dire franchement et sans détour si, dans la négociation qu'il allait entreprendre auprès du prince de Saxe-Coboui^, il pouvait compter sur sa coopération sincère ; lord Pônsonby la promit formellement, et tint parole. Quant au général Belliard, il donna l'assurance que son gouvernement ne verrait pas avec déplaisir l'élection du prince.

Lonl Palmerston cependant se défiait encore d'une fraction du ministère français. Il venait d'être informé par un membre du parlement que le meœéchal Soult, à l'insu, croyait-il, de Casimir Périer, avait envoyé un agent secret en Angleterre pour proposer à celle-ci Anvers et Ostende, à condition que la France pourrait s'approprier les autres villes et provinces de la Belgique. Pahnerston ne se contenta, point de rejeter péremptoirement et dédaigneusement un pareil

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