‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 202 sur 329 · S CONSEILS DE LORD PALMERSTON · texte numérisé non relu

S CONSEILS DE LORD PALMERSTON

marché (1), il fit donner par lord Ponsonby au régent de la Belgique des conseils qui peuvent encore être médités. Les intérêts de l'Angleterre exigeaient que la Belgique ne fût ni unie à la France ni placée sous sa dépendance ; le chef du Foreign-OfBce estimait en outre que les intérêts de la Russie, de la Prusse et de TAutriche étaient à cet égard les mêmes ; il ajoutait qu'il y avait une détermination commune de la part de ces quatre puissances pour ne permettre ni une pareille union ni une pareille dépendance. Toutes les tentations contraires à cette détermination qui seraient faites par le gouvernement de la Belgique, échoueraient et n'auraient pour résultat que de prolonger les souffrances de ce pays. Il était même inconcevable qu'un Belge, ayant quelque fierté, pût se prêter à de pareils projets de sujétion et d'extinction nationale. Lord Palmerston disait encore que l'Angleterre souhaitait sincèrement le bonheur et la prospérité de la Belgique et voulait coopérer loyalement à lui assurer ces biens par tous les moyens qui ne seraient pas incompatibles avec la sûreté des autres États. Ce qui nous sourirait le plus, poursuivait-il, serait une réconciliation entre la Belgique et la Hollande, parce que, malgré leurs querelles et la différence de langage, de religion et d'habitudes, leurs intérêts commerciaux et essentiels ont une connexion naturelle, et qu'ainsi les deux pays réunis peuvent être

(1) Lord Palmerston au vicomte Granville, 13 avril i83i. Life of lord Palmerston j t. II, p. 65 et suiv.

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