‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 217 sur 329 · M. DE 6ERLACHE R&ÉLU PRÉSIDENT · texte numérisé non relu

M. DE 6ERLACHE R&ÉLU PRÉSIDENT

» ne dépend de pei'sonne de donner ni de ravir. Mais » n'oubliez pas ce que vous avez déjà fait pour le » pays 1 II tient de vous une charte qui n est point » un mensonge, mais une réalité. Oui, nous voulons » être libres, mais non pas à la manière de ceux de » nos voisins chez lesquels il n'y a de liberté, de tolé* 9 rance, de justice même que pour le parti qui est an » pouvoir. J'en conclus que la Belgique ne peut » devenir r accessoire d* un autre pays, sans un affreux » suicide. Mais pour atteindre le but, il ne suflSt pas » déjà d'être libre, il faut que la loi soit respectée et » que l'autorité soit forte. Vous seconderez donc de » tous vos efforts ce gouvernement qui vous doit » l'existence, et qui ne peut opérer le bien si son » action n'est appuyée. C'est l'union qui nous a fait j» ce que nous sommes : la désunion seule peut nous 3» perdre.»

Le ministre des affaire étrangères monte ensuite à la tribune pour exposer l'état des relations extérieures de la Belgique. M. Lebeau déclare d'abord qu'il n'a plus à faire sa profession de foi politique ; lorsqu'il accepta le portefeuille des affaires étrangères, il avait arrêté le plan qu'il se proposait de suivre, et, le 4 avril, il le fît connaître à l'assemblée. Il n'a rien fait, rien tenté depuis qu'il n'eût clairement annoncé. Si alors la majorité s'était prononcée contre un plan qui n'était que conçu et qui depuis s'est converti en actes, le ministre n'aurait pas hésité à se retirer. Il disait, le 4 avril, qu'il fallait faire marcher de front deux choses : les négociations et les préparatifs de guerre.

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