‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 218 sur 329 · EXPLICATIONS DE H. LEBEAU · texte numérisé non relu

EXPLICATIONS DE H. LEBEAU

Quant aux négociations, il avait pensé qu'il fallait persister à ne reconnaître à la conférence de Londres que le caractère de médiatrice ; renoncer à toute politique exclusive, entrer dans un système large, impartial, et revendiquer l'indépendance et l'intégrité du territoire, en s'appuyant sur les intérêts généraux de l'Europe; établir des rapports oflSciels ou officieux avec d'autres pays que la France et l'Angleterre; tenter de négocier directement avec la Hollande ; enfin, prendre des renseignements pour faciliter le choix d'un roi. Il disait aussi, le 4 avril, que le rôle de la diplomatie devait être court, très court ; qu'elle devait parcourir rapidement cette série de négociations. Il ajoutait que si le gouvernement, en suivant ce plan, n'obtenait pas un résultat conforme aux vœux du pays et à la dignité nationale, il ne restait d'autre moyen de solution que la guerre. Il ne présenta donc point la reprise des hostilités comme immédiate, mais comme subordonnée à l'issue de ces dernières négociations.

Pour démontrer que ses actions ont répondu à ses promesses, le ministre expose ensuite, sans réticence, l'ensemble des négociations auxquelles il a présidé.

La mission du second cabinet du régent était de réparer l'échec subi par la Belgique après l'élection du duc de Nemours. Pour faire aboutir la révolution, il fallait chercher une combinaison qui pût rattacher la Belgique indépendante à tous les intérêts de l'Europe. Se soustraire à l'influence exclusive de la France,

prendre en Europe une attitude impartiale, puis ramener tout à cette alternative : Télection du prince de Saxe-Cobourg ou la guerre avec la Hollande, tel était le système du -parti national représenté par le ministère.

Il avait d'abord cherché à détruire les préventions que FAllemagne nourrissait contre la Belgique, parce qu'elle la supposait asservie à la France. C'est pourquoi il avait essayé d'acct*éditer auprès de la diète germanique un agent diplomatique. Depuis le mois de décembre 1830 jusque vers la (in de février, un Belge (M. T. Michiels) avait, d'après les ordres du gouverne* ment provisoire et du comité diplomatique, résidé à Francfort. L'intelligence avec laquelle il avait rempli cette mission détermina M. Lebeau à la lui confier de nouveau dans les premiers jours d'avril. L'envoi de cet agent ne pouvait blesser la dignité nationale. Un gouvernement qui armait au moment où tous les cabinets' l'abandonnaient à lui-même; un gouvernement, qui annonçait publiquement qu'il voulait défendre ses droits, pouvait négocier en vue de prévenir l'effusion du sang. La politique, l'humanité lui en imposaient le devoir. Du reste, M. Michiels, qui n'était que l'agent du ministre, n'eut pas mission de solliciter une reconnaissance : il eut mandat de déclarer officiellement, et, à défaut, officieusement, que la Constitution belge avait respecté les liens du Luxembourg avec la Confédération germanique ; que l'intention du pays et du gouvernement était d'observer avec loyauté cet engagement constitutionnel. Il

EXPaSÉ DBS NÉ60CUTI0NS 479

fut chargé de déclarer, en outre, que la Belgique n'était disposée à abdiquer son indépendance au profit de personne, et de détruire ainsi une opinion trop accréditée en Allemagne. En fait, il s'agissait d'ébranler l'influence de la Hollande au siège même de la Confédération germanique. Le 19 avril, l'envoyé belge avait demandé une conférence officielle à M. de Munch-Bellinghausen, président de la diète. Ce dernier répondit, au nom de la diète, que les conditions de l'existence politique de la Belgique faisant encore en ce moment l'objet des délibérations des envoyés des cinq puissances réunis à Londres, la diète avait jugé convenable d'attendre le résultat définitif de ces conférences, avant de se résoudre, en sa qualité d'oi^ane de la Confédération, à entrer en relations avec un agent diplomatique du gouvernement existant en Belgique. M. Lebeau ne s'attendait pas à ce que son agent fût reçu officiellement. C'était beaucoup que d'avoir obtenu une réponse qui ne respirait pas cette ardeur aveuglément ])elliqueuse que l'on attribuait à l'Allemagne ; c'était beaucoup aussi que de voir tolérer à Francfort un agent qui pouvait, au nom du gouvernement belge, déclarer aux ministres des puissances allemandes que la révolution de la Belgique, entendue dans le sens national, n'avait rien d'hostile ni au système de l'équilibre européen en général, ni au système germanique en particulier. Tel n'était pas, au surplus, l'unique but de la mission confiée à M. Michiels : il devait joindre ses efforts à ceux des autres États pour conserver la libre navigation du

- Rhin, à laquelle Anvers surtont devait en grande partie sa prospérité commerciale; il était également chargé de prendre, sur les lieux mêmes, les renseignements les plus propres à éclairer la représentation nationale et le gouvernement sur la conclusion de traités de commerce avec les États d'outre-Rhin.

Une mission de même nature que la précédente avait été confiée à M. Behr auprès de la Prusse. « Attachez-vous à démontrer, » lui mandait M. Lebeau le 10 avril, a que la possession toujours précaire du » Luxembourg dans les mains du roi Guillaume peut » former obstacle à rétablissement de nos relations » commerciales avec TAUemagne; faites voir quel » immense avantage celle-ci retirerait de l'exécution » du projet de construire une route en fer, d'Anvers » à Cologne, projet auquel je reviendrai sans cesse. » Déclarez bien que le ministère actuel est entière- » ment belge et anti-français, non comme hostile à la » France que nous aimons tous, mais comme antiréu- » nioniste, comme voué au principe de l'indépendance » nationale... Ce système allemand me sourit surtout » quand je pense que la Prusse sera d'ici à quelques » années gouvernement constitutionnel... » Il avait paru à M. Lebeau d'ime grande importance de préparer les voies à un arrangement commercial avec la Prusse, au moment où le principe de la liberté du commerce y faisait des progrès marqués. En Prusse, le projet d'abolir les douanes élevées entre les divers États de l'Allemagne était prêt à triompher de toutes les préventions de la vieille école, tandis qu'en France

EXPOSÉ DES NËGOOATIONS 181

l'appel ou le retour aux affaires de personnes connues ' pour être favorables au système prohibitif semblaient présager le maintien et même le développement de ce système exclusif des principaux avantages commerciaux que la Belgique devait espérer d'un traité avec la France.

Ces tentatives utiles ne pouvaient compromettre, répétons-le, ni l'honneur de la Belgique ni la dignité du chef de l'État, de celui qui représentait la nation au dehors : MM. Behr et'Michiels étaient les simples agents du ministre des affaires étrangères (1).

M. Lebean avait promis en outre d'essayer de négocier directement avec la Hollande ; et cette promesse, il l'avait également tenue. Il était difficile, pour ne pas dire impossible, de tenter avec succès des négociations officielles en Hollande. M. Lebeau s'arrêta, avec l'assentiment du régent et de l'avis du conseil, à l'idée d'une proposition qu'il transmettrait directement au ministre des affaires étrangères. En conséquence, le 9 mai, il avait adressé à M. Yerstolk de Soelen une lettre qui assignait à la révolution belge son véritable caractère, a Au point où elle est parve- » nue, la révolution belge, » disait M. Lebeau, a n'a

(1) Ces deux agents travaillèrent activement à dissiper les craintes que causait en Allemagne rinelination apparente des Belges pour la France. M. Behr, arrivé à Berlin le 23 avril, avait dû informer M. Lebeau que pour le moment toute relation diplomatique entre le gouvernement prussien et le gouvernement belge était impossible. Il sut néanmoins fournir au ministre belge les renseignements les plus utiles sur les dispositions de la Prusse et des Étais voisins à Tégard de la révolution de septembre.

lOMB II. 12

48i EXPOSÉ DES NÉGOCIATIONS

» rien d'holïtile aux véritables intérêts de la nation 9 hollandaise ni à la politique générale de TEurope...

»... La Hollande et la Belgique, en recouvrant » respectivement leur indépendance, n'ont pas porté » atteinte au système politique de l'Europe; la Bel- » gique ne s'est pas séparée de la Hollande pour se » réunir à un autre peuple, mais pour redevenir et » rester elle-même. La part qu'elle a à remplir dans » les devoirs européens est de maintenir son indépen- » dance en respectant celle des autres États ; hors de » là, l'Europe n'a rien à exiger d'elle. »

M. Lebeau faisait ensuite remarquer que, malgré la suspension des hostilités depuis près de six mois, ni la Hollande ni la Belgique n'avaient retrouvé le repos ni la stabilité, a Sous bien des rapports, » ajoutait-il, « les deux pays ont besoin l'un de l'autre, et toutes » les relations commerciales sont interrompues ; des » armements considérables épuisent leurs ressources » publiques dans l'attente d'une guerre prochaine et » toujours différée ; et cependant ni l'un ni l'autre » peuple ne veut de guerre de conquête. Chacun » d'eux ne veut combattre que pour son sol. Dans » cette disposition des esprits, est-il nécessaire de » prolonger un état de crise, et de renouveler une » lutte sanglante? de livrer au sort des armes des » questions dont de communes délibérations auraient » pu depuis longtemps préparer la solution ? Nous » sommes à la veille de reprendre les hostilités pour » quelques points en litige qui probablement seraient 9 arrangés si les deux parties belligérantes eus-

EXPOSÉ DES NÉGOaATIONS 189

9 sent essayé, immédiatement après la suspension » d'armes, de traiter ensemble, sans récuser toutefois » des conseils désintéressés. Ce n'est pas du dehors D que peut nous venir la paix ; c'est à nous-mêmes à D nous la donner. Après la reprise des hostilités, les » deux peuples, par la force des choses, seront tou- » jours ramenés à traiter ensemble, à moins que l'un i> ne subjugue l'autre. »

Par ces considérations, le ministre du régent invitait M. Verstolk de Soelen à proposer à son gouvernement de nommer trois commissaires, qui se réuniraient avec autant de commissaires beiges, dans une ville étrangère, pw exemple, Aix-la-Chapelle ou Valenciennes ; enfin de s'entendre sur les bases d'un projet d'arrangement qui pourrait être soumis à l'acceptation du Congrès national, et à la sanction dû pouvoir que la loi fondamentale de la Hollande investissait du droit de conclure pareil traité.

Malgré les vœux d'arrangement amiable manifestés dans les anciennes provinces du nord, le gouvernement hollandais, agissant sous l'influence du roi, ne répondit pas à cette lettre. Il chwgea ses plénipotentiaires à Londres d'appeler l'attention de la conférence sur la note du ministre belge et d'insister sur l'exécution des bases de séparation annexées au protocole du 27 janvier.

Les vues patriotiques qui avaient engagé le gouvernement à porter son attention sur le prince Léopold de Saxe-Cobourg, étaient nettement indiquées dans le rapport du ministre des affaires étrangères.

Il exprimait le désir de rendre compte, en comité général, des détails de la mission officieuse dont s'étaient chargés auprès du prince plusieurs membres du Congrès.

En résumant les actes auxquels il avait présidé, M. Lebeau signalait Técueil où pouvait échouer la paix européenne si l'on persistait à refuser à la Belgique, vivant de sa propre vie, les moyens de prendre un rang honorable dans l'association des Ëtats. « Vous » connaissez maintenant, » dit-il à ses collègues, « dans » quel sens j'ai dirigé nos relations. J'avais dit que le » rôle de la diplomatie devait être court, très court ; » j'ai tout fait pour l'abréger, depuis le peu de 9 semaines que je suis au pouvoir ; mais il y a des » positions plus fortes que la volonté d'un seul : je ne » suis mcdtre au dehors ni des hommes ni des choses. 1» La Belgique n'occupe pas seule la scène politique ; » d'autres intérêts non moins graves agitent le » monde, et je ne puis leur imposer silence. L'Angle- » terre accomplit majestueusement une révolution » légale, et le jour même où nos déf»utés arrivaient » à Londres, Guillaume IV, par la dissolution du » parlement, faisait un appel au peuple britannique. » La France n'est pas non plus sans embarras inté- » rieurs, et se prépare à de nouvelles élections. Dans » des temps plus calmes, nous aurions pu compter D sur un dénoûment plus rapproché. Bien à tort sans » doute, l'Europe a cra que notre indépendance nous » était à chaîne, et que nous n'aspirions qu'à l'abdi- 4> quer au profit d'un peuple voisin ; c'est, préoccupés

» de cette idée fatale, que les plénipotentiaires réunis

o à Londres ont arrêté des protocoles contre lesquels

» vous avez énergiquement protesté. Mais cette pro-

» testation n'était par elle-même qu'un acte négatif ;

» elle ne contenait pas, elle ne préparait pas même

1» de solution. Il fallait remonter plus haut, et impri-

» mer solennellement à notre politique un caractère

» européen. Notre révolution n'est ni française, ni

» anglaise, ni allemande : elle est belge ; nous n'avons

* pas secoué la suprématie de la Hollande pour

T» accepter celle d'un autre peuple, etj quelque beau

» que soit le nom de Français, nous préférons celui

» de Belge. La conquête, et non pas notre libre

» arbitre, nous a réunis en 1795 à la France, en 1815

» à la Hollande ; le jour de la restaïu'ation nationale

» s'est levé portr nous. Nous avions autrefois ime

» place pwmi /es sociétés européennes ; cette place,

» nous la r^endiquons aujourd'hui sans arrière-

» pensée. C'/st là ce qu'il fallait faire comprendre à

» rEupopft/je ne sais si j'ai réussi ; mais, dans tous

» les caa/ce n'/âtait pas trop de six semaines pour

» détrupe une erreur accréditée depuis six mois. Et si,

» aprèr^ avoir présenté aux puissances étrangères une

9 solt4on propre à concilier tous les intérêts et à fer-

9 mew pour longtemps dans cette partie du continent

» la arrière des révolutions, nos intentions étaient

> enivre une fois méconnues et qu'on persistât à nous » im^ser d'inacceptables conditions, avant de faire

► un ÏLppel à la force, nous serions absous aux yeux » de %Dpinion publique. »

486 GOMÎTÉ SECRET

Le comité général, demandé par le ministre des affaires étrangères, eut lieu le 21 mai. M. Lebeau donna communication aux membres du Congrès des renseignements recueillis à Londres sur les dispositions favorables du prince de Saxe-Cobourg et l'influence heureuse que son élection pourrait exercer siu* les déterminations ultérieures de la conférence. M. Henri de Brouckere, un des députés envoyés auprès du prince, confirma ces renseignements.

Cependant de nouveaux actes diplomatiques, fruit du revirement de la France, étaient venus rembrunir la situation. Après avoir reçu, le 17 avril, l'adhésion officielle du gouvernement français au protocole tla 20 janvier 1831, la conférence avait arrêté, le même jour, les propositions finales à faire au gouvernement belge sur les bases de séparation entre la Belgique et la Hollande. Ces propositions reproduisaient les arrangements fondamentaux et irrévocables èonsignés dans les protocoles du 20 et du 27 janvier. La retraite des troupes belges qui se trouvaient dans le grand-duché de Luxembourg, la cessation de toute ingérence dans les affaires de ce pays, devaient avoir lieu, ou bien on déploiement de forces militaires de la part de la Confédération germanique ne pourrait plus y être ajourné.

La France était d'accord avec les autres puissances, ordre était donné au général Belliard d'agir istout de concert avec lord Ponsonby, et ce concert devaft être franc et net. Le 25 avril, au moment oé k général Belliard se disposait à retourner à Briiniks, M. Sébastiani lui écrivit :

PROTXKSOLE DU 17 AVRIL 187

« Notre union avec les grandes puissances est indis- » soluble ; nous sommes décidés à leur prêter un » concours direct, positif et éiHcacei pour faire adopter » par le gouvernement belge, le Congrès et la nation, » le protocole du 20 janvier. Il vous appartient » d'accomplir en cela la mission si honorable et si » importante d'épargner à la Belgique tous les mal- » heurs qu'entrcunerait pour elle sa persistance à » repousser cet acte. L'adhésion qu elle y donnerait B lui assurerait, au contraire, les avantages les plus » précieux en consacrant à jamais sa séparation de la » Hollande et son indépendance, et en lui conciliant » l'estime et la bienveillance de l'Europe entière. » Aussi, le gouvernement du roi a-t-il la conviction » qu'il donne aux Belges une preuve nouvelle et 0 frappante de son amitié et de son intérêt pour eux, » en leur conseillant d'accepter, sans restriction » comme sans délai j le protocole du 20 janvier. . . Fous A mettrez tous vos soins à prémunir le régent contre o ces esprits ardents et irréfléchis qui voudraient B sacrifier le repos et le bonheur de leur patrie au » triomphe de leurs doctrines, et peut-être à des vues » intéressées et coupables. Vous lui ferez sentir que » l'évacuation du duché de Luxembourg par les \ » troupes belges ne saurait éprouver de plus longs » retards, sans compromettre la situation présente et » l'avenir même de la Belgique. Fous vous attacherez » surtout à dissiper les folles illusions de ceux qui » espéreraient nous entraîner à la guerre. Lorsque » nous avons accepté tous les traités existants pour

lit

Irii

188 PROTOGOLE DU i7 AVRIL

» assurer le maintien de la paix, lorsque nous n'avons » réclamé ni Landau, ni Sarrelouis, ni Mwienbourg, t ni Philippeville, ni, en un mot, aucune partie de » nos anciennes frontières, comment les Belges pomv » raient-ils croire que nous consentirions à soutenir » la guerre pour leur faire acquérir le grand-duché » de Luxembourg 9 La possession de ce pays n'inté- 9 resse, au surplus, ni leur sûreté ni leur prospérité. » Placé à l'extrémité de la Belgique dans une position À excentrique, pauvre et sans industrie, aucune » raison politique ne peut conduire les Belges à tout » exposer pour se l'approprier. Ils s'en font, dit-on, » un point d'honneur ; mais l'amour-propre et la 3» vanité sont de mauvais conseillers pour les peuples 3» comme pour les individus... »

En vain le général Belliard, pendant le séjour qu'il venait de faire à Paris, avait-il joint ses efforts à ceux de M. Lehon pour éclairer le gouvernement français sur les dispositions véritables des Belges, sur leur résolution de tout sacrifier plutôt que de se soumettre à l'arrêt inique de la conférence ; en vain avait-il appuyé énergiquement les justes prétentions des Belges sur le grand-duché de Luxembourg: toutes ses démarches, tous ses efforts, joints à ceux de iord Ponsonby, n'arrachèrent à la conférence qu'un nouveau délai !

Le 10 mai, les plénipotentiaires, réunis à Londres, ayant égard aux considérations présentées par leur commissaire à Bruxelles et par le gouvernement du roi des Français, décidèrent que lord Ponsonby serait

Page 1