DÉBATS A LA CHAMBUE DES LORDS
D à la négociation relative à la Belgique. Je ne pré- » tends pas anticiper sur l'état des négociations tou- » chant les droits des Pays-Bas et les intérêts euro- » péens qui s'y rattachent; mais je puis exprimer ma » conviction que Ton trouvera des moyens pour 0 conserver intacts tous les intérêts importants. Quant 0 à l'élection d'un illustre personnage, lorsque je » songe à la modération et à la sagesse qui le carac- » térisent, je pense que, si l'effet de cette élection » était consommé, il en résulterait autant d'honneur » que d'avantage pour ses sujets. Un tel événe- » ment, s'il avait lieu, n'aurait pas été amené par » l'influence anglaise ; et Son Altesse Koyale, après » être montée sur le trône, ne tarderait pas à mon- » trer qu'elle n'est ni anglaise, ni française, mais » seulement et entièrement belge... » Le duc de Wellington intervient ensuite. — « Il a toujours été de » la politique de l'Angleterre, » dit-il, a d'empêcher la » France de s'emparer de la Belgique, et personne n a » plus soutenu ce principe que lord Grey et lord » Holland. Lord Londonderry avait ainsi jugé les » choses, et toutes les négociations, tous les traités » conclus par lui, avec tant de peine, n'avaient que ce » seul but, garantie nécessaire du repos de l'Europe. » Quelle a été la conséquence de ce système? Ce pays- » ci et l'Europe ont joui, depuis 1814, bien entendu » à l'exception des Cent jours, d'une paix profonde. » Cette tranquillité a été interrompue par les cvéne- » mentsde juillet en France, d'août et de septembre en » Belgique. Je ne m'explique pas sur ces événements ;