DERNIÈRE RÉUNION DU CONGRÈS
» dix mois vous redevenez nation ; vous avez une > charte, un gouvernement régulier, un roi, un roi^ » légitime de par le peuple , et certes il est permis de. » croire qu'ici la voix du peuple est la voix de Dieq ! » Songez combien d'années l'Angleterre, la Hollande » et les États-Unis ont combattu pour leur indépen- » dance ! Combien d'autres, en voulant la conquérir, » sont tombés plus bas dans la servitude ! Oui, le ciel » protège la Belgique , cela est visible à tous les yeux ! . . . » Vous aviez décrété la monarchie constitutionnelle ; » mais le monarque vous manquait. Le pouvoir » central, le pouvoir actif, le pouvoir fort qui tient » tous les autres en équilibre et leur donne l'impul- » sion, était absent. Vous êtes enfin constitués au » dedans. Au dehors, vous avez pour vous la sympa- » thie des peuples les plus éclairés de l'Europe. » Messieurs, que la Belgique, la France, l'Angleterre » contractent désormais une association mutuelle au » profit de la liberté, et la liberté est à jamais impé- » rissable; que ces trois nations soient bien unies » entre elles et avec leurs gouvernements, et la cause » de la civilisation progressive est à jamais gagnée I » Quand vous faites tant pour la paix de l'Europe, » l'Europe nous doit sans doute de la reconnaissance, » et, s'il était nécessaire, elle nous devrait de l'assis- » tance. La paix, ce besoin universel des sociétés » modernes, sans laquelle il n'y a ni commerce, ni » industrie, ni arts, ni liberté possibles, nous ramè- » nera la prospérité. » M. de Gerlache crut ensuite pouvoir exprimer à ses collègues les sentiments de la