MISSION DE M. GENDEBIEN A PARIS
entre la Hollande et la Belgique. Il était chargé en même temps de proposer un traité d'alliance avec la France, sans qu'il fût question de réunion ; le traité ne devait être qu'un traité d'alliance offensive et défensive entre les deux pays. Le cabinet du Palais-Royal se borna à faire connaître qu'il ne souffrirait point qu'aucune puissance intervînt dans les affaires de la Belgique. M. Mole, ministre des affaires étrangères, déclara, en effet, à M. de Werther, ministre de Prusse à Paris, que, si des soldats prussiens entraient en Belgique, les soldats français y entreraient en même temps. M. Gendebien avait demandé à ses collègues du gouvernement provisoire des pouvoirs pour, d'accord avec le roi des Français, constituer la Belgique eu fédération sous une présidence ou sous un gouverneur général qui serait M. de Lafayette ou le duc de Nemours : le comité central, chargé du pouvoir exécutif, se borna sagement à régulariser la mission de l'envoyé belge à Paris. De retour à Bruxelles, le 10 octobre, M. Gendebien fut adjoint au comité central du gouvernement provisoire. Le bruit était alors répandu que des intrigues étaient ourdies pour introniser le prince d'Orange en Belgique avec le consentement de Louis-Philippe, qui n'hésiterait pas à le donner si la nouvelle dynastie française était reconnue par la Russie. Le 16, il fut décidé par le comité central que M. Gendebien retournerait à Paris, chargé en apparence de négocier un emprunt, mais en réalité affn de s'assurer si le gouvernement français appuyerait contre les puissances étrangères et la dynastie déchue