S LE COMTE FRÉDÉRIC DE MÉRODE
1 electioQ du duc de Nemours pour le cas où il réunirait les suffra3;es du Congrès convoqué à Bruxelles. La réponse des confidents de Louis-Philippe et de M. Mole lui-même fut peu encourageante. Il appartenait à la Belgique ^euU, dit-on à M. Gendebien, de combattre chez elle les très-puissantes intrigues qui étaient dénoncées ; mais la France ne pouvait, sans manquer au principe de non-intervention, qui devait sauver les Belges, intervenir pour écarter le roi Guillaume ou le prince d'Orange (1).
La victoire de Bruxelles avait électrisé la nation. Chaque jour, l'autorité du gouvernement provisoire gagnait du terrain. Les Hollandais, désespérant de pouvoir lutter contre les masses qui les cernaient de toutes parts, aban lonnaient, l'une après l'autre, les forteresses belges dont ils étaient maîtres. Bientôt ils ne se trouvèrent plus en possession que de Maestricht et d'Anvers.
Les volontaires avaient suivi l'armée hollandaise et n'avaient cessé de la harceler dans sa retraite.
Parmi les combats dans iesquels ils s'illustrèrent, signalons celui de Berchem, marqué par l'héroïsme du comte Frédéric de Méroie. Il appartenait à une des plus anciennes familles de la Belgique, à une maison renommée pour son attachement à la foi catholique,
(1) Mous avons résumé les détails communiqués par M. Gendebien a Congrès, dans la séance du il janvier 1831, et nous les avons complétés en cousu liant les papiers laissés par cet ancien membre du gouvernement provisoire.