‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 30 sur 329 · LE COMTE FRÉDÉRIC DE MÉRODE · texte numérisé non relu

LE COMTE FRÉDÉRIC DE MÉRODE

et dont le chef avait signé le premier, à Bruxelles, la mémorable pétition en faveur de la liberté de l'enseignement. Mort quelques mois avant la catastrophe (18 février 1830), le comte Charles de Méroie avait laissé quatre fils pour soutenir les principes qu'il avait défendus et contre Napoléon h", dans le sénat conservateur de l'Empire, et contre le roi des Pays-Bas. Le comte Frédéric était le troisième. Ce noble jeune homme n avait pas encore pu attirer l'attention de ses concitoyens; mais la générosité de son caractère et lelévation de son esprit étaient connus de ses proches. Comblé de tous les dons de la fortune, heureux au foyer domestique, il résidait en France au château de Blanville (1). Mais à peine connaît-il les journées de Bruxelles, qu'il abandonne tout, pour voler au secours de ses compatriotes. Il entnune d'autres Belges sur ses pas, et il les soudoie de ses propres deniers. Présenté au gouvernement provisoire par son frère le comte Félix, il déclare qu'il appartient à la patrie; il offre ses services, mais, dans son dévouement chevaleresque, il se juge encore indigne de tout commandement. II veut s'enrôler comme simple volontaire dans la compagnie des chasseurs de Chasteler et partager toutes les fatigues, tous les périls des vaillants plébéiens qui combattaient pour l'indépendance du pays. Le 16 octobre, il rejoignit le général Niellon sur les bords du

(1) Le comte Frédéric de Mérode avait épousé M"« Amélie du Cluzel, fille du comte de Cluzel, fait par Louis XVHI lieulenant général et grand-croix de Saint-Louis.

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