S CANDIDATUAES POUR LE CONGRÈS
cains et monarchistes mettaient en première ligne l'indépendance du pays.
Dans son adresse aux électeurs de Bruxelles, M. Éd. Duepetiaux, un des rédacteurs du Courrier des Pays- Bas j rappelait que, lors des événements du mois d'août, aidé de quelques hommes dévoués, il avait abattu les couleurs françaises que l'on avait d'abord arborées à l'hôtel de ville de Bruxelles, et que, le premier, il avait fait flotter en Belgique le drapeau tricolore brabançon (1) M. de Robaulx, avocat à la cour de Liège, s'adressait dans les termes suivants aux électeurs du district de Philippeville : c< Si vos suffrages » me désignent, mes efforts tendront à faire procla- » mer l'indépendance absolue et définitive de la Bel- » gique; la souveraineté du peuple; la création d'une » forme de gouvernement la plus populaire et la plus » écono-mique possible, et qui soil appropriée à l'état » et aux lumières du pays. » M. Van Meenen disait aux électeurs de Louvain : « J'aime la république, mais je » suis intimement convaincu que c'est la monarchie » constitutionnelle représentative qui convient à notre » situation intérieure et à nos rapports extérieurs. » M. Jottrand, également rédacteur du Courrier des Pays-Bas^ n'était pas moins explicite dans sa lettre
(1) « Accompagné d*uDe troupe de jeunes gens et d'ouvriers, je n*hésitai pas, dit-il dans une note autographe, à abattre partout le drapeau français et à lui substituer Tancien drapeau brabançon qui devint depuis le drapeau de la Belgique. Celte exécution eut lieu, entre antres, à Thôtel de ville, aux acclamaiions de toute la population, qui encombrait la place... »