‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 40 sur 329 · CANDIDATURES POUR LE G0N6RÈS · texte numérisé non relu

CANDIDATURES POUR LE G0N6RÈS

aux électeurs de Bruxelles et de Nivelles : « Je regarde » la république, disait-il, comme impraticable à notre » époque et dans notre pays. Je la crois d autant plus » dangereuse, qu'il ne manque pas chez nous, en ce » moment, d'ambitions d'une nature peu rassurante, » qui sans doute exploiteraient ce régime sans trop » d'égard pour le bien-être du pays. » Faisant ensuite allusion au dévouement du comte Frédéric de Mérode, il ajoutait : « Des événements récents rendent possi- » ble, à mon avis, le choix d'un prince indigène pour » nous gouverner.. . Si cependemt, par une cause quel- » conque que je ne prévois pas, mais qui pourrait » exister, aucun membre de la famille indigène, que » l'opinion désigne aujourd'hui, n'acceptait le fardeau » du gouvernement suprême de nos provinces, je dois » déclarer ouvertement que je regarderais le prince B d'Orange ou l'un de ses fils comme admissible à » l'autorité de chef de la nation belge, plutôt que de » livrer le pays à la république ou à la domination » étrangère. » M. Lecocq, ancien député aux états généraux, disait aux électeurs de Tournai : « Monar- » chie constitutionnelle ! Un roi n'est pour moi que le » premier citoyen de l'État, le premier sujet de la loi. > Le trône me paraît devoir être héréditaire pour la » stabilité de l'ordre... Un roi citoyen, une représen- » tation nationale ; voilà la meilleure des républiques; » e'estcellede Lafayette, c'est lamienne. . . ))M. Nothomb adressa la circulaire suivante aux électeurs du grandduché de Luxembourg : « Je suis né parmi vous ; en * m'établissant à Bruxelles, je n'ai pas cessé d'être

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