CANDIDATURES POUR LE CONGRÈS
I» Luxemboui^eois ; attaché à la rédaction du Courrier » des Paya-Bas y j'ai eu quelque sorte représenté notre » province dans la lutte qui a préparé notre glorieuse » révolution. Mes opinions politiques vous sont con- » nues. Le premier J ai publiquement flétri le système » qui tendait à nous déshériter du nom belge, et à » faire descendre notre patrie à la triste condition » d'une principauté patrimoniale de TAllemagne. Le » Grand-Duché a des besoins particuliers, qui ont fait » l'objet de mes études et de mes recherches. Éligible, » contre mon attente, par le bienfait des lois nou- » velles, j ose me présenter comme candidat au Con- » grès national, et réclamer de vous le mandat de » défendre comme député des principes et des inté- » rets que j'ai défendus comme écrivain. » Enfin, M. Van de Weyer fit msérer la note suivante dans les journaux : « On a élevé quelques doutes sur la » question de savoir si les membres du gouvernement » provisoire pouvaient être appelés au Congrès natio- » nal. Cette question a été et devait être résolue alHr- » mativement. En conséquence, je me présente, sans » scrupule, à mes concitoyens : mes titres à leur con- » fiance, ils ne les ont pas oubliés; je travaille tous » les jours à les mériter davantage. »
M. (le Potter venait de se séparer ouvertement de ses collègues, en repoussant toute candidature pour le Congrès national. Chargé par le peuple d'exécuter sa volonté, il ne croyait pas, disait-il, qu'il lui fût permis d'aspirer à siéger parmi ceux qui allaient formuler cette môme volonté nationale. Du reste, il venait aussi