‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 42 sur 329 · SCHISME DANS LE GOUVERNEMENT · texte numérisé non relu

SCHISME DANS LE GOUVERNEMENT

de publier sa profession de foi politique pour conBrmer, ce qui n'était plus un mystère pour personne, qu'il voulait la république. « Belges, disait-il, nos voi- » sins ont les yeux sur nous : la France et l'Angleterre » saluent déjà la république qui va s'élever sous leurs » auspices. Ne nous rendons pas la risée de l'Europe » et de la postérité, en ne répondant à cette noble » attente que par une copie froide et décolorée de ces » chartes modernes, de ces constitutions illusoires, au » moyen desquelles on n'a jusqu'aujourd'hui réussi » qu'à amortir temporairement les généreuses révo- » Intions des peuplf»s, et à nécessiter peu après des » révolutions nouvelles. » Si M. de Potter prit dès lors la résolution de se détacher de ses collègues et de s'éloigner du pouvoir, c'est qu'il avait la conviction que, en proclamant un vœu contre lequel se soulevait l'opinion, il avait brisé sa popularité et s'était condamné à l'impuissance. Il a reconnu lui-même que sa profession de foi acheva de le perdre ; que le mot république lui aliéna le peuple, gui ne le comprenait point. Le peuple demandait la monarchie : de l'aveu de M. de Potter, les neuf dixièmes de la nation étaient contraires à la république et la repoussaient.

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