‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 50 sur 329 · OUVERTURE DU G0N6RÈS · texte numérisé non relu

OUVERTURE DU G0N6RÈS

» Belgique entière traitée comme une province, con- » quise comme une colonie ; tout nécessitait une » révolution, la rendait inévitable, en précipitait l'épo- » que. » La révolution éclate; le peuple triomphe, et le firuit de sa victoire, c'est V indépendance. Déjà proclamée par le gouvernement provisoire, il appartient au Congrès de constituer cette indépendance et de la consolider à jamais. Le gouvernement provisoire, né de. la nécessité, a dû s eflForcer de pourvoir aux premiers, aux plus urgents besoins de l'État. A-t-il réussi à préparer pour la Belgique un avenir de force et de prospérité? « Nos actes, vous les connaissez, » poursuit M. de Potter, « et la nation, nous osons l'espérer, » les a ratifiés. L'impôt odieux de l'abatage aboli ; une » entière publicité rendue aux procédures criminelles; » l'institution du jury promise, et de nouvelles garan- A ties assurées aux prévenus devant les cours d'assi-

« ses ; l'abolition de la dégradante punition de la bas- » tonnade ; les élections populaires des bourgmestres

» et des régences, et l'élection directe des députés au » Congrès national ; plus de directions générales de » police, plus de haute police; affranchissement de » Fart dramatique ; abolition de la loterie ; publicité » des comptes et des budgets des communes ; et finale lement liberté pleine et entière pour la presse, pour » l'enseignement, pour les associations de toute espèce, » et pour les opinions et les cultes, désormais délivrés » de toute crainte de persécution, de tout danger de » protection : voilà, messieurs, les principaux titres » avec lesquels le gouvernement provisoire s'offre

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