‹ Le Congrès national de Belgique, 1830-1831Chapitre 51 sur 329 · OUVERTURE DU CONGRÈS · texte numérisé non relu

OUVERTURE DU CONGRÈS

D devant la nation et ses représentants. Des relations » avec l'étranger, nous n'avons pas cru devoir en » établir dans les circonstances où se trouvaient et la D nation et nous-mêmes. Nous savions d'ailleurs, à » n'en pouvoir douter, et nous pouvons vous en don- » ner l'assurance positive, que le principe de non- » intervention serait strictement maintenu à notre » égard. Nous jugeâmes donc que la libre Belgique » devfitit fonder son indépendance par ses propres for- » ces, toujours prôtes à se tourner contre quiconque » voudrait entraver ce droit sacré. Depuis que nous » avions pris cette résolution, nous avons reçu, des » cinq grandes puissances, des communications récen- » tes et officielles dont nous sommes heureux de » pouvoir faire part en ce jour solennel : ces com- » munications confinment pleinement les assurances » précédemment données, et nous font espérer, avec >> la cessation prochaine des hostilités, l'évacuation, » san% condition aucune^ de tout le territoire de la » Belgique. Messieurs, vous allez achever et conso- » lider notre ouvrage. Fondez l'édifice de notre pros- » périté future sur les principes de la liberté de tous, )) de l'égalité de tous devant la loi, et de l'économie la » plus sévère. Que le peuple soit appelé à profiter de ^> notre révolution ! Les charges de l'État diminuées » dans la proportion de ses vrais besoins ; le salaire » des fonctionnaires publics réduit de manière à ne » plus être que la juste indemnité du temps et des » talents qu'ils consacrent à la patrie ; enfin, la sup- » pression des emplois inutiles et de ces nombreuses

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